Accueil
Le Canton
Blanquefort
Eysines
Parempuyre
Le Pian-Médoc
Ludon-Médoc
Macau
Saint-Médard-en-Jalles
Le Haillan
Le Taillan-Médoc
Saint-Aubin-de-Médoc
Bruges
-------------------------------
-------------------------------
Mode d'emploi
-------------------------------

Lettre d'information




Joomla : Porte du Médoc

Rechercher sur le site

Inscriptions dans l’église Saint-Martin de Blanquefort.

Description de l'église.

Depuis l'époque romane un sanctuaire chrétien existe à Blanquefort, remanié au cours des âges. L'édifice s'est écroulé en partie le 21 janvier 1789, suite au froid d'un hiver particulièrement rigoureux, et probablement à cause d'erreurs dans les travaux de restauration et d'agrandissement fait depuis 1776. Le déblaiement effectué, on estime à 16 000 Livres le montant des réparations, somme qui dépasse de loin les possibilités de la Fabrique. Dans l'urgence, on ne remet en état que le cinquième de l'édifice. Des réunions s'y tiennent pendant la Constituante et la Législative, le Temple de la Raison s'y installe pendant la Convention, une partie sert de prison communale. En 1804, l'architecte Blanchard (1755-1822) est chargé de poursuivre les travaux commencés avant la Révolution, suivant son projet approuvé par le Conseil d’État. Un décret impérial autorise la vente de terrains appartenant à la Fabrique pour financer ces travaux qui commencent en 1806. L'architecte Arnaud Corcelle (1765-1843) est nommé expert en 1810 et prend la succession de Blanchard, il poursuit les travaux avec ses propres idées dans un style néo classique, inspiré des formes antiques grecques et romaines. Les travaux sont terminés en 1816, la dernière touche est faite en 1819 avec la façade ouest. L'ancien clocher a été détruit par la foudre en 1823, à son emplacement est construite une basse nef longeant le bas côté sud. En 1826, Corcelle fait démolir l'ancien chœur et bâtit à sa place un clocher évoquant l'architecture de phare dont il est un spécialiste.

Ce nouveau clocher est accolé à l'église, ses fondations appuyées sur des poutres de chêne qui malheureusement ont disparu par pourriture lorsque le sous sol a perdu son humidité après les travaux, de drainage dans le centre ville. Il s'est légèrement séparé de l'église, ce qui est bien visible depuis le parking qui a pris place de l'ancien cimetière. Les deux vitraux du chœur sont de Lieuzeres et ont été posés en 1850, ceux des nefs sont de Émile Thibault et ont été posés en 1853. La peinture de la voûte de la nef centrale est de Girault, exécutée en 1874, les peintures des nefs, et le chemin de Croix sont de Louis Augier et Léon Mulet, faites entre 1875 et 1878. De 1981 à 1984, la municipalité fait faire des travaux de restauration par tranches : nettoyage de la maçonnerie, remplacement des pierres défectueuses pour un cubage de 5 m³, reprise du décor intérieur et restitution des couleurs primitives, et restauration des vitraux ; confessionnaux, autels, chaire. L'autel principal est démonté, ses éléments sont entreposés dans les réserves du G.A.H.BLE, et remplacé en 1985 par un autel contemporain en bronze poli crée par le sculpteur François Cante-Pacos et disposé pour célébrer le culte face au peuple. L'orgue de la tribune a été déposé pour une rénovation ultérieure, quinze ans après il est toujours en dépôt en attente d'un financement pour sa rénovation.

eglise-blanquefort

Extérieur et plan.

On n'observe qu'une seule inscription sur les murs extérieurs, en lettres hébraïques, au dessus du portail d'entrée, dans un triangle : IEVE signifiant Dieu, le triangle symbolisant la Trinité.

On peut voir, scellés à la base du mur latéral nord, deux ronds en fonte du nivellement général, l'un côté façade, l'autre côté clocher. On lit sur le premier : Nivellement général OFL Alt 29 m, 3 n°2 IGN. Sur le second MRU OFL Alt 29 m, 2 n°2a. Les sigles signifient : Ministère de la Reconstruction Urbaine pour MRU, Office Français des Longitudes pour OFL, Institut Géographique National pour IGN.

