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La réquisition du château Dulamon.

Le domaine de Dulamon a hébergé l’École d’ Agriculture de Guyenne et Gascogne de 1906 à 1910, puis, pendant la guerre 1914-1918, a accueilli un hôpital temporaire franco-russe, patronné par l’impératrice Catherine de Russie, en plein accord avec la Croix-Rouge, où le chirurgien Voronof réussit la première greffe osseuse. Il fut aussi longuement occupé durant la Seconde Guerre mondiale.

PV   du 19 août 1940 : M. L. Bernard, 28 ans, propriétaire demeurant au château Dulamon : « J’ habite dans une maison d’ habitation à 150 m à l’ ouest du château ; je suis chargé de la surveillance du château, lequel est momentanément inhabité, mais il y a des traces d’ effractions. Ce château a été occupé depuis le début des hostilités, successivement par le personnel de l’ hôpital de la croix de Malte, l’ Amirauté française et un détachement allemand.»

Le 17 décembre 1940, les gendarmes ont entendu M. Fillon Amédée, maire de Blanquefort, qui a déclaré : « Au début de 1940, un hôpital fut installé au château Dulamon à Blanquefort. Cet établissement portait le nom d’hôpital des chevaliers de Malte et était dirigé par le comte de Béarn ; au mois de juin, vers le 14, le château Dulamon fut réquisitionné par l’ Amirauté française qui y séjourna jusqu’ au dimanche 23 juin au matin. Après le départ de ces militaires, l’hôpital fut repris par le comte de Béarn qui continua à l’habiter. Le 30 juin, les troupes d’occupation arrivèrent à Blanquefort ; elles réquisitionnèrent plusieurs logements, notamment le château. Celui-ci fut occupé par des troupes motorisées, une centaine d’hommes environ. Ils y restèrent 4 ou 5 jours. Par la suite, ce château fut gardé par un sous-officier et cinq   hommes, et interdiction absolue fut donnée à toute personne d’y pénétrer. Dans ce château, d’ après les dires de l’officier de l’armée allemande, chargé des logements, il devait y avoir 80 lits environ, complets. Comme il lui manquait des matelas pour coucher ses hommes, cet officier vint à la mairie et réquisitionna 20 matelas destinés aux réfugiés, qui ont disparu. Je tiens à déclarer que ni le comte de Béarn, ni les troupes d’occupation ne m’ont jamais prévenu de leur départ, ni du matériel qui y existait. J’ai appris par la suite, que deux camions allemands sont venus et ont emporté beaucoup de literie. J’ignore totalement, si des personnes des environs du domaine y ont pénétré, et se sont emparés du dit mobilier. Je crois me rappeler que M. Bernard L. devait être de retour, lors de la première occupation du château par l’armée allemande.»

M. Raymond, 61 ans en 1940, était fermier éleveur, à la vacherie du domaine Dulamon à Blanquefort, propriété de Mme Châtillon, demeurant 78 boulevard de Courcelles, à Paris. «Je suis fermier au domaine Dulamon jusqu’ au 1er mars 1941, suivant bail enregistré le 1er mars 1938, moyennant un prix annuel de 8 000 francs, payable par semestre et d’avance.»

PV n° 353 du 13 octobre 1940 : M. Raymond fermier : «Du 15 au 28 juin 1940, mon exploitation a été occupée par l’Amirauté française. Le domaine a été occupé, tout d’ abord le 15 juin, par soixante fusiliers marins. Un deuxième détachement de deux cent hommes a suivi, puis un troisième de quatre cent hommes environ. Ces détachements étaient pourvus de leur matériel de campagne, cent camions environ, autant de voitures diverses ainsi que du matériel de DCA, de quatre mitrailleuses jumelées, placées dans les prairies, dont j’avais l’exploitation autour du château Dulamon, sur une superficie de 6 ha. Des automitrailleuses, avec leurs caisses à munitions ont été garées dans les prairies. Pour se loger, les fusiliers ont débarrassé tous les bâtiments, en évacuant au dehors, tout le mobilier et les divers matériels agricoles de mon exploitation : charrettes, faucheuses, voitures diverses, coupe-racines, bidons, seaux à lait, etc. ; les armoires ont été également vidées de leur contenu, linge, vaisselle, disques de phono, etc.»

