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Rues et lieux-dits  en C.

Caire (la) (Lieu-dit) Pl. IV, C-3. En 1507, mentionné sous la forme « au Cayre », ce nom semble venir du latin « quadrus » qui désigne un angle ou un coin.

Calavet (Lieu-dit) Pl. II, A-4.

Calavet (Rue de) 3-D (avenue de la Boétie-Plein Soleil). Rue traversant le lieu-dit Calavet. L'origine du lieu est le celtique : « calious » qui désignait des terres cultivables aux XVème et XVIème siècles (Calhabé),

Campots (le) (Lieu-dit) Pl. VI, A-2-3. Diminutif de camp qui désignait au cas particulier de la terre et de la vigne.

Camus (Rue Albert) 3-B (chemin de Pradignan). Journaliste et écrivain français, né en Algérie le 7 novembre 1913, décédé le 4 janvier 1960 dans un accident de voiture sur la Nationale 6 à environ 90 km de Paris (Villeblevin). Auteur d'essais (Le Mythe de Sisyphe-1942, L'homme révolté-1951, L'Eté-1954.), de romans (L'étranger-1942, La Peste-1947, La Chute-1956) et de pièces de théâtre (Caligula-1945, Les Justes-1956). Il fut couronné prix Nobel de Littérature en 1957.

Cante Cric (Lieu-dit) Pl. V, A-l Lieu de « chante grillon » indiquant un endroit où le chant des grillons était sans doute très remarqué.

Cante Cric (Chemin de) 3-C, 4-D (chemin de Jau-avenue de Germignan). Ce chemin tient son nom du lieu-dit Cante Cric auquel il conduit. (Voir lieu-dit Cante Cric).

Cassenore (Chemin de) 2-C-D) (chemin du Foin-chemin de Machadey). Prenant au lotissement de Hontane, ce chemin conduit à la Lande de Cassenore limitrophe de la commune de Louens, au nord-ouest de la commune du Taillan. Son nom vient du gaulois « cassenus », le chêne. En francique, « cassenolle » ou noix de galle, a donné cassenore. La noix de galle ou galle du chêne est cette boule de couleur marron qui se développe sur les feuilles de cet arbre et provient de la piqûre d'un insecte qui y dépose ses œufs, provoquant ainsi une excroissance en forme de boule (appelée en Gascon « bourruque »).

Cassenore (Lagune) (Lieu-dit) PI. l, C-I-2.

Petite étendue marécageuse, de très faible profondeur, sur la Lande de Cassenore.

Cassenore (Lande de) (Lieu-dit) PI. l, C-I. Autrefois, terrain sur lequel poussaient des chênes. (Voir chemin de Cassenore).

Cassin (Rue René) 4-E (avenue du 8 Mai 1945). Éminent juriste, né le 5 octobre 1887 et mort le 20 février 1976. Il se rallia au général de Gaulle le 18 juin 1940. Compagnon de la Libération, il fut couronné Prix Nobel de la paix en 1968. Il est inhumé au Panthéon.

Cazaous (lous) (Lieu-dit) PI. IV, C-2.

Cazaous (Allée et Impasse) 3-C (chemin de Graveyron). Le « casau », du latin « casa » et du dérivé « casalis », dont la forme gasconne est « Kasau », est le jardin potager. Avant le XIVème siècle, ce terme désignait d'une manière générale un emplacement. Il semble qu'en ce qui concerne Le Taillan, l'emploi du pluriel « Lous Cazous » sur le plan cadastral de 1843, indique qu'il s'agissait d'un lieu où la culture maraîchère était pratiquée sur plusieurs lopins de terre.

Cazes (les trois) (Lieu-dit) PI. IV, B-2. Il s'agit de désigner un lieu où s'élevaient trois chaumières, « Caze » vient du latin « casa ».

Chapelle Saint-Marc PI. VI, A-2. La chapelle Saint-Marc déjà détruite au XVIIIème siècle se trouve aujourd'hui dans la propriété du château du Taillan au lieu-dit La Vacherie. Cette chapelle est citée en l'an 1450.