L'intérieur de l'église comporte une nef principale terminée par le chœur flanquée de deux nefs latérales, la nef nord consacrée à la sainte Vierge, la nef sud consacrée au Sacré-Cœur. Celle-ci est bordée par une basse nef consacrée à saint Joseph. La description va se faire en faisant le tour de l'église en suivant le chemin de Croix placé en descendant vers l'entrée sur le mur nord pour remonter vers le chœur sur le mur de la basse nef sud. Ensuite, le chœur et les autels des nefs, le plafond de la nef principale, le revers du portail. La visite se termine par le clocher.

Les murs nord et sud.

Mur de la nef nord, en descendant vers la façade :

Première travée : vitrail de la descente de croix. « JNRI » sur la Croix, abréviation de « Jesus Nazarenus Rex Judaeorum » (Jésus de Nazareth Roi des Juifs). Une citation latine mal écrite et tronquée figure dans le bas du vitrail : « Pstus Animam Ertransibit Gladius », restes de la citation de la deuxième strophe du Stabat Mater : « Cujus animam gementem constristatur et dolentem pertransibit gladius » (un glaive transperça son âme gémissante, affligée et accablée de douleur).

Station 1 du Chemin de Croix entourée de deux inscriptions : à gauche : 1873 Fondation de la Congrégation des Enfants de Marie - 1876 Affiliation à la Prima Primaria de Rome, et à droite : 1829 Confréries du S.S.Sacrement et du S. Scapulaire - 1877 Apostolat de la prière

Deuxième travée : vitrail de saint Louis, dans le bas « Saint Louis, roi de France »

Stations II et III du chemin de Croix entourant l'inscription : 1878 Fondation à perpétuité d'une messe annuelle le 1er juin à l'intention des bienfaiteurs vivants et défunts de cette paroisse.

Plaque de marbre gravée : Aux enfants de Blanquefort morts pour la France 1939-1945 :

Marc Laherere - Georges François - Marcel Laporte - Auguste Liger - François Massart - Henri Liger - Robert Pilonord - Fernand Tabarin.

La commune reconnaissante : L. Poncabarré Curé Doyen. Jean Duvert Maire.

Troisième travée : vitrail de sainte Marie Madeleine, sans inscription.

Confessionnal avec une plaque « Monsieur le Vicaire »

Quatrième travée : vitrail de saint Martin, dans le bas « St Martin évêque » et dans un macaron « Émile Thibaud peintre verrier Clermont-Ferrant 1853 ».

Stations IV et V du chemin de Croix entourant l'inscription : Le 22 janvier 1789, l'ancienne église s'étant écroulée fut reconstruite en 1806 et années suivantes. Restaurée de 1875 à 1878 par les soins du conseil municipal, de M. le curé doyen, des fabriciens et le concours généreux des paroissiens.

Plaque de marbre gravée : Aux enfants de Blanquefort morts pour la France 1914-1918 :

René Garat - Louis Genin - Victor Genin - Roger Gorphe - Edouard Huc - Louis Lacaussade - Jean Joseph Laspeyre - Armand Loubeyre - Jean René Mallard - Etienne Maloveste - Raoul Maney - Albert Martin - Jean Meyre - Raoul Miqueau - Valmon Monie - Léopold Montoya - Mathieu Montoya - Augustin Muguet - Germain Olivier - Jacques Ornon - Louis Ornon - Roger Ornon - Jean Marie Ortet - Lodoïs Pelen - Pierre Piet - Philippe Puertolas - Pierre Raymond - Henri Reynaud - Lucien Richelle-Barre - Anselme Roudeyrou - Léon Rousset - François Saintout - Julien Sarresque - Jacques Emile Tartas - Louis Templier - Pierre Tergant - François Theil - Camille Tranquillin - Albéric Van Raepenbush - Jean Vialard - Jean Vigneau - Henri Blanchard. La commune reconnaissante : H Poirier, curé. E. Lançon, maire.

Sur le pilier de séparation des travées est une peinture représentant un cimetière militaire, une femme en noir prie devant ure croix qui porte inscrit : « Fortes facti in bello resquiescant in pace », (ce qui se traduit : que les courageux dans les actions de guerre reposent en paix).

Cinquième travée : vitrail de sainte Cécile, en bas « Ste Cécile vierge et martyre » et dans un rectangle « Émile Thibaud, peintre-verrier à Clermont-Ferrand 1853 ».

Stations VI et VII du chemin de Croix entourant l'inscription : 15 avril 1875 Baptême des trois cloches Marie, Isabelle, Jeanne, par S. E. le C. Donnet - 2 juin 1878 Érection du chemin de croix. Augier et Léon Millet, peintres.

