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La population d’Eysines sous la Révolution.

 Par décret du 22 décembre 1789, l’Assemblée Nationale décide de créer une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne. L’ancienne paroisse d’Eysines devient une commune en conservant les mêmes limites territoriales (le Haillan faisait alors partie d’Eysines).

Avec une population de moins de deux mille habitants répartis entre le Bourg et les villages de Lescombes, le Vigean, la Forêt et le Haillan, Eysines connaît une activité essentiellement agricole (viticulture, élevage) marquée par sa proximité de Bordeaux. Nombreux sont les bourgeois de cette ville qui ont acquis ici un bien (château, bourdieu ou simple maison) où ils viennent respirer l’air de la campagne et faire cultiver la vigne et le jardin potager pour satisfaire leurs propres besoins. En cette période troublée ils sont nombreux à prendre leurs distances avec la ville.

Pour connaître la population d’Eysines à cette époque, nous disposons :

d’un Registre d’inscription des citoyens (hommes de 16 à 50 ans avec indication de la taille et des charges de famille) établi en novembre 1792. (Archives départementales de la Gironde).

d’un dénombrement de la population par foyer (tous les habitants, hommes, femmes et enfants avec âges et professions) d’octobre 1793. (Archives municipales d’Eysines). Certaines pages en très mauvais état, n’ont été lues qu’avec difficulté ; des erreurs de transcription sont possibles et même probables.

d’un autre dénombrement (noms des seuls chefs de familles avec le nombre de membres de chaque famille, y compris les domestiques) de février 1794. (Archives départementales de la Gironde).

Une telle abondance de sources devrait nous permettre de connaître avec précision la population d’Eysines. Il n’en est rien ! Le second document comptabilise 1784 habitants (alors que certains foyers y sont portés deux fois), le troisième en compte 1904. Les bourgeois bordelais propriétaires à Eysines et le personnel de leur maison échappent en partie au recensement de 1792. Certains individus ne sont désignés que par leur prénom, leur surnom, leur profession ou même le nom de leur employeur ; il est difficile de les identifier.

Pour approcher de la vérité, il a été décidé de reprendre, dans l’ordre alphabétique, tous les individus cités pour établir des corrélations entre ces trois états et d’enrichir le document à partir d’informations provenant d’autres sources (registres paroissiaux et d’état civil, archives notariales, etc…). Les personnes qui n’ont pu être insérées dans ce tableau font l’objet des annexes 1, 2 et 3. L’âge moyen est 29 ans 7 mois pour les hommes et 28 ans 8 mois pour les femmes. Le doyen a 95 ans, la doyenne 92.

L’immense majorité d’entre-eux se disent vignerons, on trouve également 44 tonneliers (ce qui montre l’importance de la viticulture), 12 laboureurs, 18 charpentiers, 8 maçons-tailleurs de pierre, divers commerçants et … 8 tailleurs d’habits L’échelle des fortunes est très largement ouverte. La « contribution patriotique » levée le 7 nivôse an II a, selon toute vraisemblance, été établie en fonction des biens de chacun. Si le premier « donateur » est Saint Laurent (Bodin de Saint Laurent, propriétaire de la maison noble de Bois Salut) avec 3000 livres, le second est la veuve Bert avec 1400 livres ; elle distance nettement les 11 suivants dont la part varie de 350 à 75 livres. Elle illustre l’ascension sociale de cette famille de laboureurs.

Pour lire le tableau de fusionnement reprenant tous les noms portés sur le recensement de 1792, en gras pour les chefs de famille de 1793 et/ou 1794, cliquez ICI.

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