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Jean-Pierre Delhomme, pourquoi moi ?

À quelques heures de passer le flambeau, Jean-Pierre Delhomme fait le point sur ses trente années passées à la mairie. Né le 14 avril 1921 à Blanquefort, conseiller municipal de 1959 à 1964, il a été maire de sa commune de 1971 à 1999.

Sud-ouest : - Vous expliquez par votre fatigue le souhait de démissionner de votre fonction de maire. Mais plus précisément, quels facteurs vous ont conduit à prendre cette décision ?

Jean-Pierre Delhomme : cela fait longtemps que je me dis que j'en ai assez. S'il n'y avait pas eu ces mini-bouleversements lors des dernières élections municipales, je ne serais pas reparti. Mais pour la première fois, une liste s'est constituée dans la même mouvance politique que la mienne. Les moyens qu'elle a employés me paraissaient en contradiction avec le climat de Blanquefort. Cela m'a blessé et m'a conduit à me représenter pour servir de locomotive à la majorité sortante. Mais aujourd'hui, je suis réellement fatigué, je supporte moins le fardeau.

Quand on n'est plus au top physiquement et intellectuellement, il faut savoir partir.

S.-O. - Ce soir, vos colistiers vous proposeront de devenir premier adjoint. C'est une tache lourde, l'accepterez-vous ?

J.-P. D. - Oui, et je demeurerai à la tête du CCAS. Je souhaite m'occuper de la communication car nous pêchons dans ce domaine. J'aiderai à préparer les prochaines échéances. Mais, cette fonction me libérera du temps. Je n'aurai plus besoin de signer des tonnes de courrier tous les matins, d'être présent à toutes les manifestations.

S.-O. - Vous demeurez également conseiller communautaire dont vous êtes le doyen d'âge. Quel regard portez-vous sur cette institution ?

J.-P.D. - Je crois que les habitants ne la connaissent pas bien et qu'elle est un outil indispensable pour le développement d'une commune comme Blanquefort. Mais, c'est vrai, elle est devenue une très lourde administration. Je me demande aussi souvent si j'assiste au conseil de la CUB ou à celui de Bordeaux...

S-O. - Quelle est votre analyse de l'évolution de Blanquefort ?

J.-P. D. - Lorsque j'ai été élu en 1971, Blanquefort était une ville morte, Elle a été la dernière commune à évoluer sur l'agglomération. Mais elle avait l'atout d'une zone industrielle vaste, dont les terrains étaient rapidement disponibles. C'est ainsi que Ford s'est implanté. Avec la manne financière que l'entreprise a apportée, nous avons pu conduire de nombreux projets de développement.

S.-O. - Sans grande surprise, Louis Fournier assurera dès ce soir votre succession. Pourquoi lui ?

J.-P. D. - Il a toujours été près de moi depuis le début et, techniquement, c'est lui qui est le plus apte à continuer l'action entreprise. Je suis persuadé qu'il va éclater. Il est très sensible à l'action sociale et je pense qu'il saura prendre toutes les précautions pour que Blanquefort demeure une commune où il fait bon vivre.

S.-O. - Quel bilan tirez-vous de votre vie personnelle, de citoyen et quels sont vos projets ?

J.-P. D. - Des événements, je n'oublierai jamais l'arrivée des troupes allemandes sur la place de mon village, l'appel de de Gaulle mais aussi le premier homme dans l'espace, la chute du mur de Berlin en 1989 et la progressive constitution de l'Europe. De ma vie privée, je retiens l'image de mon directeur d'école, M. Dieuzède, qui m'a poussé pour faire des études mais aussi la naissance de mon premier fils, les heures difficiles au moment des décès de ma femme et de ma petite-fille. Maintenant, je vais mettre de l'ordre dans mes affaires, cultiver mon potager et écrire mes souvenirs. Je les intitulerai « Pourquoi moi ? » car depuis tout petit, je m'interroge sur mon destin extraordinaire.

Note : La droite sans carte. Jean-Pierre Delhomme est aujourd'hui âgé de 78 ans. Il est né à Blanquefort, a occupé plusieurs fonctions à la Maison du paysan avant de terminer sa carrière comme directeur du bureau régional de la SAMDA. Il a toujours refusé de prendre la carte d'un quelconque parti politique mais se situe à droite. À plusieurs reprises, il a été successivement le suppléant des députés Xavier Pintat et Aymar Achille-Fould.

Article du journal Sud-ouest de janvier 1999, propos recueillis par Marie-Luce Ribot.

Jean-Pierre Delhomme, « chez moi ».

Sud-ouest - Où partez-vous en vacances ?

Jean-Pierre Delhomme - À Blanquefort... Je ferai quelques escapades, puisque j'ai cinq enfants et une ribambelle de petits-enfants. J’irai de temps en temps sur le bassin d'Arcachon, mais la plupart du temps je serai chez moi.

S-O - Quelles activités allez-vous pratiquer ?

J.P.D - Une fois les volets tirés, je vais lire et écouter de la musique. J’adore aussi jardiner ; à la fraîche, le matin, et après, un bon casse-croute !

S-O - Qu'allez- vous lire ?

J.P.D. - Je suis passionné par l’histoire. Et il se trouve que j'habite tout près de la bibliothèque municipale...

S-O - Allez-vous suivre un dossier municipal particulier ?

J.P.D - Un dossier à soucis, celui de la voie du Tasta.

S-O - Où auriez-vous rêvé d'aller ?

J.P.D - Je n'aime pas les voyages en temps que tels. Mais si d’un coup de baguette magique, je pouvais me retrouver quelque part, je reviendrais volontiers sur les lieux où j'étais lors de la guerre, à Vienne et en Tchécoslovaquie.

S-O  - Quel est votre meilleur souvenir de vacances ?

J.P.D - L'époque où j'avais une pinasse. Les promenades le matin, très tôt sur le Bassin. C'était d'un calme impressionnant et d'une merveilleuse beauté.

S-O - Qu'est-ce qui pourrait gâcher vos vacances ?

J.P.D - Rien, puisque je n'en prends pas.

Article du journal Sud-ouest du 2 août 1993, série « les élus en vacances ».

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