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La ligne de chemin de fer.

Le conseil municipal de la commune évoque le 27 juillet 1876 « la création d'un chemin de fer reliant Bordeaux à La Canau ». Il est désigné sous le nom de « Réseau de chemins de fer agricoles et d'intérêt local dans les Landes de la Gironde ». Il comprend une ligne partant de La Canau passant par Sainte-Hélène, Salaunes et aboutissant à Saint-Médard et Bordeaux.

Les chemins de fer seront à une voie et établis sur l'accotement des chemins ou routes. Pour la ligne de La Canau à Saint-Médard ce sera la route départementale n° 7.

Parmi les lignes qui devront être construites immédiatement, on relève celle de La Canau à Saint-Médard-en-Jalles et Bordeaux. Il y aura deux vitesses : grande vitesse pour les voyageurs, petite vitesse pour les animaux et les marchandises. Son utilité est jugée indispensable pour les raisons suivantes : « Le nombre considérable de véhicules (évalués à 2 400 par mois), chargés de produits des Landes, passant, par la route départementale n°7, sur le territoire de la commune. Le grand nombre de communes reliées à celle de Saint-Médard-en-Jalles, par un réseau de chemins de grande et moyenne communication [...] (Martignas, Salaunes, Le Temple et les villages importants). La quantité de produits du sol constitués en grande partie, pour la région que traverse cette ligne, de bois de chêne façonné pour le chauffage et consommé en totalité à Bordeaux. Le nombre de voyageurs qui, matin et soir, parcourent la route de Saint-Médard à Bordeaux. La population importante des bourgs avoisinant le parcours. »

Enfin, « il ne faut pas ignorer que déjà un certain nombre d'habitants de la ville viennent chaque dimanche à Saint-Médard-en-Jalles ou aux environs, pour se promener. Les gracieux environs de la Jalle et surtout la propriété communale aux alentours du camp avec sa prairie ombragée, offrent une délicieuse promenade déjà fréquentée. La création d'une ligne de chemin de fer ne fera qu'augmenter la quantité des promeneurs qui deviendront une source de profits pour la ligne qui s'établirait. [...] Le principal intérêt à défendre est le transport des produits de la région. Néanmoins, les voyageurs ne doivent pas être négligés. »

Cette délibération du conseil municipal se termine par l'énumération des entreprises ou organismes concernés de notre commune : « différents moulins, l'usine de laine Popelineau, la fabrique alimentaire Louit, la poudrerie nationale et le camp qui emploient un nombre important de voitures pour le transport de leurs produits ». Deux tracés pour la traversée de Saint-Médard sont présentés au conseil municipal à la fin de 1879, après concertation entre la commune et les administrations concernées (Chemin de fer, préfecture, poudrerie...). Le tracé nord dessert « le bourg et longe les limites de Saint-Médard et Saint-Aubin, loin des centres de population ». Le tracé sud « les villages d'Astignan, Sérillan et Issac où une gare sera utilement établie, celle-ci attirera les marchandises provenant de la route du Temple et des vastes semis de pins de ces contrées. En allant vers Bordeaux cette ligne traversera : Gajac, Berlincan et Le Haillan. »

Ainsi, « les dangers de la circulation de la poudre disparaîtraient, un raccordement à la poudrerie avec ce tracé sud devenant très facile [...], de plus la ligne desservirait admirablement le camp ». Le 30 novembre 1879, le conseil municipal par 9 voix contre 7 se prononce pour l'adoption du tracé sud, « avec la réserve expresse et formelle que la gare soit rapprochée autant que faire se pourra du bourg ». Au cours de cette réunion, l'idée d'implanter celle-ci au Camp des Lanciers est repoussée. Quelques jours plus tard, le projet d'Issac est adopté, mais le conseil hésite encore sur son emplacement au bourg de Saint-Médard. Deux propositions sont soumises au vote des élus : soit sur un terrain à Gabachot en face du magasin à poudres, soit sur un autre appartenant à M. Despax, l'emplacement actuel de la gare. Ce jour-là pourtant, Gabachot est plébiscité... mais rien n'est définitif ! En novembre 1880, le tracé est ainsi défini : Gamarde, moulin du Thil, Lumagne de Gajac, Preuillac, Camp des Lanciers, Gabachot, le bourg, les Genestes, Barbarin, Peyre-Martin, les Sables, Couniou de Gelès, les Biges, Pinton, le Gendron, Cérillan, le Fourneau, Issac, Terre-Vieille, château de Belcourt, Le Lignan.

gare

L’emplacement de la gare au bourg est finalement adopté en 1883. Les travaux de la ligne Bordeaux-La Canau ville commencent en juin 1884. Elle sera mise en service (environ 48 km) le 21 décembre 1885. Mais Lacanau ville ne sera reliée à Lacanau-océan qu'en 1905. Après une importante pétition de la population et de nombreuses correspondances de la commune avec la Compagnie et la préfecture, le 1er novembre 1886, une halte de voyageurs sans bagage est ouverte, au passage à niveau du chemin de fer, sur la route départementale (Camp des Lanciers). C'est une juste récompense pour la commune qui avait « cédé gratuitement les terrains pour l'établissement de la ligne traversant le champ de foire, détériorant pour toujours ces magnifiques allées qui constituaient le plus beau site du département... »

En 1893, une voie de raccordement est créée face à la gare de Saint-Médard-en-Jalles, en direction de la poudrerie. En 1896, Le Lignan bénéficie d'un arrêt avec abri.

Texte extrait de : Saint-Médard-en-Jalles au fil du temps. Ville de Saint-Médard-en-Jalles, 1999, 180 pages. Repères historiques par René Daix et Lucien Vergez, p. 28-30.

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