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L'église de Blanquefort en 1734.

À partir du texte d’archives suivant, on peut essayer d’imaginer le style de l’église d’avant la reconstruction de 1806.

« La sacristie se trouve derrière le maître autel. Elle est voûtée comme le sanctuaire (l'église ici décrite est celle qui a précédé l'actuelle église Saint-Martin.) Les registres de catholicité présents sont ceux depuis 1682, le plus ancien date de 1609. L'église est bâtie en pierres, chaux et sable. Longueur 60 pieds, largeur 46, hauteur 27. Elle est profonde et carrelée. Les murailles sont blanchies en dedans, non recrépies dehors, les fenêtres vitrées sont garnies de barres de fer.

Droit de banc : Duc de Duras, de Maurian, de Gauffreteau, M. Tirac (?), Mme de Thibaud (?), dans une chapelle à M. de Lau, Le Comte, Maignol, Aquart.

Il y a 3 chapelles du côté droit, en entrant :

1° : la chapelle Saint Jean, Mme Thibaud prétend qu'elle est à sa famille.

2° : la chapelle Sainte Catherine, M. Gauffreteau prétend qu'elle est à sa famille.

3° : elle représente Notre-Dame de la Pitié, M. de Maurian prétend qu'elle est à lui.

Côté gauche, il y en a deux : l'autel de Notre-Dame et une chapelle sous les cloches appelée la chapelle Saint Georges à M. de Maignol. Il y a des pierres sacrées dans toutes sauf dans la chapelle Saint Georges.

Il y a deux confréries : celle de Saint Jean et celle du Saint Sacrement. Il y a une chaire et deux confessionnaux.

Le clocher est en forme de tour carrée au-dessus de la chapelle Saint Georges, couvert d'ardoise. Il y a deux cloches ; on sonne l'angélus soir et matin, et à midi en carême.

Le cimetière environne l'église, entouré de murailles, une croix de pierre au milieu.

Les enfants non baptisés n'y sont pas enterrés.

Pas de revenus fixes, un barrail de l’église (barrail : prairie de fauche clôturée, en Gascogne), un petit pré et une petite pièce de terre, une petite pièce de vigne ; celle-ci est un obit pour 4 messes (un obit est un honoraire payé aux prêtres pour la célébration d’un service funéraire.)

Saint Georges : 4 messes par an, Maignol est le collateur. Chapelle Saint-Aon en ruines.

Peu de gens assistent aux processions des rogations, pas de pèlerinage. La distribution des aumônes est faite par le vicaire.

La dîme de la grave est faite sur le pied de 13, au marais sur le pied de 30.

Il y a 10 villages, 30 métairies ou maisons, 100 communiants, très peu manquent au devoir pascal, sauf les sieurs Verhiac et Planeau.

Pas de maître d'école, mais une dame se charge de quelques enfants qu'elle tient séparés (garçons et filles).

Trois accoucheuses.

Piget, avocat à la cour est juge. Dardon, procureur en Guyenne, est le procureur d'office.

Il y a une prison, mais il n'y a personne dedans. Pas de notaire, mais un greffier (Verminet : Il s’agit sans doute de Berninet.) qui est tailleur d'habits, ni médecin, ni apothicaire, mais 2 chirurgiens.

Il y a beaucoup d'ivrognerie, surtout les dimanches, les cabarets sont ouverts jour et nuit. On danse.

Le presbytère est à 100 pas de l'église, Cholet est curé, âgé de 66 ans, il a 2 valets et une servante. »

(Archives départementales de la Gironde G 652 : document rédigé par le curé pour la visite pastorale de l’évêque).
Texte paru dans « La vie religieuse à Blanquefort au XXème siècle », Henri Bret, Parutions du G.A.H.BLE, 2006, pages 15-16.


On trouve par ailleurs aux Archives départementales les notes suivantes

- 1650 : nombre d’hosties consacrées pendant le temps pascal : 539,

- 25 janvier 1696 : inhumation de Fortis Dulau, curé de la paroisse, « au coin de l’autel, costé de l’évangile, lieu destiné pour messieurs les curés »,

- 15 mars 1775 : bénédiction d’une cloche destinée à servir de timbre à une horloge et à annoncer les offices et fondue par les soins de Pierre Billatte, écuyer. Le parrain a été André Aquart et la marraine Cécile Billatte.

(Série E supplément, tome premier du canton de Blanquefort).

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