L’évaluation des dommages, suite au passage de cette troupe française en juin 1940, se chiffre à :

- trente charrettes de foin utilisées pour le couchage à 300 F l’une, soit 9 000 F ;

- perte de 2 vaches laitières en plein rendement à 3 500 F l’une, soit 7 000 F ;

- dégâts causés aux prairies entourant le château par le passage des camions et des divers véhicules qui ont été garés : la   perte est de 2 charrettes à 3 000 F, soit 6 000 F ;

- volailles : perte de 40 têtes à 40 F l’une, soit 1 600 F ;

- bois de chauffage employé pour les cuisines roulantes et piquets d’acacia, soit 1 500 F ;

- dégâts au mobilier, ustensiles de cuisine et futailles vinaires, pour bris de meubles notamment un lit, vaisselle brisée ou manquante, linge disparu, bris de disque de phono, etc., soit 1 500 F ;

- dégâts au matériel agricole, charrettes, voiture légères, faucheuses, pompes, bidons et seaux à lait, etc., soit 2 500 F ;

- préjudice commercial : perte de lait, etc., 3 000 F. Soit au total, la somme de 32 100 F.

Les troupes allemandes prennent immédiatement le relais après le départ de l’amirauté française. Le château Dulamon, avec son domaine, offrait toutes les commodités pour y installer les formations allemandes qui vont cohabiter pendant toute la guerre, avec entre autres les équipes de la DCA et une unité combattante, soit la présence d’environ 200 soldats. En 1940, le relevé municipal de matériel nécessaire à porter au château indique 240 matelas et 120 paillasses, 400 couvertures, 200 couverts, 40 armoires et 200 sacs de couchage.

Le domaine de Dulamon est le seul à Blanquefort qui fut réquisitionné pour la totalité de la guerre :

- août 1941 : formation F 15 704 ;

- mars 1942 : formation 24.331 et formation 41.937 ;

- juillet 1942 : formation 25.015 et formation 28.914 ;

- septembre 1942 : formation 23.015 B et formation n° 01333 ;

- décembre 1942 : formation 41.937 ;

- février 1943 : formation 16 073 et formation 41.937 (Kommandantur) ;

- août 1943 : formation 45 937.

d.plan-chateau Plan provenant des archives municipales de Blanquefort.

Le récapitulatif des frais de travaux effectués jusqu’ en 1944 s’élève à la somme impressionnante de 13 165 668 F. « Dans ces dépenses ne sont pas comprises les factures d’entrepreneurs ayant travaillé à Dulamon avant octobre 1940, ni ceux dont les factures n’ont pas été visées par moi. Ne sont pas comprises les sommes dépensées en main-d’ œuvre payée directement par la mairie », indique le secrétaire de la mairie. De nombreux travaux de construction et de réaménagements divers vont être engagés pour équiper et entretenir le domaine et le château Dulamon à la convenance des troupes d’occupation, et cela va occuper des dizaines d’entreprises et de corps de métier différents.

La mairie affecte du personnel civil pour les besoins de l’occupant : 7 femmes et 10 hommes doivent être affectés aux besoins de l’occupant ; une note en bas de feuille, au crayon, indique : «Le commandant demande de toute urgence pour demain 40 hommes pour enlever du lac les mitrailleuses et les tanks. Envoyer chercher le maire de suite au Pian pour voir Carme.» Il s’agissait du matériel militaire que l’armée française avait sabordé avant l’arrivée des Allemands.

