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Les moulins de la jalle.

Aux portes de Bordeaux la jalle offre une situation idéale pour l'implantation de moulins à eau. Le latin « mola » signifiant la meule, a donné son nom au bâtiment destiné à l'abriter. Le moulin est donc la maison de la meule. Aux siècles passés, très vite, les seigneurs se rendent compte que la possession d'un moulin est un outil indispensable pour la communauté villageoise, mais aussi qu'elle constitue, pour eux, un apport de ressources non négligeable. Ceci est sans doute une explication au grand nombre de moulins que l'on trouve sur la jalle entre Saint-Médard et Blanquefort dont certains sont déjà cités au XIIIème siècle.

Sur la Jalle d'Eysines, se trouvent, en amont des ponts du Taillan, le Moulinat et Jallepont anciennement appelé « moulin de Mauguer » en 1396, et en aval, les moulins de Gausseran (Cantinolle) mentionné en 1242, (mais disparu au XVIème siècle), de Landemoulin (actuel moulin Blanc) et de Plassan (actuel moulin Noir). Sur la Jalle de Blanquefort ou du Taillan, sont implantés ceux de Bussaguet, de Majoulan, du Gua et de Canteret.

Chacun moulant à deux meules abrite également la maison du meunier et comprend tout autour, des jardins, des prés, des bois et des terres labourables. Son entretien est bien souvent à la charge des paysans du village. Ainsi, le 8 juillet 1574, le substitut au procureur d'office de la juridiction de Blanquefort fait dire au prône (à la messe) aux habitants d'aller avec les bœufs, les charrettes et les « bras » au moulin du Gua pour entreprendre les réparations.

Bien souvent les moulins sont affermés par le propriétaire à un meunier exploitant. Les baux à ferme sont très variables dans leur durée comme dans leur montant qui sont, tantôt en nature, tantôt en argent, parfois les deux. Les fermes des moulins en nature laissent au seigneur un important surplus dont la vente ou le prêt constitue un revenu appréciable.

En 1555, Pierre Ayquem, seigneur de Gajac, vend à plusieurs habitants de Blanquefort du seigle et du milh pour 75 francs bordelais. Thomas de Montaigne fait en 1580 des prêts de seigle à divers habitants de l'île de Macau. Le 14 octobre 1581, il vend 11 boisseaux 3 quarts de froment, mesure de Castelnau, pour 23 écus et se fait payer en pain tous les quinze jours. En mars 1577, Jehan de Lestonnac, seigneur du Claux à Saint-Aubin, vend 30 boisseaux de seigle à des laboureurs de Saint-Aubin et de Saint-Médard.

Le moulin de Bussaguet est affermé en 1577 pour 500 livres par an sur une durée de quatre ans et celui de Jallepont, appartenant à la seigneurie de Lescalle à Eysines, pour 3 boisseaux de froment par semaine. Le meunier, pour se rétribuer, perçoit un droit de mouture de 1/12, que le Parlement de Bordeaux ramènera en 1748 au 1/16.

Si tous les moulins cités sont destinés à produire la farine nourricière, on trouve également, sur la jalle, des moulins dont la fonction est beaucoup moins réjouissante pour le peuple, car ils produisent une poudre noire à partir du charbon de bois de la forêt voisine, qui ajoutée au salpêtre, entre dans la fabrication de la poudre à canons. Aujourd'hui, ces moulins se trouvent sur le territoire de la poudrerie de Saint-Médard, actuelle S.N.P.E.

Le Taillan-Médoc, hier, aujourd’hui, Point Info du Taillan, 2 000, p.134.

Carte des 18 moulins de la jalle de Blanquefort.

plan.moulin

Pour découvir les 18 moulins, cliquez ICI.

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