Plaque de marbre gravée : Aux enfants de Blanquefort morts pour la France 1914-1918 :

Pierre Arnaud - Adrien Audureau - Bernard Bache - Jean Bardeau - Jean Louis Baron - Jean Daniel Bendit - André Béreau -Raymond Beylac - Arnaud Binde - Léopold Blanchard - Pierre Bos - Pierre Bosc- Gaston Bouey - Jean Boy - Gaston Bregeat - Jean Chambon - Maurice Cassy - Arnaud Chauvin - Abel Compadre - Marcel Cornet - Jean Courbin - Antoine Dauba - Saturnin Davia - Raoul Delas - Édouard Delin - François Domenc - Jean Alexis Duba - Maurice Dubourg - Joseph Raoul Dubourdieu - Arnaud Ducamin - André Dugrava - Arnaud Durand - Noël Dutrouilh - Jean Estrade - Raymond Eyquem - Antoine Feydieu - Gaston Filatreau - Alexis Flaneuse - Armand François. La commune reconnaissante : H. Poirier, curé. E. Lançon, maire.

[Note 2013 : Audureau est écrit ici Andureau, Jean Bardeau est écrit ici Georges et on a plusieurs fois une différence selon l’ordre du choix des multiples prénoms de telle ou telle personne ; manquent ici Pierre Lucien Barrière et Edmond Chaille (dont les noms figurent à Carpinet, au monument aux morts de la commune, mais pas à l’église), ainsi que le second frère Dugrava, Louis Joseph, et encore François François, homonyme d’Armand ; Lodoïs Pelen est inscrit Léonard Peleu et Julien Sarresque est écrit Serreseque au monument aux morts. Les deux plaques de marbre de l’église ont été réalisées en 1920 et le monument aux morts a été inauguré au mois de mai 1922, ce qui peut expliquer ces différences.]

Petite plaque de marbre gravée : E. J. E. Bardet, grand mutilé aveugle et amputé des deux avants bras 1938.

Mur de la basse nef sud en remontant vers l'autel :

Première travée : vitrail du baptême du Christ, inscription dans le bas «  Et baptisatus est a Joanne in Jordane Marc cap 1 » (Et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain Marc chapitre 1).

Station VIII et IX du chemin de Croix entourant l'inscription :

Noms de MM. les curés : 1797 Marcourt - 1804 Poumicon - 1807 Mathieu - 1828 Gachet - 1836 Laborde - 1873 De Froger de l’Éguille

Deuxième travée : vitrail de sainte Catherine avec la légende : «  Ste Catherine vierge et martyre ».

Stations X et XI du chemin de Croix entourant l'inscription : Noms de MM les curés : 1656 Philip - 1668 Dulau - 1695 Cholet - 1743 Caussade - 1774 Dugarry - 1783 Dupoux - 1784 Saincric.

Sur le pilier en face, une plaque de marbre porte le monogramme du Christ, les lettres khi et rho, entouré de l'alpha et de l'oméga, avec le texte : « Hommage et reconnaissance des paroissiens de Blanquefort à leur regretté pasteur M. l'abbé Henri Poirier, curé doyen de la paroisse : mai 1912-21 mars 1930. Pie Jesu Domine dona ei requiem » ( la partie latine signifiant : Saint Seigneur Jésus, donne lui le repos).

Troisième travée : vitrail de saint Michel avec l'inscription : « Michael praeliabat cum draco et projectus est draco in terram - Apo XII » (Michel s'est battu avec le dragon et le dragon fut projeté sur la Terre, Apocalypse chapitre XII).

Confessionnal avec une plaque : « Mr le curé ».

Sur le pilier en face, une plaque en marbre porte le même graphisme que la précédente avec le texte : « Hommage de reconnaissance. La paroisse de Blanquefort à la mémoire de son ancien pasteur Alexis de Frogier de l’Éguille, chanoine honoraire, curé doyen de Blanquefort [de 1873 au] 16 mai 1891, décédé curé de Saint Ferdinand à Bordeaux le 1er juillet 1895. Pie Jesu domine dona ei requiem ».

Quatrième travée : vitrail de sainte Élisabeth avec l'inscription : « Ste Élisabeth » et dans un macaron « Émile Thibaud, peintre verrier à Clermont-Ferrand 1853 ».

