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Circuit-découverte n° 1 du quartier Majolinas.

Cette visite commentée, conçue à la demande d’habitants du quartier Majolinas (de Majolan à Linas), vous permettra de découvrir la diversité de l’héritage patrimonial de notre commune et la richesse de l’architecture qui va du château à la plus humble demeure et court sur plusieurs siècles. On imaginera, à la place des maisons et rues actuelles, vignes et près, fossés, anciens chemins et vieilles maisons. Bonne découverte à tous !

Attention, cette balade traverse un lieu privé que le promeneur ne peut emprunter : Château Belval

1-balade


Début du circuit au parc Dulamon.

Le parc Dulamon. Bref historique : en avril 1963, la municipalité de Blanquefort a acheté les terrains mitoyens au château Dulamon à M. Pierre Bonnet et en 1964, le permis de construire pour la résidence Dulamon sera déposé, créant sur son côté ouest le parc public Dulamon. Dans les années 2007-2010, le conseil de quartier de Majolinas a été à l’origine de l’implantation, en 2 tranches de travaux, de l’aire de jeux pour les enfants de 2 à 10 ans dans ce parc et de la plantation d’arbres fruitiers en mars 2010 en fonds de parc par le service « Espaces verts » de la municipalité et la remise en valeur de la rocaille, en rappel des grottes de Majolan, janvier 2013. À signaler - la glacière du château (visible depuis l’entrée rue du Luc, accessible par l’avenue du général de Gaulle) et la vue sur l’ancienne route en haut de Dulamon depuis le belvédère au dessus des vignes et de la vacherie.

Le château Dulamon. Bref historique : le lieu-dit, propriété d’une famille noble de Blanquefort et d’Eysines, est connu depuis 1299. Ancien château du Luc (qui signifie « bois », « bocage », en gascon), c’est la propriété successive, entre autres, des familles de Saint-Ahon, du Luc, Dulamon, Prom, Piganeau, Louit de Montaigut. Devenu vétuste, il fut démoli et, sur un emplacement très voisin, le château actuel a été bâti en 1865 par l’architecte Lafargue, pour Joseph Prom, avec une conception architecturale alliant harmonieusement plusieurs styles du XVI siècle au XVIIIème, ce qu’on peut qualifier de style éclectique. Le domaine de Dulamon a hébergé l’École d’Agriculture de Guyenne-et-Gascogne, de 1906 à 1910, puis, pendant la guerre 1914-1918, a accueilli un hôpital temporaire franco-russe, patronné par l’impératrice Catherine de Russie, en plein accord avec la Croix-Rouge, où le chirurgien Voronof réussit la première greffe osseuse. Le château a été occupé par l’armée allemande de 1940 à 1944, qui en avait fait un lieu stratégique de commandement et d’observation de la vallée de la jalle. Le groupement « Les amis de l’enfance de Paris » séjourne au château Dulamon en 1946. La maison Saint-Joseph, fondation des Orphelins d’Auteuil, s’installe au château dès le 24 octobre 1946 ; elle gère aujourd’hui un collège, un lycée professionnel et une maison d’enfants.

Pour découvrir l'histoire du chateau Dulamon, cliquez ICI.

Départ par le boulevard Montesquieu.

La villa Sainte-Anne ou chalet Duportail du nom du propriétaire du lieu où a été bâtie la résidence Dulamon, et qui habitait dans cette villa, à la fin du XVIIIème siècle. Pierre Thadée de Saincric, ancien curé de Blanquefort, au début du XIXème siècle, fit l’acquisition en viager du domaine qui appartint ensuite à son petit-fils le notaire Courrègeoles, puis aux Dugravier, et ensuite aux Vuillaume, puis à Mme Beucher qui l’a vendu à la famille Marque. Un arbre de la Liberté y avait été planté à l’époque révolutionnaire. Elle est aujourd’hui propriété de la famille Marque.

villa-ste-anne

Le château Belval. Cette maison bourgeoise, que l’on appelle parfois château, est située au 2 boulevard Victor-Hugo, près de la villa Sainte-Anne. Jean-Philippe Saubot en est le propriétaire en 1939.

chateau-belval

On prend à droite la rue Marguerite Dumora, 1874-1968, sage-femme de Blanquefort, conseillère municipale, puis à droite encore la rue abbé Poncabarre, curé de Blanquefort de 1941 à 1962.

