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Le château Gilamon.

Ce château Gilamon est situé sur un des points les plus hauts de la commune, avenue de l’Europe.

Il était autrefois connu sous le nom de château Belmon de Puyastruc, château « l’archevêque » ou château d’Albessard.

Ancienne maison noble de la fin du XVIIe siècle, il a été entièrement reconstruit en 1874 et a appartenu, entre autres, au cardinal Lecot de 1895 à 1904. Après l’incendie criminel qui le détruisit en août 1926, les ruines furent vendues en 1933 à M. Franck Pierre Massart-Weil, de Bordeaux, qui le reconstruisit à son goût. Aujourd’hui, la   propriété appartient toujours à cette famille.

Le château fut partiellement réquisitionné :

- du 7 août 1942 au 31 octobre 1942, pour loger l’officier lieutenant Michaelis ;

- du 25 mars 1943 jusqu’en août 1944, en totalité pour la formation 21 612 D.

L’armée française y logera jusqu’au 2 mars 1945, date de la levée de la réquisition par le colonel Le Merre, du bureau de garnison de la 18ème Région.

Une partie de la famille Massart habitait Gilamon au moment des réquisitions allemandes.

« C’était une maison toute neuve, mon père avait fini de la construire en 1938. Il a mis 3 ou 4 ans à la construire. Il avait acheté Pénanguère pour surveiller les travaux. En 1941, j’habitais Gilamon avec mes parents et mon frère Michel quand la maison a été réquisitionnée. Au début, on a eu des officiers allemands à loger, et puis ensuite on nous a purement et simplement jeté dehors, en nous donnant 48 heures pour nous retirer. Mon père ne l’a pas vu de la sorte. Il avait un négoce de matériaux, des camions et du personnel. En une nuit, il a changé le mobilier, il a enlevé tous les meubles et objets précieux et les a emportés à la maison de commerce. On a muré la pièce pour ne pas que les Allemands les trouvent. De là, on est parti chez ma sœur, qui avait déjà des réfugiés, et on a vécu à seize personnes pendant quelques temps ! Après les troupes allemandes, Gilamon fut occupé par le directeur de l’Organisation Todt, et quand la guerre s’est arrêtée, la maison a été occupée par les FFI. Après, on a pu enfin la récupérer 4 mois avant mon mariage, j’avais 22 ans. La maison était dans un état pitoyable ! »

« En 1939, peu d’habitations autour du domaine, dans cette zone qui est une succession d’immenses parcs, de bois et de vignes ».

PV de février 1945 : M. Alphonse, voyageur de commerce, rue Tastet-Girard à Blanquefort : « Durant l’occupation allemande, j’étais occupé comme requis au château Massart à Blanquefort. Ce château était occupé par l’ingénieur allemand Schallus. Quelques jours avant la Libération, cet Allemand a pris la fuite. Il restait à ce moment-là, dans les dépendances du château, un important matériel de toute sorte. Dès la Libération, les autorités compétentes sont venues en prendre connaissance, et moi, je n’ai plus remis les pieds au dit château. Je sais qu’après des militaires sont allés en occupation, mais j’ignore à quel groupe appartenaient ces soldats et s’ils ont emporté du matériel. Schallus est parti sans rien dire à personne avec une voiture automobile, mais où s’est-il rendu ? Je n’en sais rien. Déjà, plusieurs fois, des inspecteurs de la sûreté sont venus me demander des renseignements sur lui. »

Texte extrait du livre « Années sombres à Blanquefort et dans ses environs 1939-1945 », Catherine Bret-Lépine Henri Bret, publication du G.A.H.BLE, 2009, page 211.

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