Stations XII et XIII du chemin de Croix entourant l'inscription :

« Anne Aquart veuve Menville, décédée le 30 janvier 1875, a fondé à perpétuité 12 messes qui seront dites pour le repos de son âme le 30 de chaque mois ». (NDLR : il semble qu'on a oublié là la particularité du mois de février.)

Cinquième travée : vitrail de la Passion, avec dans un macaron : « Émile Thibaud 1853, peintre-verrier à Clermont-Ferrand ».

Station XIV du chemin de Croix entouré de deux inscriptions : à gauche -1838 Propagation de la foi - 1868 Sainte Enfance - 1839 Société Saint-Martin - 1844 Société Saint-Jean, et à droite - 1877 Cercle catholique d'ouvriers - 20 juin 1878 Patronage St-Joseph - 26 juillet 1878 Association des mères et des femmes chrétiennes.

Le chœur et les autels.

Le chœur : grand tableau de saint Martin au chevet, signé Quinsac Monvoisin 1815, et de part et d'autre les vitraux de saint Pierre à gauche et saint Paul à droite.

int-1

Sur les murs de chaque côté : représentation des tables de la Loi avec les chiffres romains de I à X en deux colonnes, représentation d'un autel avec les lettres hébraïques IEVE dans un triangle, des sigles IHS les H surmontés d'une croix, des lettres rondes M et A entrelacées, des cœurs aux coins.

Au sol, devant la marche du chœur, est une inscription réalisée en mosaïque : Mission Noël 1934 Souvenir.

La voute est ornée d'une peinture en trompe-l'œil, le Sacré-Cœur entre deux anges en offrande.

Autel de la nef latérale nord.

L'autel est consacré à la Sainte Vierge. Monogramme du Christ khi rho entouré de l'alpha et de l'oméga, inscription latine « Ecce mater tua » (Voici ta mère). Des lettres rondes M et A entrelacées, sur la table d'autel les mêmes lettres surmontées d'une couronne.

int-6

Autel de la nef latérale sud.

L'autel est consacré au Sacré-Cœur. En lettres hébraïques : IEVE dans un triangle, sur le tabernacle JHS, le H surmonté d'une croix.

int-4

Autel de la basse nef.

L'autel est consacré à saint Joseph. Des lettres rondes S et J entrelacées, sur le tabernacle le monogramme du Christ khi rho entouré de l'alpha et de l'oméga, sur la table d'autel les lettres rondes J et S entrelacées. Trois inscriptions latines : au centre : « Ite ad Joseph » (Allez vers Joseph), à gauche : « Nonne hic est fabri filius, Matth 13.55 (N'est-ce pas là le fils du charpentier, Matthieu chapitre l3, verset 55), et à droite : « Beati qui in domino moriuntur Apoc 14.13 » (Heureux ceux qui meurent dans le Seigneur, Apocalypse chapitre 14 verset 13).

int-5

Le plafond de la grande nef.

Le plafond de la grande nef est vouté en demi-cylindre, des personnages sont peints par groupes de deux en vis à vis, un apôtre surmonté d'un ange. Chaque apôtre est accompagné de son nom, chaque ange tient une banderole où est inscrite une phrase du Credo. Le Credo se lit en descendant la nef du chœur vers la façade, en lisant à droite puis à gauche. Certaines lettres sont cachées par des plis des banderoles, ce qui introduit parfois des mots non conformes.

int-8 Photos du fonds privé PAL.

1 droite : « Sanctus Petrus » (saint Pierre), « Credo in Deum patrem omnipotentem creator coeli et terrae » (Je crois en Dieu le père tout puissant créateur du Ciel et de la Terre).

1 gauche : « Sanctus Andreas » (saint André), «  Et in Jesum Christum filium ejus unicum Dominum nostrum » (et en Jésus Christ son fils unique notre Seigneur).

2 droite : « Sanctus Jacobus maj » (saint Jacques le Majeur), « Qui conceptus est de spiritu sancto natus ex Maria virgine » (qui fut conçu du Saint Esprit et né de la vierge Marie).

2 gauche : « Sanctus Joannes » (saint Jean), « Passus sub pontio Pilato cruxifixus mortuus et sepultus » (qui a souffert sous Ponce Pilate a été crucifié, est mort et enseveli).

3 droite : « Sanctus Philippus (saint Philippe), « Descendit (in infernos) tertia die resurrexit a mortuis » (descendit le troisième jour, est ressuscité des morts).