La mairie délivre les bons pour tous les travaux demandés par l’officier allemand pour avril 1942. Il faut renouveler les tapisseries, la peinture, et faire les raccords de plâtre nécessaires dans le casino, la chambre d’un inspecteur et la chambre d’un officier. « Ordre de travailler le lundi de Pâques pour terminer le surhaussement du mur pare-balles. » Dans les témoignages, il ressort que les Allemands apparaissaient à la population blanquefortaise comme des hommes en pleine forme et sportifs. Ainsi, nous découvrons qu’au mois de mars 1942 les autorités demandent l’aménagement d’un espace sportif à Dulamon avec :

- un terrain de rugby nécessitant terrassement, transport de terre à la brouette, remblais, pendant des semaines ;

- un terrain pour le lancement du marteau ;

- un sautoir avec deux poteaux à coulisses ;

- deux buts pour pratiquer du football.

« Je travaillais pour le château. Au sous-sol : il y avait les cuisines, et la chaufferie, aux étages : les nombreuses chambres et sur le toit une plate-forme d’observation sera aménagée puis, vers 1943, une deuxième plate-forme a été installée. »

Dans l’infirmerie, il faut construire et installer 8 armoires dans la salle d’opération, fabriquer 60 escabeaux de chevet pour malades et 70 panneaux en carton pour têtes de lit, sans oublier de réparer les tuyaux de fumée.

À l’ occasion du départ de chaque formation et pour préparer l’arrivée d’ une nouvelle, la mairie doit faire une révision complète du château, des annexes et des baraques.

En avril 1942, le personnel fixe détaché par la mairie pour les travaux est composé de 6 personnes : 2 manœuvres pour l’ entretien des baraques et corvées diverses, 2 manœuvres pour le sciage du bois de chauffage, 1 manœuvre pour l’ entretien des pelouses, 1 homme pour le contrôle, la surveillance du bois et autres matériaux sur le chantier.

À la mairie, le conducteur des travaux note toutes les demandes, sur son cahier conservé aux archives municipales.

Voici quelques exemples : peindre et numéroter 17 flèches d’ indications ; peindre le placard dans le bureau du commandeur ; peindre la clôture entourant les baraques et la cantine ; nettoyer la réserve à charbon ; nettoyer tous les poêles et leurs tuyaux ; badigeonner l’intérieur et l’extérieur du petit garage ; réparer la toiture du premier baraquement ; repeindre tous les poteaux indicateurs dans le château et aux entrées ; réparer les panneaux de camouflage ; adapter les clefs en double à toutes les portes ;  adapter les clefs en double aux armoires et placards ; poser une clôture à la pelouse, bordant la route côté piscine ; installer une clôture à la pelouse, en face de l’infirmerie et la peindre à l’huile ; réparer le portail du côté de la vacherie ; réparer la toiture du magasin à vivres et de l’appentis côté cuisine ; faire des raccords de plâtre dans la chambre du commandant ; vérifier la clôture dans la partie réquisitionnée au château et réparer les parties démolies ; construire sept caisses avec cadenas et poignées ; construire quatorze mangeoires en bois et un petit hangar en bois ; construire un bâtiment à usage de lavabos et WC ; peindre les salles de malades de l’infirmerie. Une nouvelle formation demande l’aménagement d’ une salle de réunion et l’ empierrement des routes autour du château, du garage...

L’unité allemande arrivée en septembre 1942 demande la confection de sièges pour cabinets ; la commande est écrite en rouge sur le cahier, son exécution doit être très rapide.

Presque tous les jours, de nouvelles demandes de travaux arrivent et sont inscrites sur le cahier. Devant l’ampleur des travaux et leur coût, le responsable municipal est inquiet : «J’ai eu une entrevue avec l’ officier allemand de Dulamon dans le but de déterminer à qui incombent les travaux, soit l’ État français, soit l’ armée allemande, et dans le but de réduire la somme des travaux. Dorénavant, les travaux seront commandés par des bons allemands.» La Standortkommandantur de Dulamon fait réaliser certains travaux par ses soldats : « Les autorités allemandes font démolir une volée de l’escalier en bois à Dulamon pour construire un édicule à usage militaire. Les bois sculptés ont été mis au dépôt ainsi que la glace. Une fenêtre est percée à travers le mur.» « La Kommandantur de la formation 41 937 offre, pour activer les travaux, la main-d’ œuvre des prisonniers nord-africains.» « Le toit du château a besoin de réparations urgentes ; il est demandé de faire le nécessaire dès que possible » mais, annoté à côté, on peut lire : « attendre le départ formation, réparation trop coûteuse.»

