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La commune de 1977 à 1983.

Les élections des 13 et 20 mars 1977 offrent aux Saint-Médardais la possibilité de choisir leurs conseillers municipaux, parmi trois listes ; celle d'Action sociale et d'administration municipale dirigée par Christian Dussédat, maire sortant ; celle d'Union de la gauche, conduite par le docteur Raymond Georges Julien, conseiller général du canton de Blanquefort et enfin celle d'Union libérale pour l'avenir de Saint-Médard-en-Jalles présentée par Michel Gadret, ancien adjoint au maire sortant. Au soir du premier tour, restent en lice les deux premières listes avec respectivement 43 % et 39 % des suffrages exprimés. Le second tour voit la réélection de toute la liste de Christian Dussédat, excepté celui-ci, permettant à Pierrette Guerlou (Union de la gauche) d'entrer au conseil municipal.

Le 26 mars 1977, Paul Berniard, qui ne sollicite aucune fonction, est élu, à l'unanimité, maire de la commune. Il s'entoure des adjoints titulaires : Yvette Lassus, Jacques Sarrazzin, Charles Viala, Francis Nougueyrède. Quatre adjoints supplémentaires sont élus le 15 avril : André Déris, Robert Delfaut, Jean-Claude Acquaviva et Jean-Pierre Miteau. Suite au décès du maire Paul Berniard le 7 septembre 1979, une élection municipale complémentaire se déroule le 21 octobre avec six candidats : Anne-Marie Lacaze, Jean Broustet, Christian Dussédat, André Claude Facq, Simon Lauba et Lionel Lhomme. Christian Dussédat et Lionel Lhomme s'affrontent le 28 octobre lors du second tour. Ce dernier, représentant du Parti socialiste, entre à son tour au conseil municipal. Le 5 novembre 1979, Charles Viala devient maire avec comme adjoints titulaires Michel Lafitte, Jacques Sarrazin, Francis Nougueyrède, Robert Delfaut et supplémentaires Bernard Moreau, Micheline Mur, Docteur Jacques Abadie et Jean Ouriet.

Les municipalités de Paul Berniard et de Charles Viala parachèvent les réalisations entreprises durant les quatre mandats de Christian Dussédat. Les 20 et 21 mai 1978, sont inaugurées les installations du nouveau stade à Montplaisir. Dans son discours, le maire Paul Berniard ne manque pas de rappeler l'initiative de Christian Dussédat et de son conseil municipal. Puis, sont également poursuivis, avec la compétence de la CU.B., l'extension des réseaux d'eau potable et d'assainissement, l'amélioration et le goudronnage des routes. À Caupian, le carrefour à proximité du pont de la Jalle est aménagé vers 1982 afin de faciliter l'intense circulation due à la proximité de l'entrée de la S.N.P.E.

La commune accroît ses investissements en faveur de l'éclairage public avec l'installation d'un transformateur à Gajac, près de la piscine, en 1977-1978 et la cession d'un terrain en prévision d'un autre près du collège Hastignan. Soucieux du développement de l'habitat, la commune comptant six mille habitants de plus depuis 1971, le conseil municipal projette en 1981 la construction du lotissement « les Pradères », plus d'une centaine de maisons individuelles, à Gajac. Il est réalisé en 1982-1983. Les espaces verts encore plus nombreux nécessitent beaucoup d'entretien. Entre les moulins de Gajac et du Thil, en 1977, le lit de la Jalle est désobstrué de l'envahissante végétation. Dans cette optique, la commune adhère, le 12 mars 1982, au « syndicat intercommunal d'aménagement Jalle rivière propre ».

Le contentieux, datant de 1976, entre le ministère de la Défense, la CU.B., et la commune autour de l'acquisition de l'E.R.C.A., va se résoudre au cours de la réunion du 7 octobre 1980. L’accord se réalise sur l'achat par la commune de cette parcelle de cinq hectares au ministère de la Défense et le déclassement par la CU.B. de la rue Georges-Clemenceau, au profit de la S.N.P.E. Les travaux de renforcement de la rue Gabriel-Garbay, itinéraire de remplacement de la rue Georges-Clemenceau, sont à la charge des trois signataires du protocole. Ces conditions sont acceptées, à l'unanimité, par le conseil municipal lors de la séance du 22 avril 1980. En mai-juin 1981, moment où François Mitterrand devient président de la République, la commune prend possession des bâtiments vétustes et réfléchit sur leur utilisation. L’installation des services techniques dans quatre ou cinq hangars est projetée lors de la réunion du 12 mars 1982.

