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Hommage à Louise Féron, 101 ans et un sentiment de pérennité.

Originaire du Calvados, elle vit sur la commune depuis 1998, chez sa fille. Tout à fait alerte, elle ne paraît pas son âge : assise à la table de la salle à manger, elle commence par décliner son état civil : « Je suis née le 12 avril 1910 et je m'appelle Louise, Léa, Suzanne, Hélène Bénard. J'ai été élevée par ma chère grand-mère, qui était très gentille ». Une vie marquée par des événements familiaux heureux et tragiques, mais aussi par des circonstances historiques douloureuses. Mariée en 1930 à Julien Féron, elle a dû élever, seule, ses trois premiers enfants, son mari étant fait prisonnier durant la Seconde Guerre mondiale. Elle ne parle pas de leur évacuation de Mantes-la-Jolie alors que la ville était bombardée... Elle ne revient pas sur la dureté de sa vie à l'usine au poste qu'occupait précédemment son mari durant ces cinq longues années de guerre. Un poste de travail prévu pour un homme dans une fabrique de papier. C'est sa fille, Mme Tradotti qui retrace sa vie professionnelle. Seule lui revient alors en mémoire la perte de son petit doigt à la main droite : une blessure causée par une simple écharde du temps qu'elle cirait les parquets, alors placée comme bonne à l'âge de 16 ans. Aujourd'hui, tous ces souvenirs sont loin. Si elle prend beaucoup de plaisirs à feuilleter son album photos, elle vit avant tout dans le présent : profiter des arbres en fleurs et des roses du jardin, prendre sa tasse de chocolat et un bonbon pour le goûter, jouer au Triomino, regarder des émissions télévisées récréatives et musicales. Sa fille insiste sur un point à ce sujet : « elle n'admet pas les films dans lesquels il est question de meurtres ou qui dévoilent le corps des femmes ». À 101 ans, la vue, l'ouïe, l'odorat sont moins performants mais l'essentiel de la personnalité et des valeurs culturelles restent intemporelles. Le temps qui passe, elle n'y pense pas vraiment... pour son avant-dernier anniversaire, il a fallu qu'elle lise le carton d'invitation pour réaliser qu'elle fêtait ses 100 ans. Elle renchérit : « Moi, je ne change pas ! »

Équinoxes et Solstices, septembre 2011, n° 45, p. 28-29. Le magazine de la ville de Blanquefort. Avec l’autorisation de la ville de Blanquefort.

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