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La commune de 1939 à 1945.

Malgré l'illusion des accords de Munich, signés le 30 septembre 1938, la France accorde une priorité absolue au réarmement. Dès juillet 1937, le nombre croissant des ouvriers de la poudrerie oblige la municipalité à envisager la création de nouvelles installations scolaires. En juillet 1939, les plans, devis et estimations budgétaires sont en cours pour la création d'une école à Gajac. Mais la guerre approche.

Le 3 septembre 1939, la France et la Grande-Bretagne déclarent la guerre à l'Allemagne nazie. Les fascicules de mobilisation sont entre les mains de la gendarmerie, la déclaration de guerre est affichée sur les murs de la commune. Activité fébrile en cette fin de 1939 aux camps de Caupian et de Souges. À Caupian, certains baraquements sont aménagés en hôpital. À proximité, au camp des As, construit pour recevoir les réfugiés espagnols de 1936, sont logés de nombreux auxiliaires travaillant à la poudrerie. Cette usine, dont l'effectif au début des hostilités s'élève entre 1 300 et 1 400 personnes, a accru son potentiel de production en expropriant et en réquisitionnant des terrains, en particulier dans le secteur de Magudas (trois à cinq hectares). Dans un but sécuritaire, dès novembre 1939, comme en 1914-1918, le chemin vicinal n°8, de Saint-Médard vers Caupian et Martignas, est fermé. Les régiments en garnison dans notre région sont dirigés vers l'est de la France ; le 57ème régiment d'infanterie, pensionnaire du camp de Souges, partira sur le canal des Ardennes. Il s'y couvrira de gloire et recevra une citation à l'ordre de l'armée.

Mai 1940, c'est la défaite et l'exode des populations du Nord et de l'Est vers notre région. La population de Bordeaux et de sa banlieue double très rapidement. Le gouvernement français siège à Bordeaux du 14 au 29 juin 1940. Le général de Gaulle s'envole le 17 du camp d'aviation de Beaudésert-Mérignac, pour lancer le 18 juin 1940 à la B.B.C. depuis Londres son célèbre « Appel à la résistance ». Bordeaux est bombardée dans la nuit du 19 au 20 juin ; il y a 63 morts et 185 blessés.

Le 22 juin 1940, l'armistice est signé par le maréchal Pétain, président du Conseil ; dès le 25, la France est coupée en deux par une ligne de démarcation. La façade atlantique se situe en zone dite occupée suivant un tracé descendant du département de la Dordogne par Montpont, Castillon, Sauveterre-de-Guyenne, Langon, Bazas, Captieux et enfin Roquefort dans les Landes. La septième armée allemande commandée par le général Kleitz envahit rapidement la région bordelaise et avec méthode occupe casernes et camps militaires, en particulier celui de Souges, et la poudrerie. Les premiers détachements entrent dans la commune. D'après des témoins oculaires, ce sont les éclaireurs motocyclistes qui traversent la Jalle à gué, près du pont de Gajac, se méfiant d'un éventuel minage de l'ouvrage. Viennent ensuite camions et matériels lourds, dans un bruit infernal sur la route pavée. Ils vont traverser l'agglomération et se diriger vers l'Atlantique.

Les autorités allemandes prennent une série de mesures qui vont modifier les habitudes de nos concitoyens. Entre autres : avancer les pendules d'une heure, déposer les armes à feu en mairie, quérir un laissez-passer obligatoire auprès de la Kommandantur pour circuler durant les heures du couvre-feu, respecter les consignes de la défense passive, recouvrir les vitres de papier bleu foncé afin de cacher tout éclairage, subir la réquisition d'immeubles pour loger l'occupant, remplacer le carburant par le gazogène et les produits alimentaires traditionnels par des ersatz... La carte d'alimentation apparaît en février 1940 ; la mairie de notre commune la distribue à chaque habitant, en mai-juin, respectant scrupuleusement les catégories concernées.

