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L’histoire de la paroisse de Macau.

Le clocher rectangulaire roman de l'église paroissiale de Macau, d'un style « landais » proche du style de celui de l'Abbaye de Saint-Sever, daterait de cette époque, néanmoins, l'abbé Baurein estime que la fondation de cette paroisse et l'érection d'un premier sanctuaire sur ces lieux remonteraient à l'époque carolingienne, avant ou après les ravages que les Normands infligèrent au Médoc tout au long du IXème siècle.

Le choix de son Saint Patron, ou plutôt de sa Sainte Patronne, Notre Dame, le fait que l'Abbaye de Sainte-Croix de Bordeaux ait préludé à sa constitution et jouissait de la dîme en temps que seigneur féodal ainsi que la présence d'une sauveté (quatre croix délimitant un lieu d'asile) au sein de cette paroisse inclinent à penser que la fondation de la paroisse de Macau se fit vers l'An Mil par la renaissance d'un foyer de population antérieur.

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La comparaison entre la fondation de Notre Dame de Macau et Notre Dame de la Fin des Terres, à Soulac, est enrichissante à cet égard : la Charte de Guillaume le Bon, en 980, concédant à l'Abbaye de Sainte-Croix de Bordeaux les terres de Soulac « à fief », avec droit de sauveté, le choix de Sainte Marie pour patronne et l'érection d'un clocher fortifié, sont tous points communs entre les deux paroisses. Ces similitudes incitèrent de nombreux auteurs à considérer la paroisse de Macau comme un prieuré, ce qui ne semble pas le cas dans les « lièves » [le liève est un extrait du terrier qui comptabilise les données principales en matière de redevances seigneuriales] de l'archevêché, car cette paroisse n'y a toujours obtenu que le titre de vicairie séculière, signe qu'une communauté chrétienne préexistait au don de cette paroisse à Sainte-Croix. Là s'arrête la comparaison par rapport à Soulac, lieu chargé d'histoire chrétienne, mais terre pauvre à mettre en valeur par une entreprise monastique, car le duc d'Aquitaine qui inféoda les terres de Macau au chapitre de Saint-André, moins l'enclave de Cantemerle, concédait une terre de rapport, au demeurant mise en valeur par des générations de serfs et manants. À moins que la dépopulation intense que le Médoc connut à l'époque des invasions Normandes ait impliqué une renaissance de ces terres d'occupation des sols dense et très ancienne, comme Macau, par des avantages concédés à une nouvelle vague de peuplement, attirée par les perspectives de liberté et d'enrichissement portées par une fondation de ce genre.

Cette hypothèse sera reprise par Édouard Féret et Théophile Malvezin dans leur ouvrage commun « Le Médoc et ses Vins », imputant à la tradition locale la destruction de l'ancienne « ville de Macau » par les Normands.

Étude historique du terroir du château Cantemerle, Grand cru classé en 1855, Jean-Pierre Salles, avril 2003, 208 pages, Société Albedo, Gaillan-en-Médoc, p.24.25.

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