Chay (le) (Lieu-dit) PI. V, A-3.

Cheuy (mon) (Lieu-dit) PI. IV, B-C-2.

Chai (Chemin du) 4-C-D, 4-E (chemin du Peyroux-carrefour avenue de Germignan, chemin du Bois des Ormes, rue de la Liberté, rue de Lacaussade.) Le mot chai nous rappelle qu'autrefois une grande partie des terres du Taillan étaient plantées de vignes et que la production de vin était relativement importante. Au XVIème siècle, le lieu-dit « au Chay » est mentionné dans un acte notarié de 1547. Le « chay » était un bâtiment abritant parfois le pressoir et dans lequel étaient entreposées les cuves et les barriques de vin.

Chardonnerets (Avenue des) 4-A-B (avenue des Mésanges-avenue des Bouvreuils). Passereaux chanteurs, à plumage coloré de rouge, noir, jaune et blanc qui aiment se nourrir des graines du chardon ce qui leur a valu ce nom. Autrefois, ces oiseaux étaient très recherchés et mis en cage, pour leur chant et leur familiarité.

Chasse Spleen (Avenue) 2-3-E (avenue du Stade). Cru réputé du vignoble de Moulis-en-Médoc.

Château Lavie (Lotissement) 4-F (avenue de la Croix). Le château Lavie est l'ancienne appellation du château du Taillan au village de l'Allemagne, aujourd'hui dénommé la Belgique. Il a appartenu à la famille de Lavie. C'est par le mariage de Gabriel Maurice de Lavie avec Anne de Poitevin, fille de maître de Poitevin, chevalier, Trésorier général de France, que le château du Taillan est entré dans la famille de Lavie. Leur fils, Jean Charles de Lavie né en 1698 à Bordeaux, Président à la première chambre des enquêtes, membre de l'Académie de Bordeaux, auteur d'ouvrages estimés de droit public et de morale, en hérita de sa mère et le transmis à Paul, Marie, Arnaud de Lavie, né le 2 avril 1747 à Bordeaux appelé marquis de Lavie, président à mortier au parlement de Bordeaux du 20 avril 1768 à 1790. Député de la noblesse aux états généraux pour la sénéchaussée de Bordeaux, il se réunit au tiers-état, et prit une part active aux travaux de cette assemblée en proposant de suspendre l'ordination des prêtres et de réglementer le traitement des curés dénonçant à l'occasion les agissements des moines dans les départements de l'Est. Rentré à Bordeaux après la dissolution de l'Assemblée nationale, il fut arrêté par la commission militaire et écroué au fort du Hâ, le 17 septembre 1793. Connu pour son libéralisme il fut rapidement acquitté (14 mars 1794). Par la suite, il devint député du département de la Gironde, le 25 vendémiaire An IV et haut juré à la Haute Cour nationale de Vendôme le 25 germinal An V. Cette élection fut annulée le 18 fructidor de la même année comme entachée de royalisme. Finalement, il renonça à la politique et se retira au château du Taillan où il mourut le 22 mai 1800. Le château passa ensuite à Georgina de Lavie, marquise de Bryas, puis à sa fille Caroline de Bryas, épouse du général vicomte de Borrelli. Ce dernier vendit le château du Taillan à un sieur Maliano qui le revendit lui-même à M. Maurice de Luze. Son neveu, M. Henri Cruse en fut propriétaire en 1896.

Chênes (Allée des) 3-D (avenue de La Boétie-rue de Calavet). Arbres de la famille des fagacées, commun en Europe, on connaît trois cents espèces de chênes habitant les régions tempérées de l'hémisphère boréal. Son bois est apprécié des viticulteurs du bordelais pour le vieillissement du vin. Son fruit le gland, est bien aimé des porcs et des dindons et son écorce était autrefois utilisée pour le tannage des peaux.

