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Circuit-découverte n° 2 du quartier Majolinas.

Cette visite commentée, conçue à la demande d’habitants du quartier Majolinas (de Majolan à Linas), vous permettra de découvrir la diversité de l’héritage patrimonial de notre commune et la richesse de l’architecture qui va du château à la plus humble demeure et court sur plusieurs siècles. On imaginera, à la place des maisons et rues actuelles, vignes et près, fossés, anciens chemins et vieilles maisons. Bonne découverte à tous !

Itinéraire du circuit :

Château Gilamon

Avenue de l’Europe pré et vigne – ancien camp allemand

Allée plantée (chênes)

Blockhaus de Gilamon

Château Mongireau

Sentier randonnée

Villa Sainte-Colombe

Château d’eau

Chalet Penanguère

La Vega

Château Dulamon – visite-fin

Attention, cette balade traverse des lieux privés que le promeneur ne peut emprunter : château Mongireau, chalet Penanguère, chartreuse La Vega, château Dulamon.balade2

Le château Gilamon.

Le château Gilamon, situé sur un des points les plus hauts de la commune, était autrefois connu sous le nom de château Belmon de Puyastruc, château « l’archevêque » ou château d’Albessard. Ancienne maison noble de la fin du XVIIème siècle, il a été entièrement reconstruit en 1874 et a appartenu, entre autres, au cardinal Lecot de 1895 à 1904. Après l’incendie criminel qui le détruisit en août 1926, les ruines furent vendues en 1933 à M. Franck Pierre Massart-Weil, de Bordeaux, qui le reconstruisit à son goût. Aujourd’hui, la   propriété appartient toujours aux familles Massart et Chabrat.

L’avenue de l’Europe au cœur de Saturne, lieu-dit dont le nom est cité en 1843. Saturne est le premier lotissement de Blanquefort créé en 1951. Il fut bâti sur deux vastes parcelles de vignes et de prés du domaine de Gilamon, au lieu-dit Gaston. 161 lots sont mis en viabilité, sur plus d'un hectare. Le plan du lotissement communal, réalisé par les architectes parisiens Armand, Carme et Henry, est prêt vers 1955. L'avenue de l'Europe est établie sur l'ancien chemin vicinal 21, elle coupe le lotissement en deux îlots qu'une voie nouvelle périphérique réunit (rue de Gilamon et de Lestaing). Les maisons isolées, accolées par deux ou en bande, sont réparties au long de ces rues nouvelles et des chemins, d'une placette et d'impasses ; l'ensemble est largement planté. Près de cinq kilomètres de voirie de toute sorte sont réalisés, l'éclairage est mis en place vers 1960 et les plantations fin 1962. Rappel historique : en 1939, sur les prairies du secteur de Gaston au lieu-dit Saturne, le camp Gaston de 3 baraquements (appelé aussi camp A Saturne) est construit à la demande de la préfecture de la Gironde pour accueillir les réfugiés du Nord-est de la France. Les troupes occupantes allemandes l’ont ensuite réquisitionné et agrandi à 9 baraquements, pour loger les prisonniers arabes et noirs de l’armée française.

L'allée plantée (chênes) : Ces allées se signalent dans la commune par leur côté majestueux et, malgré le vieillissement de leurs arbres, marquent le paysage de façon remarquable. Cette allée de chênes semble relier le château Dulamon à celui de Gilamon, en longeant le fossé de Lestaing. Il reste 20 chênes.

Le blockhaus de Gilamon. Cet ouvrage de l’armée allemande est un témoin de l’ensemble du système défensif mis en place par l’occupant pour surveiller et défendre les grands axes de circulation vers le Médoc et l’océan atlantique. Le plus visible ici est celui de l’espace vert en face de la rue du cardinal Lecot, mais on en a recensé 14 sur la commune.

Dans ce quartier, l’implantation était ainsi :

1 quartier Gilamon (propriété privée), type H 622 - aujourd’hui : cave

2 avenue de l’ Europe, type : H 604 - aujourd’hui : enherbé

3 rue de Gilamon, type H 627 - aujourd’hui : enherbé

Le château Mongireau. Ce domaine viticole, écrit aujourd’hui Mongiraud, tient à l’origine son nom de Mme Marie Anne Bongiraud, veuve Labat, propriétaire en 1777. Jusqu’en 1848, 11 propriétaires successifs vont par des achats de terre augmenter la superficie du domaine. Le 26 janvier 1848, M. Jean Baptiste Jules Roussel, ancien négociant vend à M. Charles Edmond Vuillaume, aussi ancien négociant à Cayenne, le domaine connu sous le nom de Bongiraud, le tout d’une contenance approximative de trente deux hectares, dix sept ares, quatorze centiares. Depuis 1848, ce domaine appelé aussi la « Petite Gorce » est dans la succession de la famille Vuillaume. Le glissement de nom de Bongireau à Montgireau pourrait s’expliquer par le fait que ce domaine est sur un des points culminants de la commune et que Montgireau est un nom plus porteur pour un domaine viticole. Au fils des ans, Montgireau a perdu son T.

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Maison bourgeoise surélevée avec perron et escalier double qui occupe le point le plus haut de Blanquefort (39 m). Les vignes de cette propriété produisaient un cru bourgeois de vin rouge très correct, de bonne qualité, primé d’une médaille d’argent en 1900. La production variait de 15 à 18 tonneaux. Les Vuillaume et Alban de Saint-Quentin travaillaient en famille comme négociants en vin (les seuls de Blanquefort avec les frères Lançon). Adolphe Vuillaume eût 6 enfants dont un de ses fils, Marc, continua son œuvre et sa propriété. Il fut bienfaiteur de la commune ; il fit construire sur ses deniers un grand local dénommé « Cercle des Ouvriers », qui fut très fréquenté. Aujourd’hui, une menuiserie s’est installée dans les anciens chais.

