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Une petite anecdote Blanquefortaise.

Cette histoire est purement fictive, petit mélange de romantisme, de fantastique bien sûr et d’un doigt d’humour. En fait, c’est purement « utopique ». Bien que… cela démarre par des faits bien réels !

2007 : aménagement du parc de Majolan, qui finit par l’élimination des oies domestiques ; élimination pour (sauvegarder) les nouvelles plantations d’herbes sauvages, de fleurs des marais… Mais… c’était sans compter sur un vieux fou (certains dirent plus tard, un grand savant) qui avait défendu fermement le maintien de nos oies domestiques sur ce lieu.

Une idée lumineuse avait germé dans sa grosse tête, dans son cerveau bouillonnant d’idées nouvelles, d’expériences réalisables grâce à présent aux connaissances génétiques nouvelles : transformer une oie herbivore en oie carnivore permettrait de les remettre sur le site du parc de Majolan sans destruction du milieu naturel marécageux et aquatique.

Ce savant fou se mit à réfléchir des nuits entières et commença à faire quelques expériences dans une espèce de vieux labo tout miteux, sans hygiène et dans le plus grand désordre.

Il commença par acheter des oies domestiques qui subirent des choses inqualifiables pour la S.P.A. et essaya donc de les modifier génétiquement. Cela dura plusieurs mois, plusieurs années, car il fallait qu’après chaque intervention attendre la ponte de la pauvre bête et la couvaison finale.

Ce vieux fou était pourtant sur la bonne voie. A chaque naissance, les œufs, les poussins prenaient de l’embonpoint et les bêtes étaient un peu plus grosses chaque fois. Il commença également à les nourrir d’une pâtée faite de grains et de viandes fraîches pour les habituer à leur nouveau régime. Toute la difficulté consistait à retarder chaque fois sa nouvelle expérience, son savoir. Car c’était sans compter sur les délais de couvaison qui s’allongeaient régulièrement. De 14 jours, nous étions passés à 3 mois, puisque les œufs commençaient à atteindre les 25 centimètres de long.

Les poussins étaient également de plus en plus gros. Un poussin à sa naissance avait maintenant la taille d’un bon poulet de grains de 80 jours. Pris par sa passion, il ne fit pas trop attention que ces petites bêtes (enfin plus à présent) devenaient de plus en plus voraces, agressives même, envers lui et consommaient de plus en plus de viande.

Pourtant, quelque chose aurait dû attirer son attention. De petites dents sur la mâchoire supérieure commençaient à apparaître. Rappelez-vous l’expression « quand les poules auront des dents ! » et bien c’était chose presque faite ! Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que la machine allait s’emballer…

En deux ans de plus, les oies carnivores s’étaient transformées en « Oie Tyrannosaurus », une bête de 3 mètres de haut à la tête, pesant exactement 180 kg. Lui-même avait d’énormes problèmes pour les contenir dans une espèce de poulailler renforcée de tous les côtés.

Me voilà bien embêté, se disait-il de plus en plus souvent, en les regardant. L’idée même de s’en débarrasser, de les tuer, revenait régulièrement. Le sentiment d’avoir fait une grosse bêtise le gagnait doucement… Si ça continue, je vais me faire bouffer par ces bestioles, pensait-il ! Il remettait toujours au lendemain la mise à mort de ces « Oies Tyrannosaurus ». (Nous dirons à présent, pour la facilité, oies T.Rex.

Seulement, le fait de la transformation avait donné des ailes à ceux-ci bien sûr (4 mètres d’envergure) mais également un peu plus de cerveau, d’intelligence même… Ces « braves » oies géantes avaient lu dans les yeux du « bricoleur », son intention de les cuisiner.

Une seule solution s’offrait pour elles à présent. Fuir le plus rapidement possible… ce fut chose faite dans la nuit qui suivit.

Un détail dont je ne vous avais pas parlé au début de l’histoire me revient subitement. Notre savant, dont je tairai le nom (car une rue à présent porte son nom dans Blanquefort) habitait dans les environs de la forteresse.

Heureusement, car son quartier étant quasi-désert, du coin-coin habituel, nous étions passé à des cris rauques et vulgaires, même des fois un peu impressionnants. Dans la ferme, plus un chat ou un chien ne risquaient la traversée.

Nos oies (T.Rex), donc, à travers champs tombèrent sur la grande jalle et au lieu de fuir vers la droite, c'est-à-dire en aval vers la Garonne, tournèrent à gauche vers le parc de Majolan.

Quoi de plus facile que de suivre le cours du ruisseau, de passer sous la grand-route par le petit tunnel et de pénétrer incognito dans le lieu d’origine de leurs arrières-arrières grand’oies.

Au lever du jour, nos bêtes se mirent en devoir de trouver de la nourriture, mais voilà, pas l’ombre d’un canard, d’une oie domestique ou même d’un ragondin. Ha ! Les herbiers, les prêles, les primevères pouvaient jouir du petit soleil levant, de la douce chaleur du matin et les fleurs risquer un pistil pour y voir passer ces monstres sans risque aucun. Même pas un humain, un jeune enfant à se mettre sous la dent.

