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Les arbres remarquables.

Depuis quelques années, la commune a entrepris de repérer et protéger les arbres remarquables qui ont grandi sur son territoire. Cette opération a été entreprise d’ailleurs sur l’ensemble de la CUB (Communauté Urbaine de Bordeaux).

Les arbres suivants figurent dans les inventaires des arbres classés au PLU (Plan local d’urbanisme) en mars 2011 ainsi qu’à sa dernière modification (la 6ème) en décembre 2011 (dossier consultable à la mairie).

Le chêne est l’arbre le plus cité : 22 dont 19 chênes, 2 chênes rouvres et 1 chêne pédonculé, ainsi que 2 ensembles, les allées de chênes de Saint-Ahon avec 32 chênes et l’allée de Peyrestruc avec 20 chênes (n’est pas cité la célèbre allée des chênes du château Dillon).

Le pin parasol est nommé 8 fois, le cèdre 7 ; on trouve ensuite le platane 3, le magnolia 2, le marronnier 2, le saule 2, et les suivants 1 fois : cerisier à fleurs, micocoulier, murier, peuplier, sapin, séquoia.

Dans d’autres cas, c’est l’ensemble d’un parc, comme par exemple celui de Dulamon, qui est classé EBC, c’est-à-dire espace boisé classé.

De beaux arbres classés.

C'est un peu comme une victoire des arbres sur la ville, de la nature sur l'urbanisation. Depuis 2006, la ville de Blanquefort préserve ses « arbres remarquables » en procédant à un classement qui permet de les inscrire au PLU et de les épargner lorsque de nouvelles constructions sont prévues là où ils ont poussé, là où ils se sont enracinés durant des dizaines d'années. Ainsi, le Plan local d'urbanisme s'adapte-t-il à ces vénérables ancêtres, fleuron du patrimoine végétal de la commune.

Selon Jacques Verdier, responsable des espaces verts, 45 spécimens situés principalement sur des terrains privés font aujourd'hui l'objet de ce classement ou sont en passe de l'être. Globalement, une centaine est déjà repérée. L'exemple du chêne de Jacqueline Charles, rue du Château-d'eau, illustre bien la démarche. La parcelle est vendue, une nouvelle maison va être construite, mais le vieil arbre reste. Pour éviter qu'il ne soit abattu, le PLU permet justement d'édifier la construction en retrait par rapport à la position qu'elle aurait dû avoir si ce dispositif n'existait pas. La propriétaire des lieux est ravie. Elle vend son terrain, s'apprête à quitter Blanquefort, et elle très heureuse que ce témoin végétal reste sur place. Comme si elle laissait ici, un peu d'elle-même. « Cela fait bientôt 39 ans que je suis là et je l'ai toujours connu à cet emplacement » confie Jacqueline Charles, 72 ans. « Il doit avoir environ 80 ans. C'est un très beau chêne. Je le préfère au printemps, il exprime alors une sorte de renaissance ». La Blanquefortaise se souvient des repas pris en famille à l'ombre de son feuillage avec ses enfants et son mari aujourd'hui décédé. « Je suis une amoureuse de la nature, j'aimerais que l'on me donne un grand terrain pour pouvoir y planter des arbres. Mais celui-ci occupe une place toute particulière dans son cœur. Il fait partie de ma vie, c'est pour cela que j'ai toujours tenu à le garder ». Ce chêne est le seul du secteur, selon Jacques Verdier. Le technicien qui est chargé du repérage des arbres remarquables de Blanquefort a sélectionné, des cèdres, des marronniers, des platanes, un saule, d'autres chênes ou encore des peupliers blancs. Il cite également un micocoulier, rue de Guyenne, qui semble être l'un des plus vieux arbres de la ville, son âge étant estimé à environ 200 ans. « Nous avons aussi des séquoias très anciens dans les parcs.»

En effet, les nombreux arbres, souvent magnifiques, qui se trouvent dans les jardins publics constituent également une richesse immense. On pense notamment à l'imposant platane qui trône à l'entrée du parc Majolan.

Cette politique animée notamment par Isabelle Maillé, conseillère municipale chargée des espaces naturels et de la qualité urbaine, qui vise à conserver un équilibre entre le bâti et le patrimoine végétal, passe aussi par le classement de deux alignements d'arbres. Le premier est situé au niveau de l'allée Peyrestruc ; le second le long du chemin rural de Saint-Ahon où l'on trouve, en bordure des vignes, des chênes d'une centaine d'années. Un espace boisé est également classé rue Pasteur. De plus, comme le souligne Élise Leguiet, responsable du service de l'urbanisme, une charte paysagère a été mise en place depuis plusieurs années maintenant pour préserver les arbres situés sur l'écoparc que gère la CUB. Elle concerne notamment des pins parasols.

Article du journal Sud-ouest du 11 février 2011, Christine Morice.

Découvrez d'autres arbres remarquables dans le canton, cliquez ICI.

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