" La création de l’avenue du Général-de-Gaulle sera l'occasion de créer des lotissements grâce à l'aménagement de rues secondaires à la fin du siècle. La rue Avril semble la première créée, elle relie l'ancienne rue de Soutey à la rue Thiers. Plus tard, trois nouvelles rues apparaissent sur un plan en croix ; ce sont les rues de l'Abbé-Poncabarre et, perpendiculairement, les rues Lamboley et Dumora. [Ce n’est que le 7 février 1970 que seront dénommées ces trois rues]. La partie du chemin que montrait le cadastre de 1806 entre Soutey et Chollet disparaît. Ainsi au nord-est et au sud-ouest de la forme originale du bourg se dessinent une trame assez régulière dont le tracé contraste avec les anciens chemins tortueux en partie préservés. Le document le plus précis pour étudier la voirie blanquefortaise est le cadastre de 1806. Il montre une multitude de rues, chemins, impasses et routes dont l'origine est certainement plus ancienne mais que ni la carte de Belleyme ni celle de Masse ne permettent précisément d'identifier. On y découvre que la maille centrale du bourg est desservie à l'intérieur par des chemins de petite largeur dont certains ont disparu après les aménagements de voirie du XIXème siècle mais qui sont alors d'une grande importance pour les communications. Tandis que l'avenue du Général-de-Gaulle n'existe pas encore dans la partie centrale du bourg entre Majolan et Galochet, un chemin remplace ce franchissement direct. Il prend naissance à Galochet et croise la route du Taillan à Blanquefort, puis il bifurque pour rejoindre le chemin de Lagorce et la route de Bordeaux. Deux parties de ce chemin subsistent : c'est la rue de Soutey et l'avenue du Huit-Mai."

Texte issu du document : Blanquefort, structure urbaine et paysagère de la commune à travers l’histoire, association Pétronille, patrimoine et découverte, Bordeaux.

Signalons quelques petites maisons anciennes construites en fin du XIXème siècle dans des parcelles du véritable premier lotissement de la commune avant celui de Saturne en 1951. Ces maisons en rez-de-chaussée sont nombreuses à Blanquefort dans le bourg et les villages où elles sont souvent mitoyennes de maisons à un étage, plus cossues, sans doute rehaussées quand les propriétaires ont pu y investir une part de leur fortune ; elles sont typiques de ces maisons basses nombreuses dans le Médoc. Ici, l’espace était plus conséquent et les parcelles furent agrémentées d’un jardin ; c’est dans ce périmètre que l’on peut découvrir quelques petites maisons anciennes construites en fin du XIXème siècle. Les parcelles furent agrémentées d’un jardin, les maisons sont généralement indépendantes ; certaines sont joliment ouvragées, d’autres rappellent le style construction de villas du bassin d’Arcachon.

- rue Marguerite Dumora 7,

- rue Abbé Poncabarre : 7 et 17 (maisons modernes après le 19),

- rue Gabriel Lamboley : 3, 5 (villa Elia), 7 (villa Sanouvah),11 et le 4,

- rue Jules Ferry : 4 (ancien petit Cercle), 11, 12, 13, 15, 19 et 23,

- boulevard Alcide Lançon : 26 (villa Henri), 42, l’ensemble 47-53 et 23-37, 14, 12, 19 (noter l’orientation différente des maisons),

- avenue du général de Gaulle : la série 24 à 30, 22 (maison à étage), 12, 11, 13 et à l’angle rue Edouard Avril, le 14.

