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Le Ah-Ah.

On a pu aussi créer de toutes pièces un circuit d’eau pour des besoins esthétiques ou défensifs ; tel est le cas du Ah-Ah (ou Ha-Ha), un bras de la jalle détourné dans ce but qui ceinture en partie le parc de Majolan de Blanquefort. Cette appellation vient d’une « astuce » architecturale qui permet, tout en respectant les limites des propriétés, d’élargir au maximum les points de vue et perspectives.

Ahah : définition : quelle curieuse interjection et pourtant… Elle existe depuis le XVIIIème siècle et désigne un événement dans un jardin qui provoque la surprise, d’où l’exclamation : ohoh, ou ahah... Il s’agit en réalité d’un artifice visuel, d’un fossé creusé entre le jardin et le paysage, alentour.
Destiné à empêcher le bétail de franchir la limite séparant les prairies du parc ou de la pelouse, il n’empêche pas le regard d’embrasser le paysage, il n’y a alors plus de coupure entre le jardin lieu privé et le paysage espace public. Trop de jardins aujourd’hui sont coupés visuellement par des haies épaisses ou pire par des murs... Ce sont les visiteurs du jardin qui surpris par ce fossé non visible de la maison s’exprimaient en cette interjection : ahah devenue un terme du paysagisme (parfois orthographié haha). Autre définition : Ha-ha : saut de loup, fossé à l’extrémité d’une allée d’un jardin pour en défendre l’entrée sans gêner la vue. « S’il faut en croire Horace Walpole, amateur averti et auteur d’un essai sur l’art du jardin, les premiers agents du changement furent les « architectes-jardiniers » Charles Bridgeman et William Kent : le premier parce qu’il bannit des jardins la sculpture sur arbres et la symétrie absolue qui gouvernait l’espace ; le second, surtout, parce qu’il inventa, ou du moins fut, semble-t-il, le premier à utiliser le haha ! Les clôtures des jardins anciens, les murs ou haies vives qui séparaient les propriétés les unes des autres, réduisaient l’espace, interdisaient les vastes perspectives, enfermaient les propriétaires dans leurs terres. Les fossés que leur substitua Kent présentaient l’avantage pratique de tenir le bétail à distance, et celui, essentiel, d’ouvrir le paysage sur l’horizon. Le promeneur, parvenu à la limite extrême de la propriété, mais dont le regard allait bien au-delà, ne pouvait, semble-t-il, s’empêcher d’émettre une exclamation de surprise incrédule, et Ha! Ha! fut dans toutes les bouches. Kent, conclut Walpole, sauta l’obstacle des clôtures et comprit que la nature tout entière était jardin ».

Le Saut-de-loup : nom masculin singulier, c’est un fossé profond creusé à l'ouverture d'une clôture, d'un mur pour interdire l'entrée aux animaux  (assez large pour qu’on ne puisse pas le sauter...) Il s’agit d’un fossé séparant la cour principale et le reste du parc.
Pour d’autres, le saut-de-loup est un balcon placé dans un jardin en surplomb d’un ravin ou encore une échappée visuelle permettant une vue sur le paysage, à travers une haie ou une clôture. Le mot « saut-de-loup » a deux significations en architecture : une ouverture placée au ras du sol, permettant à la lumière naturelle, d’éclairer un sous-sol, ou bien un fossé que l’on fait au bout d’une allée, à l’extrémité d’un parc ou d’un jardin, pour en défendre l’entrée sans borner la vue.

Pour découvrir le jardin dans l'histoire de la pensée, cliquez ICI.

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