Quelques heures passèrent. Nos membres batifolaient gentiment dans le lac, s’éclaboussant et provoquant des vagues sur les berges dignes d’un tsunami force 3 ou 4. Tous les brochets, carpes, gardons et ragondins, étaient partis se réfugier, se cacher à l’intérieur des grottes. Là, au moins, se disaient-ils, ils ne pourront pas entrer…

Heureusement, l’histoire est bien faite, car ce jour-là, nous étions mardi, jour de fermeture du parc. Peut-être que certaines personnes ne se doutent pas qu’elles doivent la vie à cette heureuse coïncidence.

Mais dans l’heure qui suivit, l’alerte fut donnée par des passants qui promenaient leur chien à l’extérieur, heureusement, car celui-ci aurait fini certainement en steak haché rapidement. On s’imagine la tête de nos gens quand ils virent passer ces gros poulets sur le bord du lac du parc. Police municipale, gendarmerie, pompiers, sirène hurlante (pour ne pas les effrayer) furent dépêchés sur les lieux.  Rapidement, il fut décidé de les rendre inoffensifs, de les endormir à l’aide d’une carabine et de flèches soporifiques.

On se serait cru en plein tournage d’une émission de télévision, bien connue, sur les animaux.

Beaucoup de discussions s’engagèrent sur le devenir de nos oies T.Rex. 50 % de la population voulait les protéger et les 50 autres s’en débarrasser le plus vite possible. (On reconnaît bien là, notre problème national depuis des décennies !) Pour contenter tout le monde, il fut décidé de les conserver encore quelques temps.

Beaucoup d’idées germaient dans la tête de nos chers élus. Certains voyaient le parc de Majolan transformé en Jurrassic-Parc-Majolan et rêvaient d’entrées financière respectables pour la ville. Tous les aménagements fleurissaient sur le papier. Pourquoi pas un bunker d’observation sur l’île, relié à l’extérieur par un passage souterrain, bien sûr, sécurité oblige. On reconnaissait facilement les amateurs de beaucoup de films sur l’époque jurassienne.

Entre-temps, nos oies T.Rex s’étaient bien réveillées et profitaient tranquillement de la quiétude du parc.

Les jours passèrent. Le parc était fermé, surveillé par un escadron de gendarmerie, armes à l’épaule, sur tout le pourtour de ce dernier, prêt à tirer au cas où… Même la grand-route était fermée. Bien sûr, il suffisait de regarder n’importe quelle chaîne de télé, toute la journée pour avoir les derniers détails. L’imagination allait bon train, et surtout celle des journalistes qui auraient pu facilement écrire un roman digne de Pagnol. La nature humaine est ainsi faite. Nous ne pourrions la changer…

À regarder les images, de nos « 2 Tyrannosaurus », on pouvait croire apercevoir tout un troupeau. Après maintes réunions, discussions sans fin entre assos, S.P.A., protection de ci, de là, il fut décidé d’abattre ces bestioles, car les garder, les cloisonner, les exposer, comportaient beaucoup trop de risques et également de dépenses. Le 10 avril 2010, ordre fut donné de les renvoyer à quelques millions d’années en arrière. Un camion-grue fut dépêché sur les lieux. Nos oies T.Rex furent exposées sous la halle du marché pendant deux jours puisque la fraîcheur du beau mois d’avril était au rendez-vous.

On ne vit jamais plus autant de monde autour de la halle. Les gens venaient de toute la région pour « voir » les bêtes. Déjà, les Restos du Cœur réfléchissaient pour récupérer éventuellement les cuisses. En fait, on ne sut jamais trop où elles finirent par peur de mouvements de curieux qui auraient suivi le cortège.

Voilà comment finit cette histoire qui n’aurait jamais certainement eu lieu si nos braves « oies domestiques » n’avaient pas été chassées de leur paradis. Histoire finie ? Pas si sûr !

Ce que j’avais oublié de vous signaler, c’est que nos oies T.Rex pendant plusieurs jours avaient pondu pas mal d’œufs. Au début, personne n’y avait prêté attention mais un jour de juin, au cours d’un entretien de routine du parc, plusieurs œufs ont été découverts, bien cachés sous la végétation. Imaginez un tas de onze œufs de 25 centimètres de long chacun. Quelle omelette géante pour le comité des fêtes d’ici. Peut-être en découvrirons-nous d’autres au fil des mois, bien au chaud. On peut peut-être imaginer une chasse aux œufs dans le parc le jour de Pâques prochain.

À ce sujet, à l’entrée de ce dernier, une pancarte interpelle le visiteur et force de signaler toute forme ressemblant étrangement à un ballon de rugby. L’histoire n’est peut-être pas terminée car ces œufs sont capables de rester sous terre des milliers d’années. Il y aura bien ce jour-là, un vieux fou savant pour les faire éclore à nouveau.

1er avertissement

Ceci est une histoire purement imaginaire. Promeneurs, promeneuses, n’ayez pas peur du parc de Majolan, baladez-vous en toute sécurité, vous risquez seulement de vous trouver nez-à-nez avec sis jolis paons dont trois blancs ou albinos, qui ont fait leur entrée parmi la faune blanquefortaise.

2ème avertissement

Les événements décrits dans cette histoire sont fictifs. Toute ressemblance avec des personnages actuels n’est que pure coïncidence. Pour des raisons morales, l’auteur a du modifier certaines circonstances. D’autre peuvent être partiellement reconnues mais sans que soit altérée la psychologie des personnages, l’esprit et le climat.

Alain Laguens.

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