3 gauche : « Sanctus Bartholomaeus » (saint Barthélemy), « Ascendit et sedet ad dexteram dei patris omni(potentis) » (est monté au Ciel, s'assit à la droite de Dieu tout puissant).

4 droite : « Sanctus Thomas » (saint Thomas), «  Inde venturus est judicare vivos et mortuos » (d'où il viendra juger les vivants et les morts).

4 gauche : « Sanctus Matthaeus » (saint Matthieu), « Credo in Spiritum Sanctum » (Je crois au Saint Esprit).

5 droite : « Sanctus Jacobus min » (saint Jacques le Mineur), « Sanctam ecclesiam catholicam sanctorum communionem » (en la sainte Église catholique, en la communion des saints).

5 gauche : « Sanctus Simon » (Saint Simon), « Remissionem peccatorum » (en la rémission des pêchés).

6 droite : « Sanctus Thaddaeus » (saint Thadée), « Carnis resurectionem » (en la résurrection de la chair).

6 gauche : « Sanctus Mathias », (saint Mathias), «  Vitam aeternam » (en la vie éternelle).

(En plus de la graphie perturbée par quelques lettres cachées, le texte s'écarte de beaucoup de celui du Credo officiel dit « symbole de Nicée »).

[Le symbole de Nicée est une profession de foi chrétienne qui en résume les points fondamentaux. Il fut promulgué lors du concile de Nicée de 325 et adapté lors du concile de Constantinople de 381. Selon une tradition très ancienne, le Symbole des apôtres aurait été composé par les apôtres eux mêmes juste avant leur dispersion en l’an 36. Avant de se séparer pour aller prêcher l’évangile, l’Esprit-Saint aurait inspiré à chacun d’eux un des articles du Symbole, d’où les 12 parties du texte. L’attribution des articles aux apôtres varie d’un auteur à l’autre mais, comme dit Saint Thomas d’Aquin, « Cela n’a pas grande importance ». Pour quelles raisons c’est ce texte qui a été peint dans notre église ? Sans doute pour correspondre au choix de représenter les 12 apôtres. Voici en tout cas le rappel de la version officielle du Credo : Credo in unum Deum, patrem omnipotemptem, factorem coeli et terrae, visibilium omnium et invisibilium. Et in unum Dominum Jesum Christum, filium Dei unigenitum, et ex patre natum ante omnia secula, Deum de Deo, lumen de lumine, Deum verum de Deo vero, genitum non factum, consubsantialem patri, per quem omnia facta sunt, qui propter nos homines et propter nostram salutem descendit de caelis, et incarnatus est de Spiritu Sancto ex Maria Virgine et homo factus est, crucifixus etiam pro nobis sub Pontio Pilato, passus et sepultus est et resurrexit tertia die secundum scripturas et ascendit in caelum, sedet ad dexteram patris, et iterum venturus est cum gloria judicare vivos et mortuos, cujus regni non erit finis. Et in Spiritum Sanctum, Dominum et vivificantem, qui ex patre filioque procedit, qui locutus est per prophetas. Et unam, sanctam, catholicam et apostolicam Ecclesiam. Confiteor unum baptisma in remissionem peccatorum et expecto resurrectionem mortuorum et vitam venturi saeculi].

Le revers du portail.

Basse nef.

Les fonts baptismaux forment une niche fermée par une grille. Sur le mur de gauche « Oleum », l'huile, sur le mur du fond « Aqua » l'eau, sur le mur de droite « Sal », le sel, au dessus à droite « Christum induistis GAL 3.27 » (Vous vous êtes revêtus du Christ, épître aux Galates chapitre 3, verset 27).

Nefs latérales.

Chacune comporte une porte de sortie, sans inscription.

Grande nef.

Aux deux entrées du tambour de la grande porte, un bénitier est surmonté d'une plaque en marbre portant « Sit nomen Domini benedictum » (Que le nom du Seigneur soit béni).

Au dessus du tambour, dans un décor porté par la rambarde de la tribune, un gros macaron en marbre rouge porte le sigle IHS, le H surmonté d'une croix.

Sur le mur à gauche est peint le blason de Sa Grandeur Monseigneur de la Bovillerie, évêque coadjuteur de saint André de Bordeaux. L'écu est surmonté du chapeau violet d'archevêque à deux cordons terminés chacun de dix glands posés l, 2, 3, 4. Sous le chapeau, la Croix de Lorraine de Patriarche, sous l'écu la Croix de la Légion d'Honneur posée sur une palme horizontale. « De gueules à un chevron de sable surmonté d'un croissant du même et accompagné de trois pommes de pin au naturel ».

