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L'assèchement des marais en 1657.

Je vais essayer de rappeler leur histoire dessèchement des marais, bien que cela n'intéresse plus de nos jours la curiosité de nos concitoyens.

Nous sommes en 1657 ; nos marais délimités au nord-est par la Jalle et le moulin de Cazeaux, au levant par la rivière, au midi par les marais de Bruges et de Bordeaux. Ces terrains inondables par le flux et le reflux de la rivière peu propices à leur utilisation, couverts de joncs et de broussailles mais très prisés pour la chasse au gibier d'eau et la pêche, attira un jour le regard de nos maîtres et seigneurs qui se consultèrent et tombèrent d'accord en vue d'établir un traité entre les soussignés pour leur assèchement et leur irrigation.

Un écrit original de l’époque : « Devant nous ont été présents les témoins bas dénommés : M. Gui Aldonce de Durfort, Chevalier de l'Ordre du roi, Marquis de Duras et de Blanquefort, co-auteur du projet, le Comte de Rauzan, Seigneur et Baron de Pujols, les Roches et autres lieux, les sieurs Nobles Jacques et Isaac Michel, conseillers du roi, Maître Nathanas Chasseloup, avocat au Parlement, Maître Jean Escottière, Écuyer et avocat à la Cour, les sieurs Bourgeois Marchands de Bordeaux, (etc.) lesquelles Parties de leurs grés et volontés ont déclaré et confessé avoir demeuré d'accord des conventions et articles dont la teneur suit. Savoir que le dit Seigneur Marquis baillera comme il baille par ces Présentes, à dessécher et mettre en culture de terres labourables et prés, la pièce de terre en marais ou palus située dans la paroisse de Blanquefort », suit le détail des pièces de terre voisines et leurs propriétaires ; je résume car leur nom serait sans intérêt étant tous disparus sans descendant direct connu.

Ne sont pas concernés « 400 Journaux pour les habitants dudit Blanquefort, 55 Journaux que ledit Seigneur s'est réservé, 455 Journaux laissés et abandonnés pour les travaux aux dits entrepreneurs, à savoir 355 Journaux hors des ceintures en dessèchement et les 100 Journaux en droit fil le long de la Jalle. Les dits entrepreneurs feront bâtir à leurs frais une loge pour le garde écluse qui sera payé annuellement sur les deniers communs soit 50 livres pour ses gages et salaires. Le syndic recevra des métayers, fermiers et bordiers, l'argent dont il devra tenir compte dans sa gestion et donnera tous les détails à l'assemblée générale »...

Après acte du 22 février 1657, un autre traité fut passé avec les acquéreurs du communal, le 7 août 1807, par-devant Me Verdelet, notaire impérial de « Napoléon par la grâce de Dieu et des Constitutions, Empereur des Français et Roi d'Italie » et M. Joseph Pèpe, propriétaire et maire de Blanquefort étant à ce jour à Bordeaux en vertu de l'arrêté du conseil municipal établi en date du 10 mars 1807, revêtu de l'autorisation préfectorale en date du 16 avril 1807, concernant les acquéreurs de la portion communale sous la présidence de M. Barenne, conseiller de Préfecture. L'objet du traité est de fixer les conditions d'action pour « donner un écoulement plus rapide aux eaux qui inondent le communal »... et « procurer une plus grande salubrité à l'air de la commune de Blanquefort ».

Les assèchements des marais de Blanquefort limités par les jalles du Moulin de Cazeaux à Parempuyre et les marais en limite de Bordeaux et de Bruges, sont alors évalués à 1462 Journaux d'après la matrice cadastrale de la commune de l'époque. Ces travaux énumérés sous le contrôle du syndic et de sa surveillance en exécution dudit traité furent poursuivis conformément au dit traité dans les délais prévus permettant la création de fermes d'élevage et la culture éventuelle de ces terres. Ces opérations sont à l'origine de très nombreux hectares gagnés et assainis en partie cultivables sur notre territoire. J'ai volontairement raccourci et non énuméré tous les articles détaillant les travaux et leur répartition donnant l'essentiel en vieux français du projet à réaliser et mené à bonne fin.

Enregistré à Bordeaux, le 17 août 1807, reçu huit francs pour cession, un franc pour la transaction et quatre vingt dix centimes pour le décime » et la teneur des pièces annexes pour copie conforme certifiée par le syndicat des marais de Blanquefort, Albert Magnan et Valade, syndic adjoint, approuvé par l'assemblée générale et le conseil municipal de cette commune en date du 16 janvier 1852.

Raymond Valet, Feuillets d’une mémoire, Publications du G.A.H.BLE, 1984, p. 87-89.

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