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Le hameau de Jau et les maisons nobles de Germignan.

Le 5 octobre 1702, Marie d'Estignols est déclarée « Dame des maisons nobles de Germignan ». Cet ensemble, qui est encore très mal connu, se compose, probablement, de trois maisons nobles appelées : Jau, Brun et Trotelle. Il existe de nombreuses légendes sur ces propriétés, et les documents sont rares.

Le château de Jau.

Le 7 janvier 1703, Jean-Baptiste Durousset Grimoard, hérite de son frère, Pierre Durousset : « la maison de Jeaux ». En 1736, Marie d'Estignols rend hommage au roi pour la maison de Jau. Le 28 mars 1811, Grimoard vend la dite maison à Jean Boué : l'ensemble consiste en « logement pour le maître, logement de cultivateur, bâtiments d'exploitation, jardins, vignes, prés, bois…, le tout faisant environ 58 hectares ». Le 11 juin 1823, Boué vend le « domaine appelé Jeaux » à Barthélemy Curé, négociant, habitant de Bordeaux. Le bâtiment d'habitation se compose d'un corps de logis central en rez-de-chaussée et deux ailes en retour. Les bâtiments agricoles sont placés à quelques distances et séparés de la demeure par un puits en pierre de taille, sur lequel sont inscrites, dans un écusson, les initiales P C et la date 1639. Il y a eu de nombreuses interprétations au sujet de cet écusson ; la seule chose, presque sûre, c'est qu'il s'agit là, très certainement, d'une date de fondation et des initiales du fondateur de ce domaine, fondateur, qui reste encore aujourd'hui un mystère. L'ensemble a subi de nombreuses transformations au cours des XIX et XXèmes siècles, et la maison d'habitation a été entièrement restaurée en 1995-1996. De magnifiques statues de lions ornaient jusqu'en juillet 1998 le parc de cette propriété, date à laquelle elles furent dérobées.

Trotelle.

Propriété plus modeste, à laquelle on accède par l’allée du Sergent. Elle est entourée de murailles cachées par le lierre. Trotelle a appartenu jusqu’en 1784 à M. Lanes, puis au général Duranteau qui la vendit ensuite au beau-père de M. Gustave Curé qui fit démolir le pavillon vers 1847.

Brun.

C’est un bel ensemble, situé à quelques mètres à peine de Jau. C'est la propriété la plus récente des trois. Bien bâtie avec un pavillon carré, un portail en fer et une cour intérieure, elle a quelques allures d'un château (extrait de « Châteaux de la Gironde », E. Guillon). En 1733, la famille d'Estignols est toujours propriétaire des lieux. Le 25 juillet 1778, Jean Sébastien de Laroze, conseiller au parlement, président présidial, lieutenant général de Guyenne, vend à Jean Meulh, écuyer, la maison de Brun. Dans l'acte de vente, il est dit que ce bien se compose « d'une maison de maître dont la moitié est rebâtie à neuf et l'autre moitié ancien logement du paisan, d'une chapelle, chai, cuvier, écurie, parcs, prairies, cour, jardin, une allée de Charmilles... »

De Laroze avait hérité de sa mère le domaine. Meulh décède en 1791 et lègue cette maison à sa sœur, Mme Lespiault Bréchan qui la revend le 27 juin 1791 à Abraham Daniel Fornerod. Les héritiers maternels de Fornerod, décédé le 3 octobre 1843, Jean Georges Ernest Gevers et François Alfred Stéhélin, vendent, le 12 mars 1845, à Louis Jean Ambroise Gustave Curé, alors adjoint au maire de Bordeaux : « le domaine appelé Brun consistant en une maison de maître, bâtiments d'exploitation... ». Gustave Curé, sans doute par succession a été propriétaire de l'ensemble des trois domaines représentant 200 hectares de terres et de bois, dont 20 hectares de vignes. Il utilisa le nom de château de Germignan pour son estampille vinicole. Les bornes cylindriques en pierre situées à l'intersection de l'allée de Curé et de l'allée du Stade, ainsi que celles prolongeant dans le bois le chemin de Lapey sont originaires de la place des Quinconces à Bordeaux. Elles furent enlevées lors de la Révolution de 1789. Louis Gustave Curé en récupéra quelques-unes pour délimiter sa propriété. M. Berthelot, neveu de M. Curé, hérita de la propriété, qui fut ensuite vendue au tribunal, en 1908. M. Mourrat acheta Jau, M. Rondi les dépendances et son fils acheta Trotelle.

Laurence Chevallier, Le Taillan-Médoc, hier, aujourd’hui, Point Info du Taillan, 2 000, p.151-153.

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