Le petit cercle, maison à l’angle de la rue Jules Ferry et de la rue Abbé Poncabarre. Bref historique : la paroisse utilisait, pour son patronage, deux locaux qui lui étaient prêtés depuis la fin du XIXème siècle. Le « Grand Cercle » rue Gambetta, grande salle de 210 m² (21 x 10 m), servait de salle de théâtre, de salle de sport et de lieu de réunions. Il fut utilisé pour des séances de cinéma par le patronage des Bleuets, après le 1er mai 1941. Le « Petit Cercle », rue Jules Ferry, était utilisé pour des animations diverses, avec une salle de gymnastique de 21 m² (6 m sur 3,5 m), sport très populaire à cette époque. Le Grand Cercle est actuellement à l’abandon après une longue carrière au service du théâtre amateur. Le Petit Cercle fut vendu récemment et reconverti en habitation privée.

petit-cerclephoto fonds privé Bret

 

À gauche par la rue Jules Ferry, puis à droite par le boulevard Alcide Lançon.

Saturne :  premier lotissement de Blanquefort.

" Il fut bâti sur des près et des vignes au lieu-dit Gaston. À juste titre, le lotissement dit de Saturne peut être considéré comme la première initiative communale d'envergure en matière de logement. Ce projet, proposé en 1951, s'implante sur deux vastes parcelles à l'ouest de la commune, dans le domaine de Gilamon. Les terrains sont acquis facilement par trois propriétaires et un échange a lieu avec un quatrième entre 1954 et 1955. Cent soixante et un lots sont d'abord mis en viabilité, couvrant une surface d'un peu plus d'un hectare. Le plan du lotissement communal, réalisé par les architectes parisiens Armand, Carme et Henry, est prêt vers 1955. Une esquisse de 1954 montre le parti adopté, qui n'a pas beaucoup varié dans la réalisation. L'avenue de l'Europe est établie sur l'ancien chemin vicinal 21, elle coupe le lotissement en deux îlots qu'une voie nouvelle périphérique réunit (rue de Gilamon et de Lestaing). Une voie centrale à la forme sinueuse découpe les îlots. Les maisons isolées, accolées par deux ou en bande sont réparties au long de ces rues nouvelles et des chemins, d'une placette et d'impasses ; l'ensemble est largement planté. Près de cinq kilomètres de voirie de toute sorte sont réalisés, l'éclairage est mis en place vers 1960 et les plantations, confiées après appel d'offre à l'entreprise Desmartis, réalisées quelques deux ans plus tard. Entre-temps, les terrains sont déjà en vente, l'opération ne semble pas connaître un grand succès à ses débuts puisque seuls cinq lots sont vendus en 1960, neuf en 1962 et six en 1963. Les terrains se vendent plus vite ensuite, d'autant que l'opération est lancée à des prix attractifs : les acquéreurs ont le choix entre neuf prix de terrains dans une gamme variant de 288 à 690 francs le mètre carré. Le cahier des charges précise les obligations des propriétaires : ils doivent particulièrement respecter les contraintes d'évacuation des eaux et d'assainissement, ainsi que le retrait des pavillons. Ceux-ci, lorsqu'ils sont isolés ou jumelés, sont en principe en rez-de-chaussée tandis que les maisons en bande ont un étage. Le lotissement Saturne est étendu en 1962 sur le terrain Darreau ; en 1965, onze maisons supplémentaires suivent, puis six l'année suivante. De nombreux lotissements privés s'engagent après cette opération qui reste exceptionnelle. La municipalité les encourage en règle générale mais il arrive qu'elle refuse les demandes des propriétaires notamment lorsqu'ils morcèlent leur terrain en quelques lots seulement (Arch. Mun. Blanquefort, dossiers du lotissement Saturne).

Texte issu du document : Blanquefort, structure urbaine et paysagère de la commune à travers l’histoire, association Pétronille, patrimoine et découverte, Bordeaux.

Le camp A Saturne : sur la partie droite a existé de 1939 à le camp A Saturne (appelé camp Gaston en 1939) ; construit à la demande de la préfecture de la Gironde pour accueillir les réfugiés du Nord-est de la France en 1939, le conseil municipal a choisi ces prairies du secteur de Gaston au lieu-dit Saturne, car le terrain est libre. Les Allemands ont ensuite récupéré et agrandi ce camp pour les prisonniers arabes et noirs de l’armée française et le chalet Vauclair voisin abritait le commandement du camp.

