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La garde nationale dans le canton.

Dans cette période trouble, le besoin d'assurer le maintien de l'ordre et d'empêcher les pillages conduit à la mise en place d'une Garde nationale placée sous le contrôle des municipalités. C'est une loi du 14 octobre 1791 portant organisation de la Garde nationale qui rend obligatoire pour tous les citoyens actifs et leurs enfants âgés de dix-huit ans d'en faire partie. Le citoyen actif est défini comme celui payant au moins trois livres d'impôts, ce qui limite le nombre de participants notamment en zone rurale.

Pour Paris, La Fayette en sera le premier commandant en chef et le duc de Duras son homologue à Bordeaux. Au Taillan, est ainsi constituée une unité s'intégrant au « bataillon cantonal » de Blanquefort. Au sein de la Garde nationale, est formée, à la demande du ministre de la police, une colonne mobile chargée d'assurer la sûreté publique. Le canton fournit trois compagnies le 2 nivôse an V, composées de : cinquante hommes de Blanquefort, vingt-neuf du Taillan, vingt-quatre de Parempuyre, cinquante de Saint-Médard, cinquante d'Eysines, quinze de Saint-Aubin, trente du Bouscat et trente de Bruges.

Parmi les citoyens du Taillan, on trouve : Louis Videau sergent, François Labeyrie caporal, Valentin Lavigne, Yves Decourt, Charles Dupuy et Vital Jeantet fusiliers. Julien de Bryas du Taillan sera élu chef du bataillon cantonal en mai 1848. Cette institution durera jusqu'en 1871 avec une mise en sommeil sous le Consulat et l'Empire. Après leur confiscation, les biens des ordres ecclésiastiques et des nobles émigrés sont mis en possession de l'Etat et transférés aux communes. Ceux qui ne peuvent être attribués à un service public sont vendus aux particuliers. Une commission cantonale est chargée d'en faire l'inventaire. Au Taillan, Charles de Lavie est considéré en fuite et doit obtenir un certificat de résidence justifiant de sa présence. C'est son fils Arnaud qui intervient auprès de certains habitants de Blanquefort pour les faire attester, auprès des officiers municipaux, qu'il réside bien en permanence au Taillan et qu'il est un bon citoyen. Le certificat est établi le 15 vendémiaire an VI.

Le Taillan-Médoc, hier, aujourd’hui, Point Info du Taillan, 2 000, p.84.

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