Le 6 avril 1941, le conseil municipal de Saint-Médard-en-Jalles nommé par le préfet François Julien Pierre-Alype, suivant les arrêtés des 13, 27 mars et 3 avril, est mis en place sous la responsabilité de Damien Rivière, ancien notaire sur la commune. Ses adjoints sont le Dr Alcide Castaing, Maximilien Fitte, Daniel Savignac, et parmi les membres choisis sur les 39 proposés figurent deux femmes, Mme Simone Planès et Mlle Françoise Salières.

Dans son discours d'ouverture, Damien Rivière évoque « le très grand honneur » qui lui a été fait, et mentionne son apolitisme. Il présente « la famille municipale légalement et harmonieusement constituée [...] noyau de personnalités aussi intègres et honorables les unes que les autres », et l'installe dans ses fonctions. Après avoir rendu hommage à la précédente municipalité, il propose un mot d'ordre : « Pas de politique », demande à tous d'adopter la devise du maréchal et termine son discours en souhaitant « longue vie à notre maréchal rédempteur ». Le doyen d'âge, avant de clôturer la séance, assure le maire du soutien total du conseil, tandis qu'un message de gratitude est adressé au chef de l'État français, qui ultérieurement fera répondre : « Très touché des sentiments que les membres de votre assemblée lui témoignent, le chef de l'État me charge de vous prier d'être auprès d'eux, l'interprète de ses remerciements et de les assurer que toutes ses pensées vont à ceux de la zone occupée qui contribuent par leurs efforts au relèvement de notre pays. »

Cette municipalité a certainement traversé, en cette douloureuse période, de nombreuses difficultés et a dû gérer au mieux le quotidien. Aucune réalisation majeure n'est envisagée, les adjudications relatives à l'agrandissement du bureau de poste sont résiliées et les emprunts remboursés par anticipation. On se contente de fêter le retour de Robert Dugrava et de Charles Lestage, les deux conseillers municipaux prisonniers de guerre, en attendant celui des 132 autres enfants de la commune. La municipalité attribue des dons aux familles nombreuses : à l'occasion de la fête des Mères, Mmes Baron, Dausseing, Dupont, Rafis, Silhouette, Verdeau, Cavignac, Ceau sont ainsi récompensées. Mais cela ne l'empêche pas de supprimer dans les écoles les professeurs de musique et de couture. Cependant, pour les enfants du bourg, à compter du 1er octobre 1941 et pour une durée de dix-huit ans, un bail est signé entre la municipalité et les propriétaires du château Le Bourdieu, pour la location d'une parcelle destinée à servir de terrain de sport aux écoles communales. Ainsi, c'est sur l'ancienne aire du rugby à XlII au Cassy-Viney que vont s'ébattre des générations de scolaires avides de plein air.

La poudrerie, dont le service des poudres est démilitarisé après l'armistice et l'arrivée des troupes allemandes, licencie de nombreux ouvriers de fabrication. Seul un effectif essentiellement administratif d'une quarantaine de personnes permet de traiter les affaires courantes. En zone occupée, les poudreries d'Angoulême, de Blancpignon à Anglet et de Saint-Médard sont désignées pour fabriquer des poudres pour l'armée d'occupation au sein d'une société franco-allemande créée après de laborieuses discussions en 1942. L'O.P.A. (Omnium des produits azotiques) recrute en priorité des anciens poudriers, permettant à l'usine un retour à la fabrication dès fin 1942. Travaillant jour et nuit en équipes, l'effectif est estimé à environ dix mille ouvriers. Cette année est gravée dans la mémoire collective par les premiers départs vers les camps de la mort et l'obligation pour les ressortissants juifs de porter l'étoile jaune.

Le camp de Souges est le théâtre des atrocités nazies. 300 patriotes y sont exécutés. Parmi eux, Fernand Labrousse, natif de Saint-Médard, interné au camp de Beaudésert. Ce syndicaliste est exécuté le 24 octobre 1941 en compagnie de 49 otages, en représailles du meurtre d'un intendant des troupes allemandes à Bordeaux. Amédée Berque, également syndicaliste et poudrier à Saint-Médard, sera lui aussi fusillé en janvier 1944 à La Braconne. La commune reconnaissante donnera le nom de ces martyrs à deux artères de la ville.