À Hastignan, la municipalité Paul Berniard décide le 30 août 1977 la construction d'écoles maternelles et primaires au lieu-dit « La Garenne ». Cet ensemble sera édifié de 1979 à 1981. Charles Viala ouvrira les portes de la maternelle en septembre 1980 et celles du primaire l'année suivante. À proximité du collège et du groupe scolaire, suivant décision prise en juillet 1979, une salle polyvalente, dénommée depuis Léo-Lagrange, verra le jour en 1980-1981. Avec une surface de jeux de près de 600 m², douches, vestiaires, sanitaires, elle devient aussi dès le 1er juillet 1981 le centre de loisirs pour les enfants de la commune.

Le 14 décembre 1979, la municipalité Charles Viala accepte la proposition de la Direction départementale de jeunesse et sports, pour l'attribution d'une piscine couverte type « Tournesol ». Après accord et subventions, celle-ci est réalisée en 1981. Les Saint-Médardais peuvent admirer le bassin de vingt-cinq mètres couvert d'une coupole bleue, s'ouvrant au gré du temps sur un quart de sphère. Ce quartier ouest, à l'origine excentré, se développe considérablement. Un marché hebdomadaire est créé, à Sans-Souci-Ies-Jeandrons, en avril 1979, il y subsistera quelque temps. Un bureau postal est réclamé dès novembre 1980 et la supérette « Intermarché » s'élève en 1982 près de la place des Deux-Ormeaux.

Le 23 mars 1981, l'avant-projet relatif à la transformation de la mairie est proposé au conseil municipal : démolition des salles annexes, du logement du concierge, des bureaux situés le long de la rue Frédéric-Thévenard pour édifier des bâtiments à usage administratif sur deux niveaux, plus sous-sol et aménagement du hall d'entrée. À l'angle des routes de Bordeaux et du Taillan, les anciennes écoles (première mairie) sont démolies en mai-juin 1982 et le terre-plein sera utilisé en aire de stationnement provisoire. Dans les quartiers, des abris-bus sont placés et une liaison Magudas-Corbiac-Le Taillan (ligne n°17) est ouverte : les scolaires l'utilisent tout particulièrement. Le Centre culturel bénéficie d'aménagements internes ainsi que de nouveaux équipements techniques. Par délibération du 30 juillet 1982, les élus adoptent les statuts élaborés les 23 juin et 6 juillet créant le Centre d'animation culturelle (C.A.C.), association fondée par le ministère de la Culture, le département de la Gironde et la ville de Saint-Médard-en Jalles. Une nouvelle salle polyvalente est construite à Corbiac près du groupe scolaire. Elle est prévue, à la fois, pour le sport et les réunions des lotissements de Villagexpo et de la clairière de Mingot.

À Magudas, la maison Baudrous et la grange sont restaurées en 1982. Cela permet à ce hameau de posséder des locaux conviviaux pour des activités culturelles, un centre médico-social (devenu annexe-mairie), une salle polyvalente et une aire de jeux pour les scolaires. Utilisée depuis 1972, la gravière de Touban est achetée par la C.U.B. en 1978 après accord du conseil municipal. Sur 15 600 m² sera implanté un centre de transit d'ordures ménagères, couplé avec un centre de recyclage et de récupération de déchets. Il ouvrira ses portes le 15 novembre 1982. Trois jours plus tard, est inaugurée la salle d'haltérophilie située dans le complexe sportif à Gajac, près du C.O.S.E.C. Cette salle de 350 m² est à la disposition de tous les sportifs et en particulier de nos champions nationaux de la spécialité. Le 20 du même mois, au Plâ-d'Adet, commune de Saint-Lary, c'est l'inauguration du second chalet de montagne, réalisation décidée sous la municipalité Paul Berniard en novembre 1978. « Perce-Neige II », construit proche du premier, sur le terrain loué depuis 1965, possède une capacité d'accueil d'une trentaine de chambres à deux lits. Cette année-là, s'établissent les premiers contacts entre les personnalités de Saint-Médard et de Merzig, ville de la Sarre. Il existait depuis 1975 des échanges entre jeunes footballeurs des deux villes et des séjours linguistiques pour collégiens.

Texte extrait de : Saint-Médard-en-Jalles au fil du temps. Ville de Saint-Médard-en-Jalles, 1999, 180 pages. Repères historiques par René Daix et Lucien Vergez, p. 77-81.

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