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La Seigneurie de Belfort.

De très grande superficie, elle est limitée au nord par Salaunes et Saint-Aubin-de-Médoc, au sud par la jalle de Martignas. Une borne dite du Pas de las Dones, plantée en1775 sur la rive gauche de la jalle de Martignas, porte gravé sur la face nord : Belfort. À l'ouest, elle s'étendait après Issac et Le Lignan, et à l'est jusqu'à la seigneurie de Jalès au fossé de Mariam. Les moulins de Bonneau et de Caupian en dépendaient. À l'origine sans grand style architectural, le château entouré de vignes fut restauré une première fois au XIXème siècle puis lors de l'acquisition par la commune en 1962. Il devient Centre hippique municipal, puis Centre hippique girondin en 1964 et Centre équestre en 1971.

Les premiers seigneurs, connus sont, en 1368, Jean d'Estraton et son épouse « dame de Landiras », en 1394 le seigneur de Latran et Marguerite d'Estraton dite aussi « dame de Landiras ». Puis viennent en 1440 la confrérie de Cérillan et Issac qui dépendait du chapitre de Saint-Seurin de Bordeaux, en 1565 le chapitre de Saint-Seurin qui vend à Marthe de Vallier, veuve d'Arnaud de Ferron, conseiller au parlement de Bordeaux, les rentes dues par la confrérie. En 1603, elle est toujours propriétaire.

u début du XVIIème siècle, la seigneurie appartient à la famille de Ségur. En 1624, dame Jeanne de Gasc, veuve de Jean de Ségur Jouis, donne, en bail à fief à soixante-deux habitants de Cérillan et d'Issac, de vastes bandes de terre s'étendant de Cap-de-Bos à Caupian. François de Ségur délivre en 1670 des reçus de rentes dues pour les terres baillées au syndic des habitants de Cérillan et d'Issac.

En 1736, Henri-Joseph de Ségur, vicomte de Cabanac, seigneur de Belfort, « sous-maire » de Bordeaux, est le dernier seigneur de Belfort. Il meurt le 24 mai 1790. Son fils Joseph-Marie de Ségur épouse en 1770 Catherine de Basterot, fille de Gabriel Barthélemy Daugeard de Basterot, seigneur de Gajac. Le 8 septembre 1791, il abandonne, à son frère cadet Gabriel-Henri de Ségur, le château de Belfort, les terres et les propriétés annexes dont le moulin de Bonneau, mais il conserve le moulin de Caupian et ses dépendances, avant d'émigrer. Gabriel-Henri de Ségur n'émigre pas, aussi Belfort n'est pas saisi comme bien national. Son propriétaire, devenu le citoyen Ségur, obtient même de la municipalité un « certificat de civisme ». Il vend le domaine le 3 décembre 1792 à Pierre Roche, négociant à Bordeaux. Ce dernier sera « commissaire provisoire du Directoire exécutif près le canton de Blanquefort » et « agent municipal » de Saint-Médard-en-Jalles en 1797. Il démissionne à la fin de l'an XII (1804) et part pour Hambourg.

Texte extrait de : Saint-Médard-en-Jalles au fil du temps. Ville de Saint-Médard-en-Jalles, 1999, 180 pages. Repères historiques par René Daix et Lucien Vergez, p. 16-17.

 

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