Le 8 novembre 1942, les troupes anglo-américaines débarquent en Afrique du Nord ; le 11, en représailles, les Allemands envahissent la zone libre. Collaborant ouvertement avec les nazis, le gouvernement de Vichy crée la milice en janvier 1943 et institue le 16 février de la même année le Service du travail obligatoire (S.T.O.) Des convois d'ouvriers sont formés, pour cette destination, au sein de la poudrerie. Certains partent et parfois s'évadent, beaucoup optent pour travailler à l'organisation Todt (créée par l'ingénieur allemand du même nom, elle est chargée de la construction du Mur de l'Atlantique, de la base sous-marine de Bordeaux...) ; d'autres préfèrent rejoindre des organisations clandestines. Depuis le 27 mai 1943, le Conseil national de la Résistance s'est formé sous la houlette de Jean Moulin. Le personnel de la poudrerie à l'Omnium des produits azotiques accomplit son travail sans enthousiasme, avec même un certain laxisme. Une majorité met un point d'honneur à ralentir discrètement et intelligemment tous les rouages de la production, tandis que le réseau interne Scorpion coordonne les renseignements et permet de préparer le futur bombardement aérien de l'usine. La poudrerie et la proximité des implantations de troupes allemandes, dans les camps de Caupian et Sauges, à Moulin-Bonneau et à la base aérienne de Mérignac-Beaudésert, font subir à la commune de fréquentes alertes, surtout depuis la fin de l'année 1943. Ne possédant pas d'abris antiaériens, la population du bourg s'échappe, dès le son des sirènes, derrière la mairie vers Le Cassy-Viney, Larros, la gravière de Salières, les bois de Saint-Aubin...

Le 5 janvier 1944, plus d'une centaine d'avions survolent la commune avant de bombarder l'aérodrome de Mérignac. Le 21 mars, vers 14 heures, six à dix avions passent à très basse altitude, et à 22 heures la poudrerie d'Angoulême est endommagée. Fin avril, des dépôts d'essence et des véhicules sont détruits à l'intérieur du camp de Sauges et des fusées éclairantes illuminent le ciel saint-médardais. Ces dernières en tombant provoquent de nombreux incendies. Dans la nuit du 29 au 30 avril 1944, près de soixante-dix Lancaster de la Royal Air Force bombardent la poudrerie de Saint-Médard de deux heures à trois heures du matin. Malgré la D.C.A. ennemie concentrée à Magudas, par vagues de trois à cinq appareils les Alliés lancent sur l'usine des chapelets de bombes de 500 à 2000 kg... le nombre officiel serait de 501, occasionnant des dégâts considérables, en particulier sur la nouvelle poudrerie. Hors de l'usine, une trentaine de bombes tombées vers le Pont-Rouge endommagent le château La Fon. La propriété Chaumet (stade actuel) et les environs de Berdus sont touchés.

À Corbiac, au lieu-dit les Abeilles, André Roux et sa grand-mère Mme veuve Loutrain trouvent la mort. À Hastignan, la voie ferroviaire est coupée, à Caupian les « villas vertes » soufflées, au bourg les vitraux de l'église brisés. Quelques bombes éparses sont aussi tombées aux environs d'Issac, au nord-ouest de Magudas au lieu-dit les Taupillierres, sans oublier celle de Gabachot près du champ de foire. Toutes les habitations du bourg et des quartiers ont subi des dommages importants. Il a fallu restaurer cloisons, plafonds, planchers, toitures, ouvertures, vitrages, fermetures... Les bâtiments communaux ayant le plus souffert sont ceux du bourg : la mairie, l'église, la poste, les bains-douches, le groupe scolaire, mais également les écoles de Cérillan et de Magudas, ainsi que les lavoirs. Lors de la séance du 7 mai 1944, la municipalité de Damien Rivière vote un crédit pour venir en aide aux sinistrés et désigne des architectes pour la réparation des édifices communaux.

