Accueil
Le Canton
Blanquefort
Eysines
Parempuyre
Le Pian-Médoc
Ludon-Médoc
Macau
Saint-Médard-en-Jalles
Le Haillan
Le Taillan-Médoc
Saint-Aubin-de-Médoc
Bruges
-------------------------------
-------------------------------
Mode d'emploi
-------------------------------

Lettre d'information




Joomla : Porte du Médoc

Rechercher sur le site

La chronique du village au XVIIème siècle.

1606. En 1606, le curé de Ludon eut avec son archevêque des démêlés dont retentit la ville entière de Bordeaux. Pour lire cette histoire, cliquez ICI.

1607. Bail consenti par les trésoriers du roi en tant qu'administrateurs du domaine à J. Dunoyer d'une île de sable et gravier, dans la Gironde, appelée île de Pachan, entre Ludon et Montferrand, contenant en basse-mer environ dix journaux.

1622. Par suite de quatre ou cinq mauvaises récoltes, famine et grande misère en Médoc, manque absolu de pain.

1634. Inventaire des objets mobiliers d'Anne Millanges, portés en son contrat de mariage, en 1634, avec Hervé Belliquet, procureur au Parlement. Cette Anne était la fille de Simon Millanges, imprimeur du roi, qui eut l'honneur, en 1580 et 1582, d'imprimer les deux premières éditions des « Essais ». L'atelier typographique des Millanges était situé au coin méridional de la rue Saint-James et de la rue de la Sau. Anne Millanges mourut en 167l. Anne Millanges avait un bourdieu, c'est-à-dire une petite propriété, dans la paroisse de Ludon en Médoc, au lieu appelé La Garoste, et elle a fait porter sur l'inventaire les objets mobiliers qu'elle y possède. Ce mobilier est plus simple que celui de la ville et il se compose de trois chambres à coucher meublées et garnies, en bois de noyer et étoffe de serge ; de nombreux ustensiles de cuisine, parmi lesquels : une douzayne de grands plats marqués d'une grande marque au burin. Plus une douzayne et demy d'assiettes aussy de mesme marque. II y avait encore une bonne provision de linge de ménage et enfin six cuillères d'argent vallant dix-neuf livres ; plus six coutheaulx avec leur asthuy (étui). II est à remarquer que, dans ces inventaires d'anciens mobiliers, on ne trouve que très peu de fourchettes. II devait y avoir en plus, sur cette propriété, des vaisseaux vinaires et des instruments aratoires, mais ces objets étant immeubles par destination, le notaire n'a pas eu à les inventorier.

Le 6 juillet 1646, la bénédiction nuptiale a été impartie, en l'église paroissiale de Ludon, à noble Jean de Gautreteau, conseiller du roy en sa cour de Parlement de Bordeaux, et noble damoizelle Marie de Villeneuve.

