Accueil
Le Canton
Blanquefort
Eysines
Parempuyre
Le Pian-Médoc
Ludon-Médoc
Macau
Saint-Médard-en-Jalles
Le Haillan
Le Taillan-Médoc
Saint-Aubin-de-Médoc
Bruges
-------------------------------
-------------------------------
Mode d'emploi
-------------------------------

Lettre d'information




Joomla : Porte du Médoc

Rechercher sur le site

Le chemin du bord de l’eau.

Le chemin du bord de l’eau en 1926. Si nous pouvons marcher sur ce chemin aujourd'hui, faire de la bicyclette et même, pour certains, rouler en automobile, c'est grâce à la souscription volontaire et particulière de 1843, de la presque totalité des propriétaires de l'île de Macau pour un montant de 18 à 20 mille francs environ. Cette somme fut offerte à la commune, dans le but de faire empierrer et engraver en chaussée bombée, le chemin public vicinal du bord de la Garonne. Sur une longueur de plus de 4 km et sur une largeur de 3 mètres au moins, depuis le port de Macau jusqu'au bout de l'île chez M. Barbouteau. Ce dernier habitait juste avant le château Biré et mon grand père me racontait que, vers 1810, il y avait chez lui, une salle de bal. Auparavant, ce chemin n'était qu'engravé et il fallait très fréquemment reboucher les trous. Ce travail, appelé prestation, était effectué par les riverains. Encore aujourd'hui, il faut que les riverains s'entendent pour que le travail soit effectué.

En 1909, la voie sur laquelle nous nous trouvons n'était pas dans l'état d’aujourd'hui. Les courants de la Garonne créés par la digue sous-marine établie en amont, provoquaient des érosions qui s'avançaient jusqu'à l'accotement et pénétraient même souterrainement à divers endroits jusqu'à hauteur de la chaussée, diminuant ainsi la solidité du chemin. Le conseil n'était pas d'accord pour payer les frais de réparation de cette voie et se plaignait au Préfet de cette situation, lui demandant d'intervenir auprès du service maritime pour remédier à cette situation.

Cela a permis aussi à nos automobilistes, tels que le docteur Chevalier, d'y rouler. Rares étaient les automobiles à Macau, Chevallier le docteur; Borde le vétérinaire et Dubos du château Cantemerle avaient une voiture. Pour les gosses du bourg, c'était celle du docteur qui a eu plus grand succès. Dès qu'elle était arrêtée devant sa porte, à côté de la cure, les enfants arrivaient et écarquillaient leurs yeux. C'était une de Dion Bouton de couleur rouge sombre. Deux gros phares de cuivre brillants garnissaient l'avant, puis deux coffrets : dans celui de droite un volant très haut et une puissante corne de bronze dorée, avec une énorme poire de caoutchouc ; à l'arrière, deux autres coffrets, et il fallait lever haut la jambe pour embarquer dedans. Les écoliers tournaient tout autour en jouant à la balle. Pouette... Pouette... faisait la corne. Quelle tentation pour les enfants ! Mais ils craignaient de voir surgir le docteur ou son domestique, harnachés d'une longue houppelande en peau de bique, casquette de cuir garnie de lunettes en mica, agrafées derrière la tête grâce à un gros élastique. Parfois, l'automobile revenait tirée par un cheval. D'autrefois, c'était le départ qui était difficile. Tout le monde poussait en riant, il fallait même aller chercher les papas à la rescousse ! Ce genre d'automobile devait rouler entre 20 et 30 kilomètres à l'heure !

Extrait du livre : Une pensée de Macau, Marie-Christine Corbineau, Les Enrasigaïres, 2012, 17.18.

Ce chemin (D209 E1) longe la Garonne et dessert différents lieux-dits et de belles demeures. Son parcours est très agréable.

carte-chemin

 

En voici quelques photographies pour l’illustrer.    

chemin   pagodes1    pagodes

ruisseau    ruisseau1

Photos fonds privé François Barreau.

Pour découvrir d'autres photographies du même chemin, cliquez ICI.


 

joomla template