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Construction et entretien de routes au XIXème siècle.

Le 15 juillet 1837, lettre du maire Labarthe à Monsieur le Préfet, portant la signature d'un groupe d'habitants de Ludon, demandant la construction de la route de Blanquefort à l'église de Labarde par les bourgs de Parempuyre, Ludon et Macau : « En sortant de Blanquefort, cette route que nous vous demandons de classer longe toutes les riches palus et prairies de Parempuyre, traverse les propriétés de MM. Tastet, de Matta et de Pichon, laisse l'église de Parempuyre à une petite distance, traverse alors une petite lande et la jalle de l'Ayguelongue sur un pont qu'il faudra construire. Ainsi sera établie une communication indispensable et depuis longtemps réclamée entre Parempuyre et Ludon. Cette route longera ensuite la belle terre d'Agassac, les propriétés de MM. De Graval, Barincou, de Bacalan, traverse le bourg de Ludon, longe les riches palus de Ludon, traverse le village de Lafon, les propriétés de M. de Bethmann, etc. » Cette route ne devait être construite qu'en 1853.

Le 15 juin 1839, lettre au conseil municipal de MM. Duret fils, Gouteyron, Lawton, Guilhem et Bouchery, propriétaires de la palus, réclamant avec instance la réparation de leurs chemins qui sont en si mauvais état que les communications deviennent impossibles pendant huit mois de l'année. Ces messieurs ne se dissimulent pas que la dépense à faire sera considérable, aussi demandent-ils seulement pour commencer un unique chemin qui rétablirait les communications entre la grave et la palus. Le 4 juillet, le préfet ayant reçu une pétition pour le partage des biens communaux, très sagement le conseil municipal délibère qu'il n'y a pas lieu de prendre cette question en considération.

Le 24 mai 1840, la création d'un cantonnier communal est envisagée.

Le 8 mai 1842, le conseil, se préoccupant des foires de Ludon, décide que le champ de foire sera transféré du communal au sein même du bourg, que le bétail y sera placé dans la grande rue sur une seule ligne s'étendant du sud au nord, parallèlement aux maisons faisant face au levant ; que les chevaux auront une place réservée depuis l'entrée sud dans la dite grande rue jusqu'à la hauteur de la grille de M. Labarthe et que le reste de la ligne sera consacré au plaçage de l'autre bétail. Le conseil, animé du désir d'établir entre le bourg et la route départementale des communications possibles à l'effet d'ouvrir passage aux voitures publiques, vote une somme de 1 200 francs pour réparation sur le chemin de la Laloubeyre à partir du point où il se lie à la route départementale en avançant vers le bourg.

Le 22 mai 1853, le conseil vote l'élargissement et le classement du chemin rural qui mène au nouveau cimetière.

Le 9 novembre 1853, le conseil donne avis favorable à l'ouverture d'un chemin qui reliera les communes de Ludon et Parempuyre avec établissement d'un pont sur la jalle au lieu de Lauga, vue la grande utilité de cette voie pour faciliter les rapports entre les deux communes et la nécessité de donner du travail aux ouvriers qui sont dans la plus grande misère par manque d'ouvrage et les boulangers ne voulant plus faire de crédit.

Le 16 mai 1854, les travaux de terrassement étant achevés dans la partie du chemin de Bordeaux à Labarde, sur les communes de Macau et de Ludon, le conseil prie l'administration de faire construire un pont sur l'estey de la Mouline, au lieu de Gilet, pour que le public puisse fréquenter cette nouvelle voie.

Le 1er août 1855, le chemin du Treuil, reliant le bourg au village de Gilet, par Fontbonne, le Bourdieu du Prat, les Thomasins et Orange, est classé chemin vicinal. Les chemins de Ludon, jusqu'à cette époque, n'étaient que des carrières publiques ou « carreyres » encombrées de fondrières, sur lesquelles ont ne pouvait porter plus d'une barrique de vin à la fois avec une paire de bœufs. C'est en 1849 que l'on commença à empierrer ces carreyres pour occuper les chômeurs.

Paul Duchesne, La chronique de Ludon en Médoc, Rousseau frères, Bordeaux, 1960, p. 192-194.

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