1650. On vit, le 4 janvier, arriver devant Parempuyre les sieurs d'Aubarèdes, de Navailles et de Villars, à la tête d'un petit corps de cavalerie de l'armée royale. Ils venaient, par ordre du duc d'Épernon, incendier la maison noble de Vallier et le château de Lamothe-Caupène, appartenant à M. Jacques d'Alesme qui avait pris parti pour le Parlement dans ses querelles avec le duc d'Epernon (le château de Lamothe-Caupène appartenait à la famille d'Alesme depuis le 28 mai 1585. M. François d'Alesme l'avait acheté à la famille de Lansac qui le tenait par alliance des seigneurs de Lamothe-Caupène de Roquetaillade, barons de Parempuyre. La fille de M. Jacques d'Alesme épousa M. Bernard de Pichon, président au Parlement de Guyenne. Le fils de ce dernier, M. Jacques de Pichon, mourut au château de Parempuyre, le 1er novembre 1731. Sa veuve le fit enterrer dans l'église avec l'épitaphe suivante : « Ci-git dans sa chapelle haut et puissant seigneur Jacques de Pichon, chevalier, seigneur des maisons nobles de Lamothe, Vallier et autres lieux, suzerain de l'entière terre d'Arsac, baron de Parempuyre, conseiller du roy en la grande chambre du Parlement de Bordeaux). Ils arrivèrent vers les huit heures du matin, prirent de force quelques paysans et les obligèrent de porter dans le château « des escalas secs, des raux et de la paille », puis Villars descendit de cheval, le pistolet à la main et y mit le feu en blasphémant le nom de Dieu d'obsécrables blasphèmes. L'édifice brûla avec ce qui était dedans ; il ne resta debout que quelques pans de murailles effondrées. La maison de Vallier eut le même sort. Le duc d'Épernon était devenu gouverneur de la Guyenne, à la mort de son père, en 1644, et depuis cette époque, ses difficultés avec le Parlement de Bordeaux n'avaient fait que s'aggraver. Le gouverneur, installé dans son fastueux château de Cadillac, voulait imposer ses volontés aux Bordelais, mais il se heurta à une résistance opiniâtre de la part du Parlement et des jurats. En 1649, la présence à Bordeaux de la princesse de Condé, ennemie du cardinal Mazarin, fit dégénérer ces querelles intestines en une véritable guerre civile. Les opérations militaires se cantonnèrent tout d'abord du côté de Libourne, entre cette ville, le château de Vayres, Langoiran, Podensac et Langon ; mais, bientôt, le Médoc ne fut pas épargné. Ses côtes furent ravagées par des bateaux armés en guerre et les bandes d'Épernon, ne pouvant arriver à s'emparer de la ville de Bordeaux, mirent toute la banlieue à feu et à sang.

Le 15 juin 1650, les Bordelais, sous le commandement du duc de Bouillon, qui avait été nommé par la princesse de Condé lieutenant général des armées, débarquèrent au port de Margaux pour attaquer Castelnau, pendant que le comte de Meille prenait la même route par terre avec quinze cents fantassins et de la cavalerie. Castelnau capitula presque sans combat. Le duc d'Épernon réagit aussitôt. Le 25 juin, le bruit se répandait dans Bordeaux qu'il était du côté de Blanquefort pour attaquer les frondeurs. Chambon, qui commandait ces derniers, ne se croyant pas en état de résister, se retira à Bordeaux. Aussitôt, cinq mille Bordelais sortirent pour venger l'honneur de la ville et du pays. Leur dessein était de forcer l'ennemi dans les marais de Blanquefort. Le duc de Bouillon ne put refuser de se mettre à leur tête. Arrivés en présence de l'ennemi, qu'ils trouvèrent retranché et armé jusqu'aux dents, ils firent plusieurs décharges avec peu de succès, essuyèrent quantité de coups de canon dont un tua le cheval du Président de Pichon, seigneur de Parempuyre, et furent obligés de revenir fort en désordre sur la ville où ils furent reçus par les quolibets de ceux de leurs concitoyens qu'ils avaient traités de lâches et de Mazarins. Les Bordelais, par la suite, réussirent à s'emparer de l'île de Saint-Georges, qu'ils regardaient comme le boulevard de la ville. Le duc d'Épernon, en représailles, parcourut le Médoc, ravagea Ludon, Macau, Labarde, Cantenac, Margaux, Arsac et se présenta devant Castelnau qui fit sa soumission dès la première sommation. Sur ces entrefaites, le duc d'Épernon se brouilla avec le maréchal de La Meilleraye, commandant des troupes royales à Blaye, et, pour prévenir les suites de cette mésintelligence, le roi le relégua à Loches. Après le départ du duc d'Épernon, la guerre continua quelque temps encore, mais les Bordelais désiraient la paix pour faire leurs vendanges. Le roi la leur accorda le 29 septembre 1650. Louis XIV fit son entrée à Bordeaux le 5 octobre suivant avec la reine-mère, le duc d'Anjou, son frère, le cardinal Mazarin, le maréchal de La Meilleraye et une suite nombreuse. Il y séjourna dix jours. C'est certainement pendant son séjour à Bordeaux que le cardinal Mazarin donna l'ordre d'éventrer le donjon du château de Blanquefort.

