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Les fermiers en 1945.

La ruralité du Blanquefort d’avant-guerre ne fait pas de doute. Les fermiers sont nombreux, on compte sur la commune une centaine de fermes. « Il y avait beaucoup de fermes dans la campagne. Dans le courant du mois de mai, il y avait les Rogations. Là, monsieur le curé faisait le tour des villages avec deux enfants de chœur habillés comme pour dire la messe. Les enfants de chœur portaient une croix et il s’arrêtait dans les villages pour bénir les cultures. Alors là, les femmes installaient une table recouverte d’une nappe blanche avec des chandeliers et chaque habitant du village pouvait apporter son offrande, du sucre, du café, peut-être de l’argent aussi. Il y avait des dames qui suivaient avec des sacs à provisions et qui mettaient tout cela dans leurs paniers. Et tout le long du chemin, ils chantaient des cantiques, des chants d’église. Et quand ils s’arrêtaient à chaque village, on faisait des prières tout haut », selon le témoignage d’un habitant. Les exploitations agricoles n’ont pas dû subir de grands changements pendant la période de l’occupation. Plusieurs types de listes sont conservés aux archives municipales de Blanquefort. Ces différentes listes tournent autour d’une centaine de fermes identifiées comme telles et donc une centaine de noms de fermiers. On observe quelques variations selon les listes et sans doute selon les critères retenus.

Nous prenons comme référence l’année 1945 pour laquelle nous avons trouvé des listes de noms de fermiers imposés sur leur production de lait à la date du 18 février 1945. Voir cette liste en fin d’article.

Les deux tiers des fermes étaient situées au nord de la commune, autour du pôle Caychac, qui avec La Rivière, Peybois et Linas regroupe 38 % des exploitations et à l’est, dans les marais (23 %). C’est là en effet que sont les terres agricoles ; les plus fortes concentrations se situent dans les villages périphériques, proches des prés et pâturages : 14 dans les marais, 8 à La Rivière et à Florimond, 6 à Caychac et à Linas, 3 à Licquart et à Breillan, 2 à Andrian et les autres disséminés.

Dans une autre liste des archives, on peut repérer la localisation suivante : Caychac arrive en tête avec 14 implantations, suivi de près par la Rivière avec 13, puis Linas 12, Florimond 9, Peybois 8, Laubarède et Breillan 4 chacune, La Gravette, Licquart et Maurian 3, Andrian, Tujean, Vaneau 2 et les autres dispersés. « Les propriétaires de domaines et grosses maisons bourgeoises : Dulamon, Gilamon, Dehez, Maurian, Tujean, Dillon, Linas, Cambon, Saint Ahon, Fongravey, Grattequina, etc. qui occupaient de nombreux employés, hommes et femmes, aux travaux nécessaires à l'exploitation des terres, bois et vignobles, et à l'entretien des bâtiments, aux travaux domestiques, et parfois à l'élevage de chevaux et vaches laitières. Le plus souvent, la gestion de ces domaines était confiée à des régisseurs-intendants ou hommes de confiance habitant la commune, les propriétaires ayant quant à eux d'autres activités à Bordeaux ou ailleurs », selon les souvenirs d’un Blanquefortais.

La petite commune rurale tranquille était appréciée par de grandes familles bordelaises fortunées, à la fois pour y cultiver de bons vins et pour le charme de la vie dans ces grandes propriétés s’étendant autour de leurs châteaux jardins, parcs d’agrément, espace, bois plantés dans certains cas d’essences rares, garenne, viviers et pièces d’eau… un certain art de vivre. C’est cet équilibre que la guerre fera éclater et en grande partie disparaître. D’autres images d’avant-guerre : Raymonde Pineau par exemple a connu la grande artère qui traverse Cachac, recouverte de grave et fréquentée par des charrettes à cheval : « c’était le temps où on dansait chez Filatreau ». Aujourd’hui, un pharmacien a pris la place du dancing.

