Accueil
Le Canton
Blanquefort
Eysines
Parempuyre
Le Pian-Médoc
Ludon-Médoc
Macau
Saint-Médard-en-Jalles
Le Haillan
Le Taillan-Médoc
Saint-Aubin-de-Médoc
Bruges
-------------------------------
-------------------------------
Mode d'emploi
-------------------------------

Lettre d'information




Joomla : Porte du Médoc

Rechercher sur le site

Roger Ducasse, musicien.

Jean Roger-Ducasse a vu le jour à Bordeaux, 83 rue Fondaudège, le 18 avril 1873. Il est le troisième enfant de Jules Ducasse et d'Amélie Degeon. Ducasse, petit-neveu de M. Pierre Verrières-Choisy, avait hérité à son décès en février 1867 de sa propriété du Taillan, le Grand Enclos, sis sur le chemin de Germignan à l'Allemagne, actuellement avenue de la Dame Blanche, et alors, plantée en vignes rouges et blanches. Si Roger n'est pas né au Taillan, il y passe cependant sa petite enfance. On retrouve sa trace à l'école des frères des Écoles Chrétiennes, de 1881 à 1884, car par la suite il continue sa scolarité à la pension Saint-Pierre, rue Saint-Sernin à Bordeaux. Très tôt, attiré par la musique et le chant, il travaille le piano avec Mme Rinek-Bertini qui dirigeait un cours de haut niveau, rue Charles Monselet à Bordeaux. Pendant deux ans, il suit les cours du conservatoire municipal avant de se présenter au conservatoire national de Paris où il est admis le 14 décembre 1891. Dès lors, sa carrière est toute tracée et entièrement consacrée à la musique et au chant. Il entre dans la classe de composition de Gabriel Fauré et a pour condisciples des compositeurs illustres tels Ravel, Enesco, Florent Smitt, Nadia Boulanger... Il sera second grand prix de Rome en 1902. Resté célibataire, il vivra entouré par ses deux sœurs, Marguerite et Yvonne, à Paris pour le travail, et l'été au Taillan où il peut s'adonner à la composition dans sa chère « maison des champs ».

Ses œuvres sont nombreuses : « Orphée » mimodrame lyrique en trois actes, « Cantegril » opéra comique, « Au jardin de Marguerite » un long poème symphonique, le merveilleux « Nocturne de Printemps », « La Sarabande », deux quatuors, des mélodies, de la musique religieuse dont trois motets écrits en 1911 et dédicacés à M. l'Abbé Brun, curé du Taillan. Il termine sa vie au Taillan après avoir pris sa retraite du conservatoire en 1945, entouré de sa sœur Marguerite et sa nièce Maryvonne Réglade, fille aînée de son autre sœur Jeanne. Il décède le 17 juillet 1954. Il est inhumé dans le caveau de son père au cimetière de La Chartreuse à Bordeaux.

Anne-Marie Réglade, Le Taillan-Médoc, hier, aujourd’hui, Point Info du Taillan, 2 000, p.161.

joomla template