1652. Le Parlement de Bordeaux, débarrassé du duc d'Épernon, se trouva bientôt aux prises avec de nouvelles difficultés. Un parti de factieux avait établi une juridiction au cœur même de la ville, qui fut appelée la chambre de l'Ormière, parce qu'ils tenaient leurs assemblées sur une plate-forme, du côté de Sainte-Eulalie, qui était plantée d'ormaux. Ces factieux se donnèrent comme chef un ancien boucher du nom de Dureteste et firent bientôt peser sur la ville la plus dure des tyrannies. Ils obligèrent tout d'abord la plus grande partie des conseillers à sortir de la ville. Ainsi furent chassés le Président de Pichon, Sauvat de Pomies, doyen du Parlement ; Jean de Sabourin, Léon de Lescure, Louis de Lalanne d'Uzeste et François de Pomies, président aux enquêtes. M. de Pomies offrit l'hospitalité à tous ses collègues au château d'Agassac et ces derniers y demeurèrent plusieurs semaines. Le Parlement de Bordeaux fut alors transporté, par ordre du roy, à Agen, le 3 mai 1653. Il ne devait revenir à Bordeaux que le 19 novembre 1654, mais, dès le mois de février de la même année, Dureteste avait été pris et exécuté. Avec sa mort se terminèrent les troubles et infamies dits de l'Ormée.

1653. Déclaration du roy Louis XIV, en date du 11 décembre 1653, autorisant les travaux de desséchement des marais de Ludon et Parempuyre par le sieur de Montjourdain avec les mêmes droits et privilèges accordés aux dessécheurs dans le royaume par les édits de 1599 et de 1607 qui font la règle générale.

1658. Le 22 octobre, a été enterré, en l'église Saint-Martin de Ludon, au-devant la chapelle de sainte Catherine, Jeanne Lebrethon, âgée de 82 ans, dame veuve de feu M. Joseph de Pomies, vivant conseiller de la cour du Parlement de Bourdeaux, étant décédée au bourg de Macau, à l'entrée du dit bourg, en sa maison, la nuit du 20 du dit mois, tirant au 21.

1659. Le quinzième du mois de may l'an de grâce 1659, Mgr Henry de Béthune, archevêque de Bordeaux et primat d'Aquitaine, a fait sa visite dans l'église Saint-Martin de Ludon, moy étant curé du dit Ludon, et ordonna qu'on ferait faire une image de sainte Catherine et de saint Blaise autres que ceux qui étaient sur les autels, et un tableau de saint Antoine, et qu'on ôterait l'échelle de la tribune hors des fonts baptismaux où elle était pour la placer ailleurs, ensemble que l'on ferait mettre les pierres sacrées des autels plus proches du bord qu'elles n'étaient pas. Il visita aussi la sacristie et trouva tous les ornements de l'église en très bon ordre et état. Le dit seigneur archevêque bailla la confirmation le 18 du dit mois, jour de dimanche, en l'église de Macau où il confirma beaucoup de peuple ; signé : Gorribon, curé de Ludon.

Le dix-neuxième du mois d'août 1659, le roy Louys quatorzième arriva à Bordeaux sur les trois heures après-midi avec la reine, sa mère ; M. le duc d'Anjou, son frère ; M. le prince de Conti, gouverneur de Bourdeaux ; Madame la Princesse, sa femme ; Mademoiselle fille de Monsieur le duc d'Orléans et plusieurs autres seigneurs où était le duc d'Épernon.

Le 26 du dit mois d'août, le roy partit de Bourdeaux pour venir à la chasse des cailles dans les marais de la paroisse de Parempuyre et fut dîner dans la maison de Caupène, dans la même paroisse, appartenant à M. d'Alesme, ci-devant conseiller du roy, où il demeura environ cinq ou six heures et j'eus l'honneur de saluer au dit lieu de Caupène et parler à Sa Majesté. Il partir du dit lieu de Caupène environ les deux ou trois heures après midy pour continuer sa chasse et se retira le même jour à Bourdeaux. En témoignage de quoy j'ai signé ci-dessus Gorribon, curé de Ludon.

