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La création de la commune.

Le 14 décembre 1789, l'Assemblée nationale constituante crée les municipalités et décrète que « le chef de tout corps municipal portera le nom de Maire ». Au cours du premier trimestre 1790, les maires et les officiers municipaux sont mis en place dans chaque commune de France. Le 23 mai 1790, Saint-Médard-en-Jalles est incluse dans le canton de Blanquefort comprenant Parempuyre, Saint-Aubin-de-Médoc, Eysines, Le Taillan, Le Bouscat et Bruges. Louis Eyquem apparaît en qualité de maire le 26 décembre 1790 lors de « la division du territoire de la commune en sections », puis Jean Laporte lors de la sécularisation de l'état civil le 18 novembre 1792. « Le citoyen Linars, curé de Saint-Médard-en-Jalles, nous a remis trois paquets, lesquels nous a dit contenir tous les registres, naissances, mariages, décès de l'année mil six cent trente-trois jusques à ce jour ». Le 25 prairial an II (13 juin 1794), la commune de Saint-Médard-en-Jalles change de nom. Au plus fort de la Terreur, on la baptisa Fulminante ou Fulminant. « Motivé sur ce que le nom de Saint- Médard pourrait rappeler encore, dans les esprits faibles et superstitieux, des idées de fanatisme propres à retarder les progrès de la raison [...] tandis que le nom de Fulminant, plus expressif, plus sonore, plus harmonieux, surtout plus révolutionnaire [...] paraissait convenir, à tous égards, à une commune qui renferme une fabrique de poudre destinée à préparer la poudre qui doit exterminer tous les ennemis de la République. » Ce changement n'eut aucun succès. À la fin de l'an II, la municipalité elle-même se qualifiait, tantôt de Fulminant, tantôt de Saint-Médard, tantôt de Médard. Ceci désolait le club révolutionnaire. On a une trace dans une lettre du « club de Fulminant » au représentant Isabeau le 18 fructidor an II (4 septembre 1794). Fulminant ou Fulminante était inclus dans le département du Bec d'Ambès, qui ne reprendra son nom de Gironde que par la loi du 25 germinal an III (14 avril 1795). Dans l'église devenue « le Temple de l'Être Suprême ou de la Raison » se tiennent des réunions, écrit le 8 prairial an III (28 juin 1794) un père de famille à son fils soldat dans l'armée d'Espagne. La reprise du culte catholique aura lieu en fructidor an III (août 1795) par le curé Linars.

Texte extrait de : Saint-Médard-en-Jalles au fil du temps. Ville de Saint-Médard-en-Jalles, 1999, 180 pages. Repères historiques par René Daix et Lucien Vergez, p. 18.

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