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La Seigneurie de Tiran-Thil.

« La maison et la seigneurie de Tiran étaient anciennes et très distinguées dans le pays bordelais [...], mais l'une et l'autre y seraient absolument inconnues s'il n'en était fait mention dans les anciens titres » écrit l'abbé Baurein en 1876 (Variétés bordelaises).

Grâce à l'acte d'hommage de Gombaud de Tiran, le 14 juillet 1268, au roi d'Angleterre Henri III, duc d'Aquitaine et vassal du roi de France, nous pouvons situer cette seigneurie. Elle possédait, outre le château de Tiran, des fiefs dans les paroisses de Saint-Médard-en-Jalès (sauf Bosc), d'Eysines (sauf La Forêt), du Taillan, de Moulis, de Saint-Laurent-de-Médoc, de Cussac, de Saint-Gemme et de Lacanau (village de Membisos).

D'après les études de J.-B. Marquette, la maison noble de Tiran était édifiée au Pujeau de la Capelle. Cette forteresse qui devait être en bois fut abandonnée à la fin du XIVème siècle et remplacée par celle du Thil : grande tour carrée à proximité des moulins. C'est à partir de 1395 que l'appellation donnée aux seigneurs des lieux fut : « Seigneur du Thil et de Tiran ».

La seigneurie du Thil était très étendue. Elle couvrait une partie des communes actuelles de Saint-Médard-en-Jalles (Gajac jusqu'en 1541, Le Thil actuel, Le Camp des Lanciers, Tiran Biron et Tiran Cursol), Le Haillan, Eysines (La Forêt) et s'arrêtait juste avant Mérignac (ancienne seigneurie de Veyrines). Quelques bornes qui la délimitaient ont été retrouvées. Les bornes de La Forêt, de Planque de Malle, de La Morandière avaient deux mètres de hauteur environ. Sur le côté tourné vers la seigneurie était gravé Thil, sur l'autre trois croissants, emblème de la ville de Bordeaux. Elles furent réimplantées après 1525, date d'acquisition par la ville de Bordeaux de la seigneurie de Veyrines (incluse dans le Mérignac actuel). Les noms de quelques seigneurs sont connus. À Tiran en 1268 et sans doute avant, vivait Gombaud de Tiran.

Mais en 1284, à la suite de méfaits commis dans la châtellenie de Blanquefort par Gombaud et ses hommes, le sénéchal de Guyenne, représentant le roi d'Angleterre, lui confisque tous ses biens. Ils lui seront rendus en 1291 et il restera seigneur de Tiran jusqu'à sa mort (après 1300). La seigneurie est alors partagée entre sa fille Aude de Tiran et sa deuxième épouse Alice de Blaye, mais Aude garde Tiran. En 1337, c'est le petit-fils d'Aude, Raymond Guilhem de Caupenne, qui hérite. En 1541, Tiran-Thil est scindé entre Gajac et Thil. Marguerite de La Rochechandry, épouse et veuve de sire Jean de Rostaing, se qualifie de « dame de Gajeac et de Tirant ».

Au Thil à partir de 1306, la famille Cailhau ou Calhau : Pierre, Bertrand puis en 1395 Blanche de Cailhau. Au XVème siècle, Bertrand Angevin « en 1441 seigneur de Thil, de Tiran et de Bussac », puis sa fille, épouse de Jean de Durfort, sieur de Duras et de Blanquefort (maire de Bordeaux de 1480 à 1485). De la fin du XV au XVIIIème siècle (1490 à 1755), la famille d'Estignol, descendant de Peters Spens d'Estignol, gentilhomme de la garde écossaise du roi de France Louis XI (1423-1483). Enfin, la famille de Chassaing et ses héritiers qui resteront propriétaires jusqu'en 1835.

Texte extrait de : Saint-Médard-en-Jalles au fil du temps. Ville de Saint-Médard-en-Jalles, 1999, 180 pages. Repères historiques par René Daix et Lucien Vergez, p. 10-11.

 

Pour en savoir plus sur les Seigneuries de la commune, cliquez ICI.

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