Le sentier de randonnée. La boucle de randonnées blanquefortaise « parcs et châteaux » traverse le quartier de Majolinas en venant du château Dillon et de l’allée des chênes, l’avenue de la salle de Breillan, la rue du cardinal Lecot et les espaces verts du secteur Peyrestruc. Elle part ensuite vers le parc Dulamon.

La villa Sainte Colombe. Nous savons seulement qu’en 1939 la villa était la propriété de M. Charles Pauly, demeurant à Paris. De 1941 à 1944, elle est occupée par les mêmes formations allemandes qui tiennent le château du Lout et le chalet Penanguère.

Le chalet Pénanguère. Joli chalet rustique avec étage et dépendances, construit après 1870 pour le régisseur du château Dulamon, avec un second chalet pour le jardinier. En 1933, le chalet Pénanguère fut acquis par Franck Massart, entrepreneur à Bordeaux, qui l’occupa avec sa famille pendant la construction du château Gilamon. Sa famille en est toujours propriétaire. Le joli parc est couronné d’un chêne tricentenaire.

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La chartreuse La Vega. Cette demeure est certainement très ancienne puisque, dans un incendie en 1970, on y a retrouvé des ferrures du XVIIIème siècle. La chartreuse s’appelait le « Moulinas ». M. Henri Cruse acheta et réaménagea cette ancienne ferme de M. Camus, fermier indépendant. C’est en souvenir de La Vega, en Espagne, et en raison de la belle vue sur la vallée de la Jalle, que M. Cruse a donné ce nom à la ferme. Elle est actuellement la propriété de Mme Vonderheyden.

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Le château Dulamon. Le lieu-dit Le Luc, propriété d’une famille noble de Blanquefort et d’Eysines, est connu depuis 1299. Ancien château du Luc ou Taula, du Luc aux XVII et XVIIIèmes siècles (qui signifie un bois, un bocage au Moyen Age), c’est la propriété successive des familles de Saint-Ahon, du Luc, de la Brède de Montesquieu, de Pontac, Leconte, de Verthamon, Gernon, de Flavigny, Dulamon, Dariste, Albrecht, Prom, Piganeau et Louit, Chatillon, Louit de Montaigut. Le château du Luc était situé sur l’actuel domaine de Dulamon. Devenu vétuste, il fut démoli et sur un emplacement très voisin, le château actuel a été bâti vers 1865, par l’architecte Lafargue, pour Joseph Prom, conception architecturale alliant harmonieusement plusieurs styles du XVI au XVIIIème siècle, ce qu’on peut qualifier de style éclectique. Le vaste parc boisé, avec un étang, des grottes artificielles, des viviers, a été aménagé probablement vers 1870. Philippe Dulamon, négociant à Bordeaux et notable sous la Révolution, exploitait le domaine viticole, alors le plus important et le plus renommé de Blanquefort. Vin rouge de coupage, corsé, de très bonne qualité tenant bien la bouteille. Il loua d’abord le domaine Le Luc, ses dépendances et ses vignes, puis acheta de nombreux terrains le bordant, en particulier Cimbats. Il décéda en 1833 à Bordeaux. Joseph Prom, négociant en vins à Bordeaux lui succéda et racheta le 3 février 1862 le domaine du Luc, qu’il réunit à Dulamon faisant un ensemble de 56 hectares. Le vignoble est cadastré à une contenance de 45 hectares, dont deux de blanc. Il produisait 300 tonneaux de vin rouge coloré, ferme, corsé d’une belle tenue dont le bouquet se développe en vieillissant. Le parc aux multiples espèces d’arbres était orné de volières et de fausses ruines. La faillite de la famille Piganeau (banquier bordelais, gendre de M. Prom, qui en hérita), fut un immense désastre. La propriété fut morcelée et vendue en lots. La famille Louit fut la propriétaire de 1920 à 1945. Le domaine de Dulamon a hébergé l’école d’agriculture de Guyenne et Gascogne, de 1906 à 1910, puis pendant la guerre 1914-1918 a accueilli un hôpital temporaire franco-russe, patronné par l’Impératrice Catherine de Russie, en plein accord avec la Croix Rouge, où le chirurgien Voronof réussit la première greffe osseuse.

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Le domaine de Dulamon est le seul domaine à Blanquefort qui fut réquisitionné pour la période totale de la Seconde Guerre mondiale. Dès le début de l’année 1940, c’est un hôpital qui s’y installe, puis en juin, il héberge les troupes de l’amirauté française lors du repli du gouvernement à Bordeaux pendant 15 jours. Il fut occupé par l’armée allemande jusqu’en août 1944, date où les FFI s’y installèrent provisoirement. Depuis 1945, le château est la propriété de la Fondation des Orphelins Apprentis d’Auteuil, installée au château depuis le 24 octobre 1946, et abrite un lycée professionnel privé connu sous le nom d’Ecole Saint-Joseph et de maison Saint-Joseph.

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Monogramme de Gustave Piganeau, gendre de Joseph Prom.

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photos fonds privé Bret.

Le parc de Majolan (19 hectares) qui appartenait au château, a été acheté par la ville en 1975 pour en faire un jardin public, qui a été enchanté en 2008 ; il comporte un lac et des grottes artificielles, de fausses ruines et nombre d’arbres rares, il est devenu lieu de promenade.

Balade conçue et réalisée le samedi 20 avril 2013  par Catherine et Henri Bret.

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