Le chalet Vauclair.  C'est une maison aux noms multiples ; cette demeure bourgeoise, située au 71 boulevard Alcide-Lançon, appelée aussi cottage Saint-Louis, château Fortin, est encore nommée cottage mosaïque ou baroque à cause de ses motifs décoratifs, mais elle est le plus souvent citée sous le nom de chalet Vauclair. D’autres propriétaires lui ont aussi donné leur nom, comme Mme Faure. Tout près, on aperçoit la villa Bagnères.

chalet-vauclair

Le boulevard Alcide-Lançon : avec le boulevard Victor-Hugo, ce boulevard (noter l’aspect grandiloquent de cette appellation pour le modeste bourg de Blanquefort, sans doute copie-t-on les boulevards de Bordeaux) est une partie de l'ancienne route du Médoc réaménagée sous l'intendance de Tourny, qui prend le nom de chemin de Galochet sous la Révolution et qui deviendra boulevard de Galochet, le village qu’il traverse, en février 1908. C’est en effet à cette date que le conseil municipal dénomme des rues et places publiques du bourg de la commune de Blanquefort, dont la route du Médoc, le boulevard de Galochet, le boulevard Victor Hugo, ainsi que 18 autres rues (dont la rue Jules Ferry) autour du bourg, à l’unanimité moins une voix, et vote en principe la somme de 150 francs pour l’achat de plaques et pour leur pose ; mais le 23 février 1913, le Conseil décide de changer le nom de Boulevard de Galochet et de donner celui d’Alcide Lançon (ancien maire décédé en mai 1910). Proposition adoptée à l’unanimité.

Boulevard Alcide Lançon jusqu’à la rue de Soutey que l’on prend sur la droite.

La rue de Soutey : il s’agit d’une des plus anciennes rues de la commune. Le lieu-dit est connu en 1509 (du latin subtulu qui désigne une loge, un toit à porcs). Au début du XVIème siècle, un carrefour important est signalé par la « croix de Sotey », appelée aussi « croix du Chaffault ». En avançant vers Saint-Michel, on remarque plusieurs granges, signe de l’activité agricole des habitants ; elles sont construites en partie en brique, et certaines d’entre elles sont transformées en habitations.

On aperçoit de l’autre côté de l’avenue du Général de Gaulle la villa Camus.

L’avenue du Général de Gaulle. "Le projet de percement de l'avenue du Général-de-Gaulle apparaît dans les années 1850 (Arch. Mun. Blanquefort, dossiers de voirie, c'est un projet de déviation de la Route Départementale 18 depuis le bas de la côte de Blanquefort à la sortie du village de Galochet qui est encore en discussion en 1853. Cette avenue est en 1951 le Chemin Départemental 2 et aujourd'hui la Départementale 2.) Il est bien visible sur un plan d'alignement de 1854. Cette rue pourfend la maille centrale du bourg dans toute sa longueur."

Texte issu du document : Blanquefort, structure urbaine et paysagère de la commune à travers l’histoire, association Pétronille, patrimoine et découverte, Bordeaux.

La maison Saint-Michel. L’immeuble fut bâti à partir de 1879 par Frogier de l’Éguille, curé de Blanquefort, pour y installer une école privée sur des terrains couverts de vignes appartenant à plusieurs propriétaires. Il fut racheté en 1906 par Mme Tastet-Girard pour que la commune y établisse un hospice. Hôpital temporaire pendant la guerre 1914-1918, l’hospice ouvrit ses portes en 1934 et une école ménagère dirigée par les sœurs du Bon Pasteur y fut annexée dès 1940. Depuis 1988, la maison Saint-Michel est devenue le lycée professionnel Saint-Michel, avec plus de 500 élèves et un restaurant d’application. L’hospice, repris par la municipalité, est devenu la maison de retraite du Verger des Coteaux.

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cartes postales fonds privé Césard.

Pour lire l'histoire de la maison Saint Michel devenu Lycée professionnel, cliquez ICI.

Balade conçue et réalisée le samedi 20 octobre 2012  par Catherine et Henri Bret.

 

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