Chenier (Allée André) 4-B (avenue Montaigne-place Montesquieu).André Chenier (1762-1794), poète français, né à Constantinople, auteur d'élégies et d'idylles (La Jeune Captive, l'Aveugle, La Jeune Tarentine...). Mêlé d'abord au mouvement révolutionnaire, il protesta par la suite avec grande éloquence contre les excès de la terreur. Il mourut sur l'échafaud. Dans la charrette qui le conduisait au bourreau, il s'écria en se frappant le front : « j'avais pourtant quelque chose là ! ».

Chopin (Rue Frédéric) 5-E (avenue Mozart-square S. Bechet). Célèbre pianiste et compositeur d'origine française, né en 1810 à Zélazowa-Wola près de Varsovie en Pologne. Ses compositions pour piano (valses, préludes, nocturnes, caprices...) d'un caractère romantique, sont remarquables par la profondeur du sentiment et de l'expression. Il est mort à Paris en 1849.

Clos de Baudin (Lotissement le) 4-F (avenue de Soulac). Lotissement aménagé il y a quelques années au lieu dit « Baudin » (Voir Baudin).

Clos de Lacaussade (Lotissement du) 4-E (chemin du Chai). Lotissement implanté dans le quartier de Lacaussade (Voir rue Lacaussade).

Clos Saint-Hilaire (Lotissement du) 4-E (rue Maurice Ravel). Lotissement situé a proximité de l'église Saint-Hilaire du Taillan. La paroisse de Saint-Hilaire du Taillan daterait du Xème siècle. Son église se situe parmi les premiers bâtiments religieux du Médoc dont il est fait mention. Saint-Hilaire du Taillan fit partie de la première donation faite en l'an 950 à Sainte-Croix de Bordeaux. « Sancti Hilarii de Ortelano » est citée en l'an 1027. Dans les « Variétés bordelaises » ou « Essai Historique et Critique sur la Topographie du Diocèse de Bordeaux » écrit en 1784 par l'Abbé Baurein, ce dernier note au sujet de Saint-Hilaire du Taillan: « Son église, quoiqu'ancienne, n'a pas néanmoins rien de remarquable. La cure du Taillan est séculière et à la collation de M. l'Abbé de Sainte-Croix de Bordeaux. Le Curé n'en est que simple Vicaire perpétuel. Cette paroisse est placée dans la contrée du Haut Médoc et dans le district de l'Archiprêtre de Moulis ». L'église actuelle a été construite en 1862. Un compte rendu du Conseil de fabrique en date du 27 avril 1862 mentionne l'achat de la statue de Saint Hilaire pour la somme de deux cents francs.

Colbert (Rue) 4-E (lotissement Clos Lacaussade). Jean-Baptiste Colbert né à Reims en 1619 et mort à Paris en 1683. Un des plus grands ministres de la France en activité sous le règne de Louis XIV. Par des mesures protectionnistes, il développa l'industrie et le commerce de la France. De 1661 à 1683, il occupe simultanément plusieurs postes : Intendant des finances, surintendant des bâtiments du Roi, secrétaire d'état à la Maison du Roi, puis à la Marine où il fit construire une flotte de guerre de 276 bâtiments. Il crée le « Colbertisme » qui est le nom donné au système protectionniste qu'il a mis en place et que l'on pourrait appeler le « mercantilisme national ». Il fut élu à l'Académie française en 1668. Il se fit un ennemi du ministre de la Guerre Louvois qui le desservit auprès du Roi Louis XIV. Il était près de la disgrâce quand il mourut en 1683. La Marine Nationale donna son nom à un croiseur lance-missiles mis à la mer en 1959, qui désarmé en 1993, ancré au port de Bordeaux, finit ses jours en musée et restaurant.

Colibris (Impasse des) 3-D (rue de Plein Soleil). Colibri est un mot d'origine caraïbe, nom générique de l'oiseau-mouche.

Communaux (les) (Lieu-dit) PI. l, B-2. Ce nom de lieu indique des terres communes aux habitants du Taillan où chacun avait un droit d'usage. En 1858, les landes communales ont été concédées par la municipalité aux propriétaires et mises en culture de toutes espèces.