Le 6 juin 1944, « jour J », c'est le débarquement en Normandie. Dans la région, c'est le massacre de jeunes patriotes à la ferme de Richemont, près de Saucats, le 14 juillet 1944. Le 23 juillet, une opération menée par un maquis du Médoc contre le parc du stockage des poudres La Providence à Sainte-Hélène échoue. Les maquisards tombent dans une embuscade et perdent deux de leurs hommes. Deux jours après, l'armée allemande et la milice française détruisent le refuge du maquis (entre Hourtin et Vertheuil). Peu en réchappent : trente-six morts, les prisonniers seront torturés et fusillés au camp de Souges, le « mont Valérien bordelais » où, souvenez-vous, trois cents résistants sont tombés sous les balles de l'occupant.

Les Allemands commencent à quitter la région bordelaise. Ils prennent soin, auparavant, de saboter les chaufferies de la poudrerie et les dépôts de munitions, causant ainsi d'importants dégâts matériels dans les quartiers de Corbiac et Magudas. Le 23 août, l'arsenal du château Bel Air (au Haillan) saute. Le 25 août en fin de matinée, une rumeur circule dans le bourg : « les Allemands évacuent la poudrerie ». En début d'après-midi, quelques excités, drapeau en tête, remontent de cette usine vers la mairie, hissent les trois couleurs au balcon. Les cloches de l'église se mettent à sonner. Devant la mairie, quelques curieux entourent le maire Damien Rivière tandis que la population est rassemblée dans la grand-rue. Un détachement allemand fort bien armé arrive : voyant tout ce monde, le chef fait placer deux mitrailleuses, une dirigée vers le champ de foire, l'autre vers la Vierge. Le capitaine accompagné de l'interprète Ritz se dirige vers le maire, bientôt suivi par le Dr Alcide Castaing, adjoint. Les autorités allemandes exigent avec fermeté qu'il n'y ait aucun incident entre les troupes et la population. Les représentants de la municipalité totalement d'accord font taire les cloches et ôter le drapeau français ; les curieux se dispersent sans incident notoire. « Ayez un peu de patience pendant quelque temps encore », conclut le sous-officier Ritz, bien connu de nos concitoyens. La dernière maison occupée est évacuée dans l'après-midi du 26 août, il s'agit de la Kommandantur, habitation de l'ancien maire Henri Martin, avenue Montaigne. Comme dans toutes les villes et hameaux de France, la Libération est accueillie à Saint-Médard par une explosion de joie. Liesse populaire où chants, danses, embrassades rassemblent la population dans la rue principale, à l'entrée de la poudrerie et en soirée pour le bal au Casino. Cette indescriptible joie de retrouver la liberté, si chèrement acquise, est nuancée par l'interminable attente du retour de captivité des êtres chers détenus en Allemagne, et attristée par trop de sacrifices, de deuils parmi les combattants, les prisonniers, les déportés, les otages, les résistants. Une trentaine de noms s'ajouteront à ceux de 1914-1918 sur le monument aux morts.

C'est l'heure des premiers bilans et de la réorganisation des pouvoirs publics. Un Comité de libération, dont le but est de remettre les rouages communaux en marche et d'assurer le ravitaillement de la population, est créé. Un Comité d'épuration, animé d'un esprit de vengeance, pourchasse les collaborateurs et parfois les interne dans les camps de Mérignac, Eysines ou Souges. Quelques femmes ont aussi les cheveux tondus sur le perron de la mairie. Le 1er septembre 1944, Boyau, le chef local des FFI., au nom du Comité départemental de libération, réinstalle la municipalité de l'ancien maire Larroque, élue avant le 1er septembre 1939, et ce en vertu de l'ordonnance du 21 avril 1944. Les adjoints sont André Pioton, Albert Menault, Roger Domengé et Clément Lagurgue, les deux derniers étant membres des FFI.