L’autorité allemande est pressée et maintes fois exige que les travaux soient réalisés plus rapidement : « Les ouvriers de la Sacer qui sont nécessaires pour l’aménagement des écuries comprenant l’installation électrique, entre autres, devront travailler la nuit du 23 au 24 octobre, et la journée du dimanche 25 octobre 1942.»

Les travaux « inhabituels » sont notés sur le cahier municipal, en rouge, en signe d’urgence. Il est demandé de réaliser, en 1943 :

- l’installation d’une force motrice, pour l’atelier de réparation d’armes ;

- l’installation d’une deuxième force motrice, pour l’atelier de réparation autos ;

- la construction de canalisations et de regards pour l’écoulement des eaux pluviales ;

- la confection de cent porte fusils ;

- la confection de dix étagères porte-masques ;

- la réfection des canalisations de la piscine (cette piscine était un réservoir d’ eau très profond de 10 m sur 5 environ, antérieur à l’ occupation, aujourd’hui comblé).

Le chargé du suivi des travaux pour la municipalité de Blanquefort prend des initiatives : « J’ai fait poser des barreaudages aux fenêtres au-dessous du petit garage, pour éviter l’escalade et la détérioration de la toiture au-dessous. » Le souci de bien gérer les finances de l’État français l'amène,  à faire une nouvelle démarche en janvier 1943, car la municipalité s’affole devant l’ ampleur
de travaux : « Suis allé à la préfecture. J’ envoie au préfet, pour indiquer que les formations de  la Luftwaffe à Dulamon se sont déclarées autonomes, en ce qui concerne la commande des travaux. J’ai prévenu que les travaux de peinture des baraquements de Saturne s’élèveraient à une grosse somme. Le lendemain, j’ai reçu un ordre de la Heeresunterkunftrarwaldung (sous-service de la clientèle), approuvé par la préfecture, approuvant ces travaux. »

Pendant l’année 1943, une nouvelle formation allemande s’installe et, aussitôt arrivée, elle demande : l’ installation d’ une chambre froide pour la cantine, le déplacement d’ une canalisation d’ eau dans la cuisine ;  l’installation d’une vidange pour la cuisine au réfectoire des sous-officiers, la construction de 5 panneaux de camouflage pour l’infirmerie, la pose de peinture de camouflage sur les vitres et ampoules des logements. D’ autres demandes, comme la construction de chevalets, d’ étagères porte-masques, de caisses à charbon, l’ encadrement de la carte dans la chambre du commandant et la construction de deux dépôts de munition, sont facturées aux troupes d’ occupation, car sans doute jugées superflues par les responsables municipaux.

d.plan-1939 Plan provenant des archives municipales de Blanquefort.

En avril 1944, le conducteur de travaux municipal découvre que « les autorités allemandes, ayant fait brancher directement la canalisation du potager sur la conduite de la ville, je fais établir un bon de réquisition à la Lyonnaise des Eaux, pour la pose d’un compteur ”. En août 1944, les troupes allemandes évacuent Dulamon, de nuit ou en soirée. Très vite, le château reçoit « des visiteurs». « Puis, à la débâcle, les Allemands sont partis en camions en bicyclettes, un peu comme ils pouvaient. Et là, les gens allaient au château Dulamon afin de se récupérer bien des choses, des meubles, de la vaisselle…»

« Dans la nuit de 2 au 3 août 1943, un très gros orage s’est abattu sur Blanquefort avec grêle et grand vent occasionnant des dégâts importants à la toiture ; de très grosses gouttières sont signalées au château, les chéneaux sont hors d’usage et ne semblent pas pouvoir être réparés sans un remaniement et remplacement partiel.»

Le devis de réparation prévoit 20 feuilles de zinc, 1 500 ardoises et 50 feuilles de tôle galvanisée. Les dépendances de Dulamon sont aussi touchées :  le grand garage dans la cour du Luc a sa couverture en éverite hors d’usage ; la toiture d’une baraque où est installée une cuisine a été crevée par une grosse branche ; dans le hangar aux huit voitures, la moitié de la toiture en éverite s’est envolée ;de nombreuses vitres ont été cassées.