Corneille (Allée) 4-B (avenue Bossuet-place Buffon). Pierre Corneille (1606-(684), né à Rouen. Il se lança, dans le théâtre avec la protection du Duc de Richelieu. Il fut l'initiateur de la tragédie à la française. Ses pièces les plus célèbres sont : « Le Cid, Horace, Polyeucte...», beaucoup de ses vers sont encore sur les lèvres : « Rodrigue, as-tu du cœur ? - Tout autre que mon père l'éprouverait sur l'heure » (le Cid acte I scène V) ou : « Sous moi donc cette troupe s'avance, et porte sur le front cette mâle assurance. Nous partîmes cinq cents, mais par un prompt renfort, nous nous vîmes trois mille en arrivant au port » (le Cid acte IV scène III).

Cotoyard (à) (Lieu-dit) PI. II, A-S. Nom issu du latin « costa » qui a ici le sens d'une pente formant limite.

Cournalet (Chemin du) 1-2-E (chemin de Machadey-chemin de Tanaïs). Cournalet, comme cornau, cornal, cornalis, désigne une tenure collective née de familles groupées en quartier et restées dans l'indivision. C'est un nom très ancien cité dans les livres terriers des maisons nobles de 1507.

Courroy (Prade de) (Lieu-dit) PI. IV, B-3. Le latin « corylus » désignant le coudrier ou noisetier a donné le nom de lieu « Courroy » ; il s'agissait sans doute d'une pièce de terre plantée de noisetiers.

Couyniou (Le) (Lieu-dit) PI. IV, B-2.

Couynioux (Lieu-dit) PI. l, C-3. Ces deux noms de lieu sont dérivés de « coigneau » qui désigne un ancien champ.

Croix (Avenue de la) 4-F (route de Soulac-avenue de la Dame Blanche). Cette avenue tient son nom de la croix érigée à son intersection avec la route de Soulac. « O crux ave spes unica 1873 » « O croix salut notre unique espérance » est l'inscription que nous pouvons lire sur le socle. Elle a été édifiée en souvenir d'une mission.

Curé (Allée de) 3-C-D (avenue de La Boétie-chemin de Jau, chemin de Lapey à Hontane). Le nom de Curé vient du nom d'un domaine dont la famille Curé était propriétaire. Le plus célèbre est sans doute Louis, Jean, Ambroise, Gustave Curé, né le 9 juin 1799 à l'Ile de France (Ile Maurice) où son père avait fondé une importante maison de commerce. Après des études au lycée Louis le Grand à Paris il vint à Bordeaux dans sa famille pour s'habituer au maniement des affaires. En 1818, il fit un séjour prolongé aux Etats Unis et rentra en 1820 à l'Ile de France. Mais, en 1829, l'éloignement de la France lui devenant insupportable, il dit adieu à l'Ile que ne protégeait plus le drapeau de la France et vient se fixer définitivement à Bordeaux. Ses qualités lui valurent rapidement l'estime de ses concitoyens, en 1830 il était lieutenant de la Garde Nationale, en 1831 capitaine et en 1847 chef de bataillon. Membre du conseil municipal en 1834, adjoint au maire en 1848, il siégea pendant plus de trente ans. Il signala son passage à la mairie de Bordeaux par la réalisation de travaux d'assainissement et d'embellissement de la ville. Conseiller d'arrondissement de 1832 à 1848, puis conseiller général de 1848 à 1851 et de 1861 à 1870, il fut député de la Gironde de 1857 à 1869. Il décéda à Bordeaux, le 18 mars 1876. Il apparaît dans le « Ferret » de 1850 comme le troisième producteur de vin du Taillan avec une production de 50 tonneaux. De nos jours, le domaine, au gré des successions, a été morcelé. L'allée privée le desservant est devenue une voie publique, les maisons individuelles remplacent les terres de culture et les vignes. À l'extrémité de cette allée, à gauche, en allant vers l'allée du Sergent, se trouve le château de Jau. En face du portail de cette demeure, on peut admirer le puits construit en pierre, datant de 1639.

Le Taillan-Médoc, hier, aujourd’hui, Point Info du Taillan, 2 000, Janine et Jean-Pierre Cleyzac, p.26-31.

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