M. d'Alesme avait, en effet, fait reconstruire son château incendié par les bandes d'Épernon. La visite qu'y fit Louis XIV en 1659 fut un événement dans le pays. Les paysans s'assemblèrent en foule à l'appel des curés pour venir saluer le souverain, et l'on peut se représenter aisément le bon curé Gorribon, monté sur sa mule, à la tête de ses paroissiens. Il est très facile d'expliquer pourquoi le roi Louis XIV vint chasser la caille à Parempuyre chez M. d'Alesme. Le roi, pendant son séjour à Bordeaux, séjourna en effet dans l'hôtel de François de Pichon, président au Parlement ; or, le fils de ce dernier, Bernard de Pichon, avait épousé la fille de M. d'Alesme. Louis XIV était donc venu chasser sur les propriétés de ses hôtes, à Parempuyre. Cet hôtel de Pichon avait été saccagé par les Ormistes en 1653 et restauré depuis. Il était situé rue du Chapeau-Rouge, aujourd'hui cours de l'Intendance. Louis XIV y logea en août 1659 et en juin 1660, cette fois, avec la jeune reine Marie-Thérèse. Transformé, en 1700, en hôtel de voyageurs, sous le nom d'hôtel Richelieu, il a été remplacé, à la fin du XIXème siècle, par les magasins de la Belle Jardinière. L'hôtel de Pichon était une des plus somptueuses demeures de Bordeaux. Son grand portail a été transporté, cours d'Albret, à l'entrée de l'hôtel de M. Georges Guestier, dit hôtel Pierlot. On peut voir une grande planche très bien décorée, qui provient des boiseries de l'hôtel de Pichon, dans l'admirable collection de souvenirs d'histoire locale que M. Frédéric Cruse a réunie dans son château de Rauzan Segla. Cette planche porte cette simple mais très heureuse inscription : « Une planche qui a vu Louis XIV».

Le premier du moys d'octobre 1665, Jean Geneste, praticien, âgé de vingt-et-un ans, natif de la ville de Montferran en Périgors, a abjuré l'hérésie huguenote dans laquelle il vivait et a fait sa profession de foy catholique, romaine, en notre église paroissiale de Ludon, entre les mains du R.P. Martin, capucin, suivant le pouvoir à lui octroyé pour ce faire par Monseigneur l'illustrissime et révérendissime Henri de Béthune, archevêque de Bordeaux, en présence de M. Pomies, conseiller au Parlement, seigneur d'Agassac ; MM. Jean Delabatut, Decomps, Arnaud Fau, habitant de Bordeaux ; Jean Geneste, procureur d'office de Lormont ; Bernard Duprat, chirurgien ; Pierre Griffon, natif de la ville de Brouage, et de moy - Gorribon, curé de Ludon.

1666. Le 14 avril 1666, j'ai fait le service en l'église de Ludon pour le salut de l'âme de la défunte reyne mère, espouse de feu Louis XIII et mère du roy Louis XIV, à présent régnant, suivant l'ordre et mandement de Monseigneur l'Archevêque de Bordeaux. - Gorribon, curé de Ludon.

1668. Ce jour d'huy, premier d'avril 1668 et fête de Pâques, a été chanté le Te Deum laudamus en notre église Saint-Martin de Ludon, par l'ordre de Monseigneur de Béthune, archevêque de Bordeaux, de la réduction de la province de la Franche-Comté sous l'obéissance de Louis quatorzième, roy de France et de Navarre, par moy, Gorribon, curé de Ludon.

1675. Le 5 décembre 1675, a été baptisé Joseph de Pomies, fils naturel et légitime de messire Jacques de Pomies, président en la première chambre des enquêtes du Parlement de Bordeaux, et de dame Marguerite de Massiot, conjointe, qui naquit le jour de hier dans son château d'Agassac. Son parrain a été M. Jacques de Pomies, son frère, et marraine demoyselle Suzanne de Pomies, sa sœur. Présents, M. Pierre de Pomies, frère ; Jean Fau, juge d'Agassac, et M. Jacques Sensar, secrétaire de M. le Président de Pomies, qui ont tous signé avec moy, Deichant, curé de Ludon.

1679. Le 28 novembre 1679, est décédé, dans sa maison noble et seigneuriale de Cantemerle et Saugves, Messire Louis de Villeneuve, âgé de soixante-dix ans, après avoir reçu les sacrements de l'Église que je lui ay administrés. Il a été ensevely dans l'église de Saint-Rémy de Bourdeaux où je l'ai accompagné avec M. le Curé de Labarde, M. le Curé du Pian l'ayant accompagné jusqu'au port de Macau, lesquels ont signé avec moi, Deichant, curé de Ludon.