Sur le mur à droite est peint le blason de Son Éminence le cardinal Donnet (1795-1882), archevêque de Bordeaux, primat d'Aquitaine, sénateur de Napoléon III. L'écu est surmonté du chapeau rouge de cardinal à deux cordons terminés chacun de quinze glands posés 1, 2, 3, 4, 5. Sous le chapeau, la croix de Lorraine de Patriarche et la couronne de Primat posée sur une écharpe rouge, sous l'écu la Croix de la Légion d'Honneur et en dessous la Croix de Chevalier de Malte tenue par un collier. « D'azur à la bande d'or accompagnée d'une rose au naturel à sénestre et d'une tour d'argent crénelée et maçonnée de sable à dextre ».

Au dessus des trois portes sont des tribunes à balcon, celles des côtés ont le mur du fond peint d'un demi cercle partagé en dix-sept parties, la tribune centrale est éclairée par une verrière en demi cercle partagée en trois rangées concentriques de carreaux, la rangée du bas est formée de deux carreaux taillés en quart de cercle, les deux rangées suivantes contiennent dix carreaux taillés en secteur de couronne circulaire.

A la sortie de la nef sud est placé depuis peu un panneau explicatif avec plan inspiré du texte distribué par les Bâtiments de France lors de la remise de l'église au culte après la campagne de restauration. Un sommaire en anglais, allemand, italien et espagnol est en dessous.

Le clocher.

Le clocher contient trois cloches importantes chacune portant gravé dans l'airain de longues inscriptions.

La plus grosse est un bourdon de 1 300 kg, Marie. « Marie, fondue en 1875 pour l'église de Blanquefort, sous le pontificat de SS Pie IX, son Éminence Mgr le cardinal Donnet, archevêque de Bordeaux, Primat d'Aquitaine, Sa Grandeur Mgr de la Bovillerie, coadjuteur, curé doyen, Alexis Ferdinand Raymond de Froger de l’Éguille. Parrain : Bernard Hippolyte Marie Édouard Piganeau. Marraine : Marie Marthe Isabelle Tastet, vicomtesse de Monthel. Conseil de Fabrique : Gaboy président, Deniges, Moreau, Promis, Dugay. Conseil municipal : Amédée Tastet maire, Pierre Tartas, Jacques Delas adjoints, Piganeau, Dourcy, Delysse, Moreau, Vert, Delas, baron de Portal, de Saint Quentin, de Pichon, Bertrand, Damade, Vignolle, Pineau, Labeyries, Corbineau, Roland, Delin, Avril. Ad majorem dei gloriam » (Pour la plus grande gloire de Dieu).

La voisine est Isabelle. « Isabelle, fondue en 1875 pour l'église de Blanquefort, Son Éminence Mgr le cardinal Donnet, archevêque de Bordeaux, Sa Grandeur Mgr de la Bovillerie, coadjuteur, curé doyen Alexis Ferdinand Raymond de Froger de l'Éguille. Parrain : Marie Victor Auguste Adolphe de Saint Quentin. Marraine : Marie Isabelle Lafon (même conseil de Fabrique et même conseil municipal). Beatae mariae virgini immaculatae ». (À la bienheureuse Marie vierge immaculée).

La troisième est Jeanne. « Jeanne, fondue en 1875 pour l'église de Blanquefort, curé doyen Alexis Ferdinand Raymond de Froger de l’Éguille. Parrain : Bruno Louis Felix Lacase. Marraine : Jeanne Jenny Aquart, veuve de Charles le Neuf de Boisneuf. Maire Amédée Tastet. Sancto Joseph Patrono universalis ecclesiae ». (À Saint Joseph, patron de l'église universelle).

D'autres petites cloches sans inscription sonnent les heures. L'ancienne horloge mécanique à mouvement entraîné par contrepoids est hors service. Sa table de belle facture au mécanisme apparent est à l'abri à l'étage du clocher, en attendant d'être exposée dans un lieu mieux approprié.

[Les mentions entre parenthèses, souvent des traductions, sont rajoutées pour une meilleure compréhension, ainsi que plusieurs ponctuations].

Inscriptions dans l’église Saint-Martin de Blanquefort, Dominique Jay, 1996, 15 pages. Avec l’aimable autorisation de M.F. Jay.

joomla template