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Présentation géographique.

Saint-Médard-en-Jalles, avec ses 8 527 hectares (2 700 ha de terrain militaire, 1 400 ha de zone urbaine, 4 400 ha de zone rurale et de bois) est la commune la plus étendue de la Communauté urbaine de Bordeaux (C.U.B.). Elle est chef-lieu de canton depuis 1982. Située à 13 kilomètres du centre de Bordeaux, sur la route des plages océanes de Lacanau, du Porge et du Cap-Ferret, elle est délimitée par Saint-Aubin-de-Médoc, Le Taillan-Médoc, Le Haillan, Mérignac, Martignas-sur-Jalles, Le Temple et Salaunes. Sa population actuelle compte 26 000 habitants. Elle n'en comptait que 5 046 en 1920 et 6 995 en 1962. C'est la sixième commune de la Gironde.

La commune s'étend sur une grande plaine sablonneuse.

lieu

L’altitude maximale est d'environ 41 mètres vers le milieu du camp de Souges, à l'endroit de la ligne de partage des eaux séparant le versant de la Garonne du versant atlantique. Cette plaine est entaillée d'ouest en est par la Jalle. Celle-ci, étroite dans ses premiers kilomètres, s'élargit considérablement (54 mètres) entre Blanquefort et Bruges. Le sol est en majeure partie formé de sable et de graviers. L’argile apparaît au fond des nombreuses lagunes d'Issac et du Lignan et à Tiran.

Le sous-sol est formé de plusieurs variétés de calcaire. Deux roches dominent : la molasse de Caupian (sable cimenté par du calcaire) riche en fossiles (oursins et pectens) et le calcaire à astéries (étoiles de mer) du Thil, blanc parfois très dur.

Les terrains graveleux sont favorables à la culture de la vigne (350 ha en 1876). Saint-Médard-en-Jalles est la limite séparant le Haut-Médoc de la région des Graves. On y produisait d'excellents vins rouges avec les cépages cabernet-sauvignon, cabernet gris, carmenère, malbec et autres. Ces vins étaient vendus comme « petits médocs » ; quelques-uns étaient classés crus bourgeois. Les dernières vignes ont pratiquement toutes été arrachées. Au cours des siècles passés, on cultivait sur 500 hectares, le seigle, le millet et le chanvre. Il y avait très peu de prairies, beaucoup de « brousteys » (lieux où poussaient des taillis) appréciés par les moutons.

Les prés et les marais nourrissaient un cheptel bovin appartenant à 150 laitiers en 1899. Les cultures maraîchères existaient en bordure de la Jalle sur terrains sablonneux (110 maraîchers). Les bois, utilisés en bois de chauffage, étaient exploités sur plus de 4 500 ha. De nombreux stères étaient acheminés jusqu'à Bordeaux, pour la vente, par les muletiers et les bouviers. La forêt possédait surtout des pins, leur exploitation donnait du travail aux résiniers, aux « galipayres » (ligotiers), aux fagotiers, aux bûcherons... Quelques scieries permettaient aux métiers du bois, menuisiers, charpentiers, tonneliers, sabotiers de s'épanouir. L’acacia était utilisé pour les « carassons » (piquets de vigne) et pour sa fleur qui permettait aux « gardiens d'abeilles » (apiculteurs), nombreux sur notre commune, de fabriquer le miel d'acacia entre autres.

La Jalle, appelée jalle de Blanquefort, descend des landes de Saint-Médard où elle prend sa source à 29 mètres de profondeur à Cap-de-Bos. Dans sa course, elle s'enrichit des eaux de plusieurs ruisseaux pour former l'étang de Bonneau. Elle traversait le moulin de Bonneau aujourd'hui disparu. Grossie de la jalle de Martignas, elle passe sous le moulin de Caupian. Dans la poudrerie, elle baigne les ruines du château Le Castéra (XIVème siècle). Elle continue, fertilisant les jardins maraîchers, glisse sous le Pont-Rouge, alimente le moulin de Gajac, coupe la route départementale D6 Bordeaux-Lacanau. Ses rives sablonneuses permettent l'implantation de lavoirs privés et communaux auxquels de nombreuses blanchisseuses donnent vie. Elle se dirige ensuite vers le moulin du Thil, passe sous le pont de la piste cyclable (ex-pont de chemin de fer construit en 1884, rénové en 1997), longe la station de traitement des eaux de la C.U.B. et quitte Saint-Médard-en-Jalles à Gamarde. Elle traverse Le Haillan, Eysines, Le Taillan-Médoc, Blanquefort, Bruges avant de se jeter dans la Garonne après un parcours d'environ trente kilomètres.

reperage

Texte et documents extraits de Saint-Médard-en-Jalles au fil du temps. Ville de Saint-Médard-en-Jalles, 1999, 180 pages, Repères historiques par René Daix et Lucien Vergez, p. 5-6.

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