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La séparation de l'Église et de l'État.

La loi de séparation de l'Église et de l'État du 9 décembre 1905 abolit le Concordat de 1801. La République admet la liberté de conscience et de religion mais elle « ne reconnaît, ne salarie, ne subventionne aucun culte ». Il doit être procédé à l'inventaire des biens appartenant aux institutions religieuses. Ceux-ci doivent être remis à des associations de fidèles, appelées associations cultuelles qui remplacent les fabriques catholiques, les consistoires protestants et les communautés israélites. Les églises et les presbytères restent propriétés publiques.

Les biens de la fabrique de Saint-Médard-en-Jalles, à l'exception de ceux qui reviennent à l'État, « sont placés sous séquestre ». C'est le percepteur qui est chargé d'en faire l'inventaire mais, par écrit, le curé lui interdit l'entrée dans l'église.

La gendarmerie établit un procès-verbal et la visite se fait le 12 mars 1906 en présence du curé Canac, du président du bureau des marguilliers (membres du conseil de fabrique, chargés d'administrer les biens d'une paroisse sous le régime du Concordat) et de deux autres membres dont le trésorier.

L’inventaire est réalisé avec descriptif et estimatif des biens : des chaises aux calices, en passant par les tableaux, le confessionnal et les habits religieux du prêtre, puis l'église et le presbytère. La commune loue le presbytère au curé, ce qui occasionne une longue polémique entre le clergé et le conseil municipal. En 1913, pour une augmentation du loyer à 700 francs l'an, elle rebondit.      

Le curé décide de ne plus assurer les offices religieux dans la paroisse et se retire avec ses vicaires. « L’angélus fait faute » aux habitants. Le presbytère est loué, par bail de trois, six, neuf ans, à M. Antonin Larroque au prix de 700 francs l'an, à partir du 31 mars 1914.

Texte extrait de : Saint-Médard-en-Jalles au fil du temps. Ville de Saint-Médard-en-Jalles, 1999, 180 pages. Repères historiques par René Daix et Lucien Vergez, p. 47-48.

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