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Le testament du laboureur Pierre Duboscq.

 1650.

« Au nom du père, du fils et du Saint Esprit, amen. Que tous sachent qu’à présent et dans l’avenir qu’aujourd’hui, date de ces présentes, devant moi, Anthoine Seguin, notaire royal en Guyenne, soussignés présents les témoins plus bas nommés, a été présent en sa personne, Pierre Duboscq, laboureur, habitant du village de Vizandung, paroisse de Ludon, lequel étant dans son lit malade détenu de grave maladie, toutefois étant en son bon sens, mémoire et entendement, considérant qu’il n’y a chose plus certaine que la mort, ni chose plus incertaine que l’heure d’icelle, pour cette cause désirant pourvoir au salut de son âme et à la disposition des biens qu’il a plu à Dieu lui donner en ce monde, de son bon gré et volonté a fait son testament et ordre de dernière volonté en la forme et manière qui suit. Premièrement, a recommandé et recommande son âme à Dieu le père tout puissant, a la glorieuse benoite vierge Marie, à tous les saints et saintes du paradis, a voulu et ordonné que quand le bon plaisir de Dieu sera de faire séparer l’âme hors de son corps, que celui-ci soit enseveli et enterré dans le cimetière de l’église de cette paroisse de Ludon, au lieu et sépulture où ses défunts père, mère parents et amis trépassés ont été mis et ensevelis et de faire prier Dieu pour son âme, celle de ces défunts père, mère parents et amis trépassés, il se remet à la volonté et discrétion de Jeanne Barbe, sa femme. De même, il a dit et déclaré qu’il veut et entend que le contrat de mariage fait entre lui et Jeanne Barbe, sa femme sorte en son plein et entier effet en sa faveur en tous ces points et clauses. De même, il fait don et donation par ces présentes à la dite Barbe, sa femme, pendant son vivant de la chambre de maison et celle où il testateur est malade et fait sa demeure ordinaire avec sept pièces de terre, jardin et après le décès de la dite Barbe, sa femme, il veut et entend que le tout soit et demeure à ses plus proches parents habilités à lui succéder, laquelle donation de la dite chambre et terre et jardin, il a dit faire à la dite Barbe, sa femme, pendant son vivant comme il est dit à cause et pour raison des bons et agréables services qu’elle lui a fait et rendu depuis leur mariage jusques à présent de la preuve des services, le testateur en a relevé par ces présentes sa femme comme aussi lui a baillé le dit testateur de pur don et donation le châlit dans lequel il est à présent malade, garni comme il est à présent, ensemble un coffre qui est contre le lit. Le testateur a dit et déclaré aussi qu’il doit à Raimond Robert dix sous cinq sous au gressus, à Amanieu Millet et à son gendre quarante sous, au nommé Toudilhon vingt sous, à mademoiselle la procureuse six livres, un quart de millet et une barrique, plus au Faure de Ludon trente trois sous. Lesquelles sommes, le testateur veut et entend qu’elles soient payées aux sus nommés par ses héritiers ou exécuteurs nommés plus loin, après son décès, et au plus tôt que faire se pourra. De même, institution d’héritiers ou héritières sont chose de tout bon ordre de testament. Pour cela, le testateur a nommé de sa propre bouche par ses héritiers universels généralement en tous et chacun de ses biens son présent testament. Premièrement, payer à sa femme, ce qu’il se trouvera lui devoir par son contrat de mariage et autrement savoir les plus proches parents habilités à lui succéder en ses biens suivant la coutume bordelaise. De même, car vaine chose serait de faire un testament s’il n’était mis à exécution ; pour cela, le testateur a nommé de sa propre bouche pour en être exécutrice, à savoir la dite Barbe, sa femme à laquelle il baille plein pouvoir et puissance de vendre et aliéner ces biens jusqu’à la concurrence et accomplissement de ses dettes et de son récent testament, et aussi il veut qu’elle en prenne pour son paiement ou qu’il lui soit baillé par ses héritiers argent et ainsi comme elle voudra et pour ce il s’en remet à elle. De même, le testateur a cassé, révoqué et annulé tous autres testaments, codicilles et donations qu’il pourrait avoir fait tant de bouche que par écrit, veut et entend que le présent soit et demeure pour sa dernière volonté et où il n’aurait valeur par forme de testament veut qu’il ait valeur  par forme de codicille ou donation comme étant fait à cause de mort, dont et de tout ce dessus le testateur m’a requis acte de testament pour servir et valoir en temps et lieu que de raison que je lui ai octroyé pour le deub (?) de mon office. Fait et passé au village de Vizandung, paroisse de Ludon dans la maison et domicile du testateur, environ le soleil couché, le onzième jour du mois de novembre mil six cens cinquante, en présence de Jean Quiesse, praticien, Bernard Pomarède, Jean Delaugua, Anthoine Deladie et de Pierre Delaugua, laboureurs, habitant tous en la paroisse de Ludon, témoins appelés et requis. Quiesle a signé avec moi, notaire, ces présentes, le testateur et autres témoins ont déclaré ne savoir signer de ce faire par moi dument interpellés suivant l’ordonnance, je, notaire, déclare n’avoir pu trouver d’avantage de témoins pour le présent. Seguin, notaire royal ».

Nos remerciements pour la transcription à Mme Bareyt.

Pour lire le testament intégral, cliquez ICI.

Pour découvrir l’inventaire en lien avec le testament, cliquez ICI.

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