Le 7 septembre 1944, après le départ des troupes allemandes, un constat est établi par maître Pierre, huissier du propriétaire. On peut relever quelques aspects marquants du constat :

- le parquet à fougères est sérieusement endommagé dans le grand salon où se trouvent 16 châlits métalliques ;

- 130 vitraux manquent dans le hall et d’autres sont soufflés, remplacés par des verres blancs ;
- plusieurs cheminées sont fissurées, des cloisons soufflées à l’étage ;

- une des évolutions de l’escalier à double évolution du hall a été supprimée.

Tout le château de Dulamon paraît en outre avoir souffert à la suite d’explosions. Les dégâts auraient été provoqués par l’explosion d’une pièce du sous-sol où se trouvait l’installation téléphonique. Dans une pièce, il a été créé une cage d’escalier pour monter sur le faîtage, avec une prison à côté ; 2 postes observatoires à utilisation militaire ont été construits sur la toiture, un sur le dôme central, l’autre sur le pavillon nord-est. La toiture comporte de nombreuses ardoises cassées, et sur certaines paraissent des traces de balles. Il reste de nombreux meubles de bureau en mauvais état.

Les troupes françaises occupent le domaine de Dulamon dès le mois de septembre 1944.

« Après le départ des Allemands, il y a eu des soldats noirs : quand je leur demandais d’ où ils venaient, ils répondaient en riant et en articulant : « du Cameroun. »

Les troupes FFI s’y sont installées : une compagnie de réparation divisionnaire, depuis le 14 février 1945 ; un détachement de la 619 e compagnie du service du matériel, en juin 1945 ; une compagnie de transport n° 258 de la 3° Région aérienne, en décembre 1945.

Dans le parc du domaine de Dulamon, de nombreux ouvrages défensifs, tranchées, fils de fer barbelés, abris ont entièrement bouleversé l’ esthétique du site. À l’ angle sud-ouest du château, une grande tranchée forme un abri recouvert.

Dans le parc et aux abords des bâtiments et des baraques, il a été construit des dallages en ciment.
Il a été abattu de nombreux arbres, arbustes et taillis à l’entour et à l’emplacement des constructions. Une route de 5 m en ciment a été créée, partant de l’angle sud-est du château et aboutissant à l’entrée.
Les anciennes serres en ruine ont été transformées en parc de tir, c’est-à-dire butte de terre sur haussement du mur pare-balles, construction d’un abri de marqueur en maçonnerie grossière.

Sur la façade, il a été construit 3 murs pare-feu enduits de ciment, 4,50 x 10,30 et 2,90 m de haut, un sur la façade ouest, et des plus petits sur la façade sud ; un pare-feu en bois sous le porche d’ entrée ; il a, de plus, été pratiqué 2 entrées avec un emmarchement accédant au sous-sol.

PV n°1408 du 28 décembre 1944 : le 2ème bataillon du 144° RI, cantonné au château Dulamon, a quitté les lieux le 13 décembre 1944 pour aller au camp de Souge et à l’heure actuelle il ne reste plus que les services de surveillance.

Le groupement « Les amis de l’enfance de Paris » séjourne au château Dulamon en 1946. La maison Saint-Joseph, fondation des Orphelins d’ Auteuil, s’installe au château dès le 24 octobre 1946 ; elle gère aujourd’hui un collège, un lycée professionnel et une maison d’enfants. Le groupement « Les amis de l’enfance de Paris » séjourne au château Dulamon en 1946. La maison Saint-Joseph, fondation des Orphelins d’ Auteuil, s’installe au château dès le 24 octobre 1946 ; elle gère aujourd’hui un collège, un lycée professionnel et une maison d’enfants.

Texte  extrait du livre « Années sombres à Blanquefort et dans ses environs 1939-1945 », Catherine Bret-Lépine Henri Bret, publication du G.A.H.BLE, 2009, page 200 à 207.

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