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Jean-Pierre Toulouse et son musée du vin.

À la recherche du temps perdu... Bon nombre d'entre vous le reconnaîtront, mais le découvriront à coup sûr sous un nouveau jour. Jean-Pierre Toulouse, connu par des promotions d'écoliers blanquefortais et d'amateurs d'arts martiaux, n'est plus à présenter comme éducateur sportif. Mais peu connaissent sa passion pour l'histoire, qui l'a récemment conduit à constituer une collection d'objets et outils du monde du vin et de la vigne. Plus d'un millier de pièces glanées dans des vide-greniers ont trouvé place dans les étages de sa maison. Avec la pédagogie du professeur qu'il est resté et l'émotion du collectionneur passionné, l'hôte vous guide vers un voyage au cœur de la culture viti-vinicole, un récit qui vous emmène dans les terres où des figures locales célèbres (Michel de Montaigne, Étienne de la Boétie, Pierre Thadée de Saincric) côtoient les gestes et le savoir-faire des plus humbles ouvriers de la vigne. Avec rigueur et précision, il transmet son savoir sur les serpettes, grappines, barriques, bouteilles, ébullioscope, marie-jeanne.

« C’est en 2003, désormais à la retraite que j’ai commencé à rechercher ma propre histoire, celle de mes ancêtres. Ils étaient tous des vignerons, des gens de la terre et habitaient Blanquefort depuis le XVIIIème siècle. Au fur et à mesure de mes recherches, l’idée m’est venue de les faire « revivre » en collectionnant les outils qu’ils avaient pu utiliser. »

Équinoxes et Solstices, septembre 2013, n° 55, p. 20. Le magazine de la ville de Blanquefort. Avec l’autorisation de la ville de Blanquefort.

Sa maison est un musée : elle regroupe un millier d’objets de la terre, de la vigne et de la tonnellerie. La collection privée de Jean-Pierre Toulouse, ancien éducateur sportif, est impressionnante.

Le retraité possède environ 250 serpettes et quelques trouvailles originales.

De la cave au grenier, son domicile est occupé par des objets anciens évoquant la terre, la vigne et la tonnellerie. On en trouve sur tous les murs et dans chaque recoin. La collection privée de Jean-Pierre Toulouse, ancien éducateur sportif pour la ville de Blanquefort et passionné d'histoire, regroupe un millier de pièces glanées dans les brocantes ou les vide-greniers. Des dizaines de serpettes, un melchior de 18 litres, de vieux sabots, un attendrisseur à bouchons, un fouet mécanique servant autrefois à mélanger le blanc d'œuf au vin pour l'affiner : tout nous renvoie vers le passé, le patrimoine local médocain et vers une histoire qui est aussi celle des ancêtres du collectionneur.

Car c'est en pensant à eux que Jean-Pierre Toulouse a commencé à les rassembler, au début des années 2000, juste avant de prendre sa retraite en 2003. Il avait effectué des recherches généalogiques et découvert que les « Toulouse » avaient été vignerons à Germignan, un quartier qui se trouve sur la commune du Taillan-Médoc. Plus tard, ses parents se sont installés comme jardiniers maraîchers à Blanquefort. Cette collection le ramène donc vers ses racines familiales et son épouse Maryelle, ancienne directrice de l'école de Caychac, accueille avec une réelle fierté ces objets. Ceux-ci datent en général du XVIII ou du XIXème siècle et envahissent désormais leur quotidien.

Parmi les pièces les plus originales, Jean-Pierre Toulouse cite la « voleuse », une bouteille de vin que l'on trouvait, paraît-il, dans les maisons closes. Une sorte d'arnaque, imaginée pour berner le client. Elle a la particularité d'être fabriquée de telle manière qu'elle contient beaucoup moins de vin qu'il n'y paraît, une partie creuse étant logée à l'intérieur du litron.

Il désigne aussi le « coupe-marc » ou « marcus », une sorte de sabre imposant qui servait à nettoyer l'intérieur des tonneaux.

Du fond de sa caverne d'Ali Baba, le collectionneur dégote son serpo-sécateur, mi-sécateur, mi-serpe, utilisé pour tailler la vigne. « Une pièce rare », selon lui. Il met ensuite la main sur une « bondonnière à genoux », un drôle d'engin que l'on fixait sur le genou pour faire un trou dans la barrique afin d'y placer ensuite la bonde. Sur chaque objet, il est intarissable.

L'exposition se visite gratuitement. Ces visites se font sur rendez-vous. Renseignements au 06 13 65 05 40.

Article tiré du journal Sud-ouest du 22 juillet 2014, Christine Morice.

 

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