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L’après-guerre de 1945 à 1947.

Avec la capitulation du Japon le 2 septembre 1945, la Seconde Guerre mondiale s'achève. Les pertes humaines sont évaluées à plus de six cent mille disparus. À la Libération, le gouvernement provisoire engage d'ambitieuses réformes : les nationalisations, la création des comités d'entreprise en février, de la Sécurité sociale et de l'E.N.A. Abrogeant les lois constitutionnelles de 1875, la Constitution de la IVe République est promulguée le 27 octobre 1946. Deux mois plus tard, la guerre d'Indochine éclate.

L’équipe d'Antonin Larroque est réélue le 13 mai 1945. Malheureusement, le maire décède subitement le 24 octobre 1946. Albert Menaut, alors second adjoint, le remplace à la tête de la municipalité le 1er décembre. Il s'entoure des adjoints déjà désignés en mai 1945, Maximilien Fine, Mme Marcelle Perroy, Robert Domengé. Le deuxième adjoint supplémentaire doit être élu, c'est Louis Marc avec douze voix sur dix-neuf. Ces premières années d'après-guerre sont difficiles ; il faut panser ses plaies et subir encore certaines restrictions. Les tickets de rationnement subsisteront encore jusqu'en 1947-1948 et même au-delà pour certains articles. Dans plusieurs domaines, il faudra gérer la pénurie. Ainsi, par exemple, la direction des Postes manque d'appareils et elle est dans l'impossibilité d'installer un poste téléphonique à l'école du bourg.

Il faut aussi remettre en état les lieux publics endommagés lors du bombardement de la poudrerie. En vue d'obtenir d'éventuelles subventions, la municipalité dépose, en mai 1946, au service de la reconstruction, les mémoires des architectes Tauzin, Avinen, Dartenux et Fournier.

Les prisonniers allemands, internés au camp des As à proximité du moulin de Caupian, participent à la démolition des bâtiments bombardés à l'intérieur de la poudrerie, au débroussaillage et au nettoyage des bois, chemins et voies ferrées. Dès 1944 et début 1945, une épidémie de typhus se propage chez ces prisonniers dont certains étaient arrivés déjà contaminés. De nombreuses victimes sont à déplorer ; elles sont enterrées à proximité de la butte de tir de Caupian, dans un cimetière créé par les autorités allemandes pendant l'Occupation.

En 1946, la commune commence à s'occuper de son expansion. Divers sujets sont abordés. L’architecte Pagès a établi le projet d'aménagement du terrain Meyniac (déjà loué pour les scolaires) et du parc des sports. Le conseil approuve ce plan et demande l'expropriation pour cause d'utilité publique. Il faudra pourtant renouveler ces demandes en juillet 1946 et mai 1950. Suite à un arrêté du ministre de l'Éducation nationale, la commune est désignée pour construire un centre médico-scolaire. Le conseil municipal, réuni le 12 mai 1947, décide de mettre cette création à l'étude. Cinq mois après, son emplacement au champ de foire est décidé et l'emprunt envisagé. Mais ce programme sera révisé par la municipalité suivante qui proposera à la place un aménagement des classes situées dans le jardin de la mairie, avec l'adjonction éventuelle de baraquements en bois.

En 1947, se pose à nouveau le problème de l'agrandissement du bureau de poste ; la commune compte alors 6 037 habitants. Le projet était en attente depuis 1941, époque à laquelle la municipalité de Damien Rivière avait promis à l'administration une participation à concurrence de 25 %, pour la construction d'un nouveau bureau. Nos édiles ne peuvent accepter une telle charge financière et demandent l'annulation des engagements pris. Ils offrent en compensation la cession gratuite de l'immeuble existant. Celle-ci se réalisera en juin 1949.

Texte extrait de : Saint-Médard-en-Jalles au fil du temps. Ville de Saint-Médard-en-Jalles, 1999, 180 pages. Repères historiques par René Daix et Lucien Vergez, p. 65-66.

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