1691. Le 17 juillet, visite de l'église et de la chapelle de Gilet par M. Charbonnel, curé de Bruges, député par Mgr Louis d'Anglure de Bourlement, archevêque de Bordeaux. « Nous sommes transportés dans le lieu de Ludon et nous sommes acheminés à l'église où M. Jacques Deichant, curé, nous aurait reçu. Et après avoir fait notre prière, revêtu d'un surplis et d'une étole, aurions ouvert le tabernacle et ôter le Saint-Sacrement qui y repose dans une custode d'argent, laquelle ayant ouvert aurions trouvé icelle être dorée au dedans et le Saint-Sacrement y être tenu avec décence et le dedans du tabernacle être bien et proprement étoffé, après quoi, nous avons donné la bénédiction du Saint-Sacrement au peuple assemblé au son de la cloche et continué notre visite. Nous avons trouvé dans le dit tabernacle un soleil d'argent sans pied, une boîte d'argent doré au dedans pour porter le Saint-Viatique. L'autel est proprement tenu, le tabernacle est doré, la pierre sacrée bien conditionnée, aussi bien que les chapelles de Notre-Dame et de saint Antoine, qui sont dans l'aile du côté de l'évangile, et celles de sainte Catherine et de saint Blaise, qui sont du côté de l'épître, tous lesquels autels nous avons visité et trouvé tenus décemment, de même que les fonts baptismaux, qui sont bien placés et renfermés d'un balustre fermant à clef. La sacristie a tout dans les couleurs dont l'église se sert, les ornements y sont propres, y sont les aubes, amicts, cordons, deux petits calices dont la coupe est dorée au dedans, une croix d'argent pour les processions. Le cimetière renfermé avec deux grilles de bois aux deux entrées. Une croix de pierre au milieu. Visite de la chapelle de Sainte-Magdeleine de Giley située à une demi-heure de chemin de l'église paroissiale, appelée le prieuré de Gilet, nous y avons trouvé l'autel propre, en tout un calice, une chasuble, mais l'aube est fort usée et l'amict à ne pouvoir servir. On ne connaît presque point les figures qui sont dans le tableau et les figures de la Sainte-Vierge et de sainte Magdeleine qui sont l'une du côté de l'évangile, l'autre du côté de l'épître, ont perdu tous leurs traits. Nous estimons qu'il serait mieux qu'il n'y en eut pas. Tous les vitrages de la chapelle sont fracassés. Feu Mgr, dans sa visite, ordonna qu'on fermerait un grand jour qu'il y a au milieu sur l'autel, qu'on mettrait une croix dans le cimetière, qu'on réparerait la chambre destinée au prêtre servant, dont on n'a tenu aucun compte. Non plus que d'y faire dire messe les dimanches et fêtes, comme il fut ordonné par Mgr. Le prieur s'étant contenté pendant longtemps d'y faire célébrer de quinze en quinze. Cependant, le prieuré, dont le revenu consiste en agrières et décimes, avec son enclos, a été affermé dans le temps commun cinq à six cents livres. »

1697. Nouvelle visite du commissaire épiscopal Charbonnel, curé de Bruges, de l'église de Ludon. Curé, Pierre Fourtens. « Après la messe dite, visité l'autel et donné la bénédiction du Saint-Sacrement. En plus des autels de la Vierge et de sainte Catherine, il y a deux autels de saint Antoine et de saint Blaise, appuyés contre deux piliers, au milieu du corps de l'église, sans balustres. Je demande qu'on porte ces deux images aux autels de la Vierge et de sainte Catherine et que l'on réduise à trois les autels, l'église étant petite, ou que l'on fasse deux autres chapelles sur les deux ailes de l'église avec des balustres pour ne pas que les laïcs s'assoient sur le marchepied et s'accoudent sur l'autel. »

C’est probablement à cette époque que ces deux autels disparurent.

Paul Duchesne, La chronique de Ludon en Médoc, Rousseau frères, Bordeaux, 1960, p. 79-96.

joomla template