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Les réfugiés

La déclaration de guerre du 1erseptembre 1939 provoqua l’évacuation de population vers les départements du sud-ouest et du sud et une réorganisation générale du fonctionnement de toutes les administrations françaises.

Septembre 1939 : l’évacuation : dés la déclaration de guerre en 1939, les frontaliers, et particulièrement les populations résidantes entre les fortifications de la ligne Maginot et la frontière sont repliées ; le plan national sous la responsabilité des préfets prévoit que la Gironde accueillera les habitants de Meurthe-et-Moselle. Puis, l’avance allemande en 1940 chasse devant elle de nombreux réfugiés de Belgique, du Nord et de l’Est de la France. De l’Alsace-Lorraine annexée ainsi que des départements du Nord rattachés à l’administration belge, les Allemands expulsent des dizaines de milliers de personnes dès 1940.

L'arrêté de réquisition du chemin de fer est daté du 24 août 1939.

Le 1er septembre 1939, l'état-major français ordonne, pour des raisons de sécurité, l'évacuation entre le Rhin et la ligne Maginot de près de 374 000 personnes réparties sur 181 communes.

Avec la seconde vague de mai-juin 1940, lors de l’attaque allemande, c'est plus du tiers de la population alsacienne (1,2 million de personnes) qui est touché.

Les réfugiés d'Alsace sont évacués vers différents départements d'accueil, pour le Bas-Rhin : Charentes, Dordogne, Vienne et Landes, et, pour le Haut-Rhin : Corrèze, Gers, Landes, Hautes-Pyrénées, Lot-et-Garonne.

En Moselle, l'ordre d'évacuation concerne près de 45 % des Mosellans. Les destinations sont les départements des Charentes, la Vienne et la Dordogne.

Ce sont 612 personnes qui seront accueillies à Blanquefort avant le mois d’août 1940.

Tableaux - L'évacuation des Alsaciens-Lorrains en 1939

Communes évacuées

Bas-Rhin

Haut-Rhin

Moselle

Septembre 1939

107

79

231

Mai-juin 1940

35

22

78

TOTAL

142

101

309

Personnes évacuées

Bas-Rhin

Haut-Rhin

Moselle

Septembre 1939

229 000

46 000

210 000

Mai-juin 1940

21 500

11 700

92 732

TOTAL

250 000

57 700

302 732

Source : Situation d'évacuation 1939, Bas-Rhin (Arch. dép. Bas-Rhin).

Du 26 août au 11 septembre 1939, la SNCF transporte 353 000 personnes avec 179 trains d’évacuation civile : au départ de Metz, 58 ; de Strasbourg, 83 ; et de Mulhouse, 38.

Pour l’évacuation, un plan de circulation des trains établit le trajet au départ de tous les départements de l’Alsace dont celui du Bas-Rhin : arrondissement de Wissembourg et Haguenau : Nancy, Chaumont, Orléans, Limoges.

Le matériel ferroviaire insuffisant en raison de la mobilisation était le plus souvent composé de très vieilles voitures ou même de wagons à marchandises. Ces derniers sont couverts et arborent l'inscription bien connue « Hommes 40, chevaux 8 (en long) ». Ce fut un périple éprouvant pour les populations déplacées qui dura souvent plusieurs jours et pour beaucoup de leurs occupants il s'agit de leur premier grand voyage.

(Joël Forthoffer, Une entreprise publique dans la guerre : La SNCF, 1939-1945, Troisième partie : Les cheminots dans la guerre et l’occupation).

Les établissements hospitaliers les plus proches de la frontière avec l’Allemagne durent procéder à l’évacuation de leurs pensionnaires dont l’hospice Saint-Julien de Nancy spécialisé dans l'accueil des vieillards, tant indigents que pensionnaires. « Redoutant pour les populations urbaines les effets des bombardements aériens et des gaz toxiques, les autorités civiles et militaires décidèrent l’évacuation des enfants, des vieillards et des malades transportables vers une zone moins exposée. Dès le 18 octobre 1939, les vieillards encore présents à l’hospice Saint-Julien de Nancy étaient dirigés sur le département de la Gironde accompagnés par les religieuses et les employés de l’hospice ».

(Ch. Vuillemin Pernot, 1983, L’hôpital central de 1883 à 1983, p 209).

Aux archives municipales de Blanquefort, sont conservées 18 boîtes cartonnées, parfaitement classées et répertoriées, concernant la période 1939-1945, dont on retrouve la table des matières dans le cahier n° 9 « Les archives de la mairie de Blanquefort, 1939-1945 ».

La boîte 7 contient 8 pages concerne les réquisitions pour les réfugiés et évacués sous forme de 17 dossiers, dont 7 à 14 sur les logements réquisitionnés, ainsi qu’un classeur de couleur verte intitulé D 16. De nombreuses circulaires préfectorales concernent les réfugiés.

Nous avons ainsi la chance de disposer de documents divers et complémentaires, mais nombreuses sont les différences de listes par exemple ou les contradictions. Seule, une synthèse permet de rendre plus compréhensible l’ensemble des données, comme cela a été réalisé dans l’ouvrage publié par le G.A.H.BLE en 2009.

Catherine Bret-Lépine et Henri Bret, Années sombres à Blanquefort et ses environs 1939-1945, Publications du G.A.H.BLE, 2009 et cahier n° 4 « Les 63 réfugiés de Nancy morts au château Breillan à  Blanquefort ».

 

 

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