Des cartes postales anciennes, précieux témoignage sur les rues et les habits des personnages, permettent de revivre un peu cette ambiance disparue. Pour conclure, essayons d’imaginer telle ou telle partie de la commune avant la guerre : par exemple, à l’emplacement du lycée des métiers du bâtiment, se trouvait une colline aux pentes douces, plantée de pins, verdoyante, débouchant sur des vignes et des près, qui s’étendaient à l’infini vers la Garonne et dont les terres étaient exploitées par quelques fermes isolées. C’est là que les Allemands installeront un immense camp de repos pour leurs soldats, dispersé à travers le bois de pins. Un peu plus loin, sous l’emplacement de l’usine Ford actuelle, se trouvaient une dizaine de fermes et de grands pâturages où s’élevaient des troupeaux de vaches…

Partout dans la commune :

- des vignes qui entouraient les châteaux, mais également de nombreuses parcelles de vignes de petits propriétaires qui connaissaient cet art de cultiver les vignes et de produire du vin ;

- des jardins nombreux ;

- des bois ;

- une nature omniprésente ;

- des petits chemins de terre parfois tortueux dont il ne subsiste que de rares exemples…

Catherine Bret-Lépine et Henri Bret, Années sombres à Blanquefort et dans ses environs, 1939-1945, Publications du G.A.H.BLE, 2009, p. 25.

Les lieux sont soulignés avec au-dessous les noms des fermiers.

Trabuchet    

Goffre Gabriel

Florimond

Tessonneau Emilien

Moustie Fernand

Rami Georges

Manuaud Georges

Laloubeyre Raymond

Micau Georges

Grattequina

Gabriac (Château)

Paviot Louis

Benaben Paul

Dubourdieu Guillaume

Garato

Veuve Paucan

Chemin de Labarde

Rouillard Georges

Pontacq

Bardet Raoul

Barail-Neuf

Chambariere Daniel

Marot

Mercier Alexis

Liquard

Bessieres Jean

Voelmy

Perrin-Jacquet Marguerite  

Baugeolles

Desanges Marcel

Picherie

Rouillard Joseph

Bagnolet

Richard Joseph

Portici

Gautrat Emmanuel

Métairie Du Fond

Vert Albert

Frechaud Lucien

Port Du Roy

Lagrange Ulysse

Château Du Déhez

Tchernikoff Pierre

Maisons Rouges

Lagrange Ismaël

Le Vanneau

Labeyrie Paul

Triat Emilien

Le Soustra

Pradier Jean

Trembley

Belot

Dinassac

Gorphe Raoul

Saumos

Martin Jean

La Rivière

Bacquey Léopold

Feydieu Léopold

Breuil

Bos Pierre

Cousteau Jean

Lauga Jean

Romefort Anthony

Bregnays

Bernatets Jean

Fleurennes

De Montbel Florent

La Landille

Cricq Jean Baptiste

Andrian

Pineau Jean

Cabiro Louis

Dupuy Augustin

Magnol

Couturous Paul Jean

Mataplan

Sté Civile De Mataplan

Les Pins

Louley André

Dupuy Augustin

Rue Jules Moreau

Ornon Marcel Jean

Cimbats

Duvert François

Canteret

Pastureau Pierre

Bertau Louis

Montigny

Gautier Raymonde Veuve

Liot

Moucheboeuf Louis

La Gravette

Dugay François

Route du Médoc

Ecole D’agriculture

Laubarède

Fort Pierre

Braud René

Breillan

Cardineau Gaston

Linas

Rousset Léon

Sintin Guy

Lacoste Pierre

Rousseau Jean

Pardon André

Caudéran Irène Veuve

St-Ahon

Ducamin Louis

Caychac

Blanc Edmond

Blanc Roland

Olivier Mathurin

Sarthou Léon

Biays Jean

Roudey Gabriel

Duverdier Georges

Seguin Pierre

Tanaïs

Baudiniere et Vigier

Leglise Paul

Peybois

Lespine Pierre

Micau Pierre

Eyquem Alcide

Fort Armand

Le Landot

Bacquey Jean

Les Tuilieres

Ferry Jean

Belair

Sibrac André

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