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L'aménagement du camp de Caupian.

À Saint-Médard-en-Jalles en juin 1889, l'autorité militaire a l'intention de construire des casernes sur le site de Caupian.

La commune autorise l'extraction de la pierre à chaux à la carrière de Gamarde, de la terre à tuiles sur la lande de Piquès et offre des pins de Berlincan.

Des propriétaires donnent la pierre de Caupian, la poudrerie certaines ferrailles. Grâce à ces donateurs et aux nombreux militaires, devenus bâtisseurs, sous la direction d'un capitaine du génie, naissent les premiers bâtiments du camp de Saint-Médard.

Sur les deux plaques commémoratives, aujourd'hui disparues, on lisait

sur la première : « Camp de Saint-Médard-en-Jalles. Les baraquements ont été construits dans les années : 1889-1890-1891-1892. Le Général Ferron, Cdt le 18e Corps d'Armée. Le Général Philebert, Cdt la 3Y division. Le Général Gaillard, Cdt la 70e brigade. 57e R.I. 144e R.I. Colonels : MM Lanes - Mignot - Blanchot » .

sur la deuxième : « Camp de Saint-Médard-en-Jalles. Les travaux ont été exécutés par des soldats des 57 et 144e régiments d'infanterie, avec l'aide du 6e régiment de Hussards et du 18e escadron du Train des équipages, sous la direction de M. Baril capitaine au 57e. MM. Bérard directeur de la poudrerie de Saint-Médard-en-Jalles, Cadier capitaine au long cours, propriétaire, Cayrou conseiller municipal, propriétaire à Bonneau et la commune de Saint-Médard-en-Jalles, ont prêté un concours utile »

Les régiments de Bordeaux envoient des bataillons entiers pour effectuer des exercices de tir, sur la butte rénovée par les hommes du capitaine Baril.

Les 57e et 144e régiments d'infanterie, quasiment sédentaires, assurent la protection de la poudrerie.

Quelques années plus tard, en 1898, le nouveau champ de tir de Souges est inauguré, vaste quadrilatère de six kilomètres sur quatre, situé à six kilomètres du camp de Caupian.

Souges prendra une grande extension au cours de la Première Guerre mondiale, en particulier lors de l'arrivée des troupes américaines en 1917.

Un embranchement particulier sera établi sur la ligne de chemin de fer Bordeaux-Lacanau, à Issac près de Belfort, afin de rejoindre à Moulin-Bonneau le dépôt de munitions des alliés.

Saint-Médard-en-Jalles au fil du temps. Ville de Saint-Médard-en-Jalles, 1999, 180 pages. Repères historiques par René Daix et Lucien Vergez, p. 40.


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