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La construction de l’église et ses différentes restaurations.

La christianisation se développe entre les II et IIIèmes siècles. Le christianisme devient religion officielle en Occident en 325. C'est à partir du Vème siècle, dans les paroisses rurales, et surtout aux VI et VIIèmes siècles avec les cultes de certains saints dont saint Médard, qu'il se propage.

À Saint-Médard-en-Jalles, la première église est construite au VIIème siècle. Elle devient le centre de la paroisse. Elle a à sa tête un curé mais elle est sans administration ni représentation. Ses habitants ne possèdent ni les mêmes droits ni les mêmes devoirs. Ses limites sont les mêmes que celles de la commune actuelle.

Au XIème siècle, une nouvelle église est édifiée sur l'emplacement de la première. Dédiée à saint Médard, elle est de style roman. Elle comprend une nef, un chevet à travée droite avec une abside à cinq pans, un transept (dont il reste un bras au sud, terminé à l'est par une absidiole en hémicycle) et un portail roman. Elle va subir des transformations avant de devenir celle que nous connaissons ; aux XV et XVIèmes siècles : un bas-côté nord double la superficie, un clocher au-dessus de la chapelle Saint-Jean est ajouté, une cloche datant de 1556 apparaît. Devant la porte de l'église, se tiennent des réunions sur convocation de l'intendant du roi. Une deuxième cloche prend place en 1671.

Au XVIIIème, la chapelle Saint-Yves et une sacristie qui deviendra la chapelle de la Vierge sont ajoutées ainsi qu'un beau confessionnal en bois sculpté qui sera classé le 15 juillet 1971. Au XIXème, elle est restaurée deux fois.

En 1857, l’église est restaurée par l'architecte P.-A. Labbé, le mur séparant les deux nefs est percé avec de nouvelles arcades, des lambris couvrent les deux vaisseaux. Les fenêtres sont refaites en baies romanes. La deuxième nef est mise au niveau de la première.

En 1868-1870, l’église est restaurée par l’architecte P.C. Brun : l’extérieur est revu, le portail roman détruit puis reconstruit en néo-roman. L’intérieur est agrandi à l’ouest d'une travée et doté d'une seconde porte d'entrée. Deux nouvelles cloches remplacent les anciennes, une grosse de 1500 kg et une plus petite, elles sont mises en place le 7 janvier 1872.

Au XXème siècle, le 24 décembre 1925, l'absidiole et la travée sous le clocher sont classées à l'inventaire des Monuments historiques par arrêté ministériel.

Le 12 octobre 1942, les cloches sont classées pour leur éviter de partir à la fonte.

En 1956, nouvelle restauration.

En décembre 1973 et janvier 1974, lors des travaux pour la construction du dépositaire communal, huit sépultures sont découvertes. Des monnaies des XIIIe et XIVèmes siècles trouvées à l'intérieur ont permis de les dater. Dans l'une d'elles, une coquille Saint-Jacques percée de deux trous indique que la ville était située sur l'un des nombreux chemins rejoignant les axes principaux de la route des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Une nécropole mérovingienne est découverte lors des travaux de drainage en 1987. Une trentaine de sarcophages sont mis au jour. Parmi eux : deux sépultures datant des VI et VIIèmes siècles, en calcaire dur de couleur jaune, orientées les pieds vers l'est (Jérusalem) ; deux sarcophages du VIIème siècle en mauvais état contenant plusieurs corps et, enfin, un sarcophage en terre de Caupian, réalisé d'un seul bloc, du Xème siècle.

En 1988, l'extérieur est restauré. Trente mètres cubes de pierre de Bourg-sur-Gironde et de Frontenac sont nécessaires. Le clocher et la toiture sont aussi refaits.

De 1995 à 1998, ce sera la grande et belle restauration de l'intérieur. Sur un plan de 1748, on note une chapelle appelée chapelle de Saint-Auban. Elle se situait près de l'actuelle intersection des rues Jean-Jaurès et Serge-Noailles.

Texte extrait de : Saint-Médard-en-Jalles au fil du temps. Ville de Saint-Médard-en-Jalles, 1999, 180 pages. Repères historiques par René Daix et Lucien Vergez, p. 8-10.

L’évolution de la construction des églises.

Toutes les églises du XIIème siècle ont subi des modifications telles qu’elles ne conservent qu’une partie relativement restreinte de leur construction primitive, comme Blanquefort, dont il ne reste qu’une absidiole du XIIème siècle, Saint-Médard-en-Jalles, et Saint-Aubin.

Guy Dabadie, Histoire du Médoc, Imprimerie Samie, Bordeaux, 1954, p. 127.


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