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Joomla : Porte du Médoc

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Certaines réquisitions provoquent des réclamations.

Les gendarmes notent scrupuleusement. tous les détails.

PV n°386 du 13 juillet 1941 : M. Félix, propriétaire du château Lagorce, au Taillan : “ Du 21 au 25 mai 1941, 5 pièces de mon château ont été réquisitionnées pour y loger des troupes d’occupation qui étaient de passage. À leur départ, j’ai constaté qu’ un grand portail de bois avait été désaxé, le câble métallique qui le soutenait cassé ainsi que deux tourelles, les fils électriques des 5 pièces coupés et emportés, les douilles d’ ampoules disparues ainsi que 4 lampes. De plus, le compteur qui comptait à leur arrivée 2 kWh en comptait 221 alors que ma consommation normale est de 5 kWh tous les 2 mois. ”

PV n°105 de gendarmerie du 9 février 1942 : M. D., mécanicien, rue Gambetta à Blanquefort déclare : “ Je possède à Blanquefort, en bordure de la route du Médoc, une maison à usage de garage. Depuis le 4 septembre 1940, elle est réquisitionnée par les troupes d’occupation qui y ont installé un atelier de menuiserie. J’avais mis tout le matériel dans un petit local attenant. Depuis la réquisition, je n’avais pu pénétrer chez moi jusqu’ à ces jours derniers. Faisant l’inventaire du matériel, j’ai constaté que les deux bidons d’essence de 200 litres chacun avaient été enlevés. La maison Energic me réclament ces récipients, ils me sont consignés 22 francs pièce. En conséquence je demande qu’il me soit remboursé le préjudice. ”

PV n°139 du 16 février 1943 : dégâts causés par les troupes d’occupation. Déclaration de O., propriétaire demeurant à Blanquefort, rue Jules Moreau : “ Les troupes d’occupation ont occupé pendant deux ans environ ma maison des Arroques à Blanquefort. Pendant cette occupation, les soldats ont brisé des carreaux du carrelage de la cuisine, des carreaux de vitre, ils ont souillé les murs des appartements, descellé les portes. L’ensemble des réparations s’élève à la somme de 3 815 francs. Avant l’arrivée des troupes d’occupation, des réfugiés ont été hébergés dans ma maison, qui à l’ arrivée de ces derniers, avait été remise en état.

PV n° 898 du 4 août 1944 : Le régisseur du château de Sénéjac, Le Pian-Médoc, déclare : “ Le château a été occupé par une unité de la 6/Panzer, régiment 15. Le château a subi des gros dégâts. Des ponts et des allées ont été détruits, des coins de mur ont été endommagés, 15 abris ont été creusés dans les allées pour mettre les chars (ces trous sont profonds de 80 centimètres environ, longs de quinze mètres et larges de cinq mètres environ). Dans les 33 pièces du château, où les officiers, sous-officiers et soldats ont logé, les parquets sont à racler et à nettoyer. Ils ont occupé 21 pièces dans les dépendances et les garages et les remises pour en faire des ateliers de réparation, magasins et dépôts d’essence. ”

Texte extrait du livre « Années sombres à Blanquefort et dans ses environs 1939-1945 », Catherine Bret-Lépine Henri Bret, publication du G.A.H.BLE, 2009, page de 195 et 198.

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