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En vélo à l’école.

Mimi, Marinette, Suzette, Huguette, Sylvette et les autres… Les déplacements lors de mes premières années d'école se firent à bicyclette avec un groupe de 6 à 8 filles. Habitant à 5 ou 6 kms de l'école du bourg de Blanquefort, nous partions tout ce groupe composé de filles de 6 à 14 ans. Les plus âgées habitaient à environ 8 kms dans les marais en bordure de Garonne ou au village de Florimond. Elles se chargeaient de recueillir sur leur passage les plus petites âgées de 6 à 7 ans. Tout ce joyeux monde se rendait à l'école par tous les temps. Pour les plus grandes, c'était une promenade de santé empreinte d'échanges, de bavardages et de rires. Pour les plus petites, une course contre la montre, car elles avaient du mal à suivre avec leurs petits vélos qui ne possédaient pas hélas de dérailleur ni de pédalier à plusieurs vitesses. J'ai un souvenir de beaucoup de pleurs et de larmes tout au long de la route quand nous ne pouvions pas suivre parce que nos chaines de vélos sautaient ou que souvent, pendant l'hiver, nous avions à traverser de longues nappes d'eau qui recouvraient la route en raison des inondations provoquées par le débordement des fossés, et l'immersion des près saturés d'eau. Le soir, retour au bercail dans les mêmes transes. Ce souvenir d'école m'a marqué car je pleurais beaucoup en raison de la chaine de mon vélo qui sautait sans cesse et surtout parce que j'avais une sacré frousse de la traversée de-ces nappes d'eau. Il faut savoir qu'irrémédiablement arrivant au milieu, je posais les pieds par terre et je devais poursuivre mon périple à pied en menant mon vélo à la main jusqu'à la sortie de la nappe provoquée par l'inondation, ceci tant à l'aller qu'au retour. J'arrivais donc à l'école les pieds mouillés et les chaussures pleines d'eau. Je revenais donc à la maison, les pieds toujours mouillés et les chaussures pleines d'eau.

Yannick Barreau.

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