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L’implication de la commune dans les préparatifs de la guerre de 1870.

En décembre 1866, la commune de Saint-Médard-en-Jalles loue, à l'administration militaire, une bande de terrain communal de cent mètres de large sur mille mètres de long à Caupian, pour y établir un champ de tir.

Une étendue limitrophe est aussi louée. Elle permet de placer le campement d'un bataillon d'infanterie, son matériel et un certain nombre de cavaliers chargés de veiller aux accidents de tir.

Le commandant du génie de Bordeaux prend livraison du champ de tir en mai 1867. Il est situé à côté des futurs bâtiments du camp de Saint-Médard qui seront construits de 1889 à 1892 et transformés de nos jours en village d'enfants Louise-Michel. La ligne de tir, d'environ mille mètres, coupe la route Caupian-Astignan (actuelle avenue Pierre-Ramond) pour aboutir au lieu-dit Pas de la Môle, non loin du ruisseau de Guitard. Durant les quatre mois de résidence à Bordeaux du gouvernement de Défense nationale, de décembre 1870 à mars 1871, le quartier de Caupian connaît un afflux de troupes venant de tous les départements du Sud-Ouest.

La capitulation de l'empereur à Sedan le 1er septembre 1870 conduit les républicains, dont Gambetta et Jules Ferry, à proclamer la IIIème République le 4 septembre. Ils forment un gouvernement provisoire, mais la ville de Paris est assiégée par les Prussiens. Gambetta s'en échappe en ballon et se réfugie à Tours d'où il organise des armées de secours.

Le gouvernement de Défense nationale s'installe à Bordeaux. Les trois armées levées et équipées à la hâte ne parviennent pas à libérer Paris.

Dès novembre 1870, le préfet demande à la municipalité de Saint-Médard-en-Jalles, la cession de parcelles pour augmenter la superficie dans le fief de Candale. Il y a des réticences communales dues aux dommages considérables causés à la très belle et très productive forêt, et cela malgré les indemnités souhaitées.

Le 11 décembre 1870, le comité militaire de la Gironde décide d'établir un camp sur la commune, celle-ci devant mettre patriotiquement au service de la Défense nationale toutes ses ressources disponibles.

Le maire Toussaint Balestic et son conseil, ne pouvant refuser, demandent « des indemnités justes et intégrales [...] à obtenir pour détérioration des lieux ». D'après le Dr Robert, historien local, ce camp prévu pour trois mille hommes s'étend, outre les lieux précités, sur un vaste territoire compris entre la Jalle au nord, les ruisseaux de Magudas et de Martignas d'est en ouest, ainsi que sur le Poujeau des As et les « brousteys » de Candale. Mais les nombreux baraquements de bois sont insuffisants pour héberger cinquante mille hommes, « compte tenu des multiples varioleux soignés à l'hôpital des contagieux de Candale ». Un nombre considérable de tentes blanches inondent le camp.

Le 28 janvier 1871, Paris capitule et le gouvernement demande l'armistice.

En février 1871, un mois après l'armistice, le conseil municipal demande au maire Frédéric Delmestre d'intervenir auprès du général commandant le camp, afin d'ordonner au plus tôt le départ des troupes. Suite à une décision du ministre de la Guerre, celles-ci quittent les lieux en avril-mai pour rejoindre l'armée de Mac-Mahon en lutte avec la Commune à Paris.

Le 10 mai 1871, par le traité de Francfort, la France perd l'Alsace et une partie de la Lorraine.

Ce n'est qu'en novembre 1872 que l'on relève dans les archives municipales la mention d'un prochain règlement d'indemnités dues à Saint-Médard-en-Jalles pour le camp de Candale, s'élevant à 40 125, 16 francs.

La garnison de Bordeaux laisse des troupes sur le quartier de Caupian.

En février 1873, il y a un projet de bail entre la ville et notre commune.

En 1875, la superficie occupée est plus grande, elle augmente le coût de la location...

En 1877, le bail est renouvelé pour sept ans.

Durant de longues années, les troupes de la région bordelaise cantonnent sous des tentes, ceci pour s'entraîner au tir sur la butte. Au fil des ans, celle-ci subira des modifications.

Texte extrait de : Saint-Médard-en-Jalles au fil du temps. Ville de Saint-Médard-en-Jalles, 1999, 180 pages. Repères historiques par René Daix et Lucien Vergez, p. 27.

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