Les premières préoccupations de cette municipalité sont le ravitaillement de la commune, la réparation des dégâts considérables causés aux bâtiments communaux, la prévision d'un groupe scolaire et d'un parc des sports. Le maire invite la population à assister à une cérémonie du souvenir le dimanche 10 septembre afin d'honorer les victimes de la guerre et de la barbarie nazie. Annoncée par les cloches, muettes depuis plus de quatre ans, la cérémonie religieuse débuta dans une église archicomble aux sons de la Marche lorraine interprétée par l'orchestre de M. Gendreu. Puis le chanoine Montfort, qui a partagé avec ses ouailles les sombres heures de l'Occupation, prononce un sermon religieux et patriotique digne des circonstances. L’office se termine aux accents d'une vibrante Marseillaise. Afin d'honorer les disparus de cette guerre, pas encore terminée, un important cortège se dirige à pied vers le cimetière, avec à sa tête le premier magistrat de la commune, dont l'absence à l'église a été remarquée, le chanoine et le Dr Robert, président des anciens combattants.

Entre les Comités de Libération, les chefs de la Résistance, les chefs militaires investis par l'autorité gaulliste, la confusion règne, les responsabilités étant mal définies. Aussi, le chef de la France libre envoie son délégué national, le général Chaban, pour remettre de l'ordre dans Bordeaux et sa région. Le 17 septembre, à Bordeaux, c'est de Gaulle en personne qui reçoit un accueil chaleureux au milieu d'une foule énorme avec la protection des FFI postés sur tous les toits environnant la préfecture. Dans son discours, il proclame : « Il faut que le pays se relève dans l'ordre et que les Français marchent main dans la main. »

Le polytechnicien Jean-Marie Lemaire, ingénieur à la poudrerie, crée en août 1944, avec de jeunes travailleurs de l'O.P.A. (Touchard, Duriez, Autran, Doidy, Besse, Parvaud et quelques autres), le 1er bataillon de sapeurs mineurs de Saint-Médard-en-Jalles. À ce noyau se joint une cinquantaine d'engagés volontaires de la commune, parmi lesquels Bouey, Robert Boyer, Max Degenne, Franck Dubo, Louis Dubourg, Raymond Dupont, Norbert Jossomme, Pierre Lassus, Lombard, Marcel Rebeyrolle... Ces unités reçoivent le renfort du 1er bataillon du génie de Bergerac, comprennent des anciens de 1939-1940 et des résistants et formeront le 92ème bataillon du génie. Après une rapide instruction reçue à Libourne, il sera envoyé sur les fronts de Royan, La Rochelle, Rochefort et l'île d'Oléron ; sous les ordres du général de Larminat, il contribuera à libérer les poches de la Gironde en avril, quelques jours avant la capitulation de l'Allemagne le 8 mai 1945.

Le retour d’Antonin Larroque.

C'est aux élections municipales du 29 avril et du 13 mai 1945 que les femmes françaises votent pour la première fois. À Saint-Médard, une seule liste est présentée aux électeurs : Liste de la municipalité sortante (entente contre le fascisme) regroupant Parti socialiste, Parti communiste, Comité de Libération, Union des femmes françaises et Femmes de la Libération IVe République avec à sa tête Antonin Larroque, Maximilien Pitte, Albert Menaut, Roger Domengé et André Pioton. Sans surprise, 23 conseillers sont élus, dont trois femmes, Mmes Marceline Fronsacq, Laure Mothes et Marcelle Perroy. Le 18 mai, sont choisis par leurs pairs : maire avec 22 voix sur 23 Antonin Larroque, premier adjoint Maximilien Fine, deuxième adjoint Albert Menaut, premier adjoint supplémentaire Mme Marcelle Perroy qui devient la première femme élue à occuper ce poste, deuxième adjoint supplémentaire Roger Domengé.

Texte extrait de : Saint-Médard-en-Jalles au fil du temps. Ville de Saint-Médard-en-Jalles, 1999, 180 pages. Repères historiques par René Daix et Lucien Vergez, p. 58-65.


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