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Le bourg de Blanquefort et ses villages.

La commune de Blanquefort est caractérisée par un bâti très dispersé, constitué de petits villages autour d’un bourg central.

En 1734, un document du curé pour la visite pastorale de l’évêque signale : « Il y a 10 villages, 30 métairies ou maisons ».

En 1820, les villages sont répertoriés ainsi à l’occasion d’un recensement :

- Andrian :              52 habitants et 12 maisons

- Galochers (sic) : 43 habitants et 16 maisons

- Le Lout :              51 habitants et 15 maisons

- Marpuch :             9 habitants et 3 maisons

- Peybois :            91 habitants et 23 maisons

- Solesse :          118 habitants et 26 maisons.

En 1935, c’est à l’occasion d’un recensement militaire destiné à préparer une guerre possible que la Préfecture demande un relevé des possibilités d’hébergement et de cantonnement des troupes françaises. Ainsi dans un relevé du 20 février 1935, la mairie de Blanquefort a répondu à une demande de la préfecture de la Gironde du 29 décembre 1934, bureau de la Défense nationale, réquisitions militaires, recensement des logements qui se base sur la loi du 3 juillet 1877 sur les réquisitions militaires et les décrets des 2 juillet 1877 et du 23 novembre 1886. Cela nous a permis de connaître l’état des logements et de la population en 1935.

* La population totale en 1935 est de 2 636, la population non mobilisable est de 1900.

* Les villages sont recensés en tant que tels, et leur distance par rapport au bourg est enregistrée :

- Cachac est à 1 km 500,

- Peybois à 2 km 500,

- la Palu et Florimond à 7 km,

- Fleurenne à 5 km,

- La Rivière et Tanaïs à 3 km, le Déhez à 2 km,

- les Pins, Dillon et Linas à 1,500 m

- Andrian, Laubarède, la Gravette à 1 km.

* La gare du chemin de fer du Midi est à 1 500 mètres environ du bourg.

* 219, c'est le nombre de logements vides et garnis disponibles, y compris les chambres : Le Bourg 90, Cachac 36, Palu 28, Peybois 12, Linas 11, Maurian 10 et les autres entre 4 et 8.

* 214, c'est le nombre de personnes pouvant y être logées : 92 au Bourg, 36 à Cachac, 27 à la Palu, 11 à Peybois et autant à Maurian, 10 à Linas.

* La municipalité avait établi aussi une liste d’établissements pouvant accueillir du public (moins les écoles). On y trouve l’hôtel des voyageurs et sa salle de danse rue Tastet-Girard avec 200 personnes, et le grand Cercle et sa salle de spectacle rue Gambetta avec 250 personnes.

* 1 367, c'est le nombre d’hommes pouvant être cantonnés dans les maisons, établissements, écuries, bâtiments ou abris de toutes natures de la commune :

650 au Bourg,

430 à Cachac ;

150 au Déhez ;

60 à Florimond ;

10 à Tanaïs ;

12 à Breillan  ( ce qui paraît assez sous-évalué pour les deux derniers).

* 1 290, c'est le nombre de chevaux, mulets, bestiaux et voitures qui peuvent être installés dans les écuries, étables, remises, (on pense à loger une armée avec chevaux...).

25 au bourg seulement,

445 à Cachac,

226 à Florimond,

180 à Dillon,

126 à Andrian,

106 au Déhez,

102 à Canteret,

60 à Fleurenne.

C’est certainement à partir de cette enquête que la mairie de Blanquefort devra et pourra répondre aux besoins de l’armée française en 1939, puis à ceux des réfugiés de l’ Est et du Nord de la France, et enfin aux réquisitions des troupes d’occupation.

Retenons que la capacité d’accueil de la commune en cantonnement est de 1 367 personnes et de 1 290 pour les chevaux et voitures, de 219 chambres, et autant de personnes pouvant y être logées, plus 450 personnes en 2 salles.

En 1940 : Grâce à d’autres exigences administratives, les services municipaux doivent établir un nouveau document, signé du maire de Blanquefort le 24 décembre 1940, intitulé : « Tableau récapitulatif de la population agglomérée et population éparse », qui indique :

- la population totale : 2 634,

- le nombre et le nom des quartiers, villages ou hameaux : 15,

- le nombre d’habitants dans chacun de ces villages,

- le nombre des maisons : 855,

- le nombre de châteaux meublés et occupés par les soldats allemands : 12. Peybois, Neurin, Andrian et les Pins n’ont pas de mention de châteaux.

- À Breillan, il s’agit de l’hébergement des pensionnaires d’un asile de vieillards de Nancy.

Les quartiers cités sont : Bourg (avec la Gravette et Landille), Grattecap, Breillan, Linas, Laubarède, Maurian, Cachac, Peybois, Neurin, La Rivière, Le Marais, La Palu, Andrian, Les Pins, Solesse.

Nombre d’habitants

Nombre de maisons

Bourg + Gravette et Landille

1 137

341

Grattecap

81

26

Breillan

38

18

Linas

143

56

Laubarède

78

25

Maurian

124

53

Cachac

313

108

Peybois

136

56

Neurin

22

9

La Rivière

118

42

Le Marais

63

18

La Palu

141

35

Andrian

98

27

Les Pins

73

24

Solesse

69

17

 

Cachac et ses 313 personnes  et l’ensemble des 13 autres villages 45 %, soit 1184 personnes ; ces 13 vont de 143 à 22, en moyenne 90 habitants. Mais si ‘l’on ajoute à Cachac, les villages voisins de Peybois 136 habitants, du Neurin 22 et pourquoi pas de la Rivière, on arrive à 589 habitants, soit 22 % de la commune.

* 1940, état du nombre d'habitants :

Le bourg auquel sont rajoutés la Gravette et la Landille :  1137 habitants,  43 % de la population ;

Cachac : 313 habitants, 12 % ;

Linas : 143 habitants ;

La Palu : 141 habitants, (habitat dispersé) ;

Peybois : 136 habitants ;

Maurian : 124 habitants ;

La Rivière : 118 habitants ;

Andrian : 98 habitants ;

Les Pins : 73 habitants ;

Solesse : 69 habitants.

Le Marais :  63 habitants sur une immense superficie ;

Le Neurin, le plus petit des villages, un peu isolé avec ses 22 habitants.

Dans nombre de témoignages, l’identité de chacun des villages s’affirme de façon plus ou moins forte, mais elle est souvent revendiquée, Caychac en particulier. Les gens de La Rivière vont naturellement à Caychac, mais rarement au bourg de Blanquefort. Peybois est aussi spécifique, ce qui est renforcé par son éloignement.

Ces villages sont d’ailleurs encore repérables dans le Blanquefort d’aujourd’hui avec leurs belles maisons, entourées des petites maisons médocaines basses (pour offrir moins d’emprise au vent ?), en pierre. On peut également en voir une longue série à Lacanau-ville ou encore à Castelnau Médoc, et dans une grande partie du Médoc.

Il est intéressant de chercher à retrouver aujourd’hui dans le bâti de Blanquefort ces anciens villages tout à fait repérables. La Rivière par exemple offre une série de grandes maisons de pierre à un étage au style assez proche, orientées au sud et alignées en quelque sorte le long du chemin ancien, et tout à côté une série de maisons basses sans étage, assez petites, que l’on retrouve aussi nettement à Linas et qui sont caractéristiques d’une partie de l’habitat traditionnel du Médoc.

Henri Bret.

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