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Rues et lieux-dits de D à J.

Dame Blanche (Avenue de la) 3-4-F-G-H (route de Soulac-avenue du 8 mai à Blanquefort). Cette avenue prolonge l'avenue de La Boétie sur le trajet de Saint-Médard-en-Jalles à Blanquefort. Elle doit son nom au château du Taillan, La Dame Blanche, qui était une possession du seigneur de Blanquefort. Le nom de « Dame blanche » a vraisemblablement pour origine une légende attachée au château de Blanquefort. Celui-ci aurait été construit au VIIIème siècle par une « Dame blanque », Bianca, fille d'un chef arabe ou maure établi à « Gironville » (Macau). (Guillon, Les Châteaux de la Gironde). Il est dit aussi que les « Dames blanches » ou « Reines Blanches » sont souvent liées à la présence de ruines romaines. Elles sont parfois nommées « Vierges blanches ».

Dassault (Rue Marcel) 4-E (rue de Lacaussade-rue du 8 Mai 1945-rue Louis Bréguet). Célèbre avionneur français, de son vrai nom Marcel Bloch, né le 22 janvier 1892, devenu Marcel Bloch-Dassault en 1946 et Marcel Dassault en 1949. Il lance son premier prototype en 1918.

Daumier (Rue Honoré) 4-B (avenue de La Boétie). Peintre et dessinateur caricaturiste français, (1808-1879), il a criblé de traits satiriques le monde officiel de la monarchie de juillet.

Dehes (le) (Lieu-dit) Pl.I A-4. Ce nom a pour origine le latin « défensu », en français « défense ». Il figure en 1491 dans les livres terriers des maisons nobles sous la forme « au Deves », puis en 1507 sous la forme « au Dehes ». Les terres portaient ce nom car il était défendu d'y laisser pacager le bétail.

Descat (Allée Jean) 3-C (allée de Curé). Allée privée, portant le nom du propriétaire des terrains sur lesquels un petit lotissement a vu le jour.

Dispensaire (Rue du) 4-E (rue du 8 mai 1945-rue Stéhelin). Comme son nom l'indique, le dispensaire était situé dans cette rue. C'était un lieu de santé, accessible aux couches sociales les plus démunies où l'on procédait à des consultations et vaccinations de manière gratuite. Le dispensaire avait été installé dans l'ancienne école chrétienne des filles qui était la propriété de la famille Lapène. Son activité cessa après la Seconde Guerre mondiale.

Domaine de Calavet (Lotissement) 3-D (avenue de La Boétie). Lotissement qui emprunte son nom au lieu-dit « Calavet » (Voir rue Calavet).

Doré (Rue Gustave) 4-8 (avenue de Bossuet). Dessinateur français, né à Strasbourg en 1832, mort à Paris en 1883. Il illustra longtemps « Le journal pour rire » ; il est surtout connu par les dessins dont il a orné avec une grande richesse d'invention, de nombreux ouvrages et notamment, les fables de La Fontaine, les Contes drolatiques de Balzac, la Divine comédie, Rabelais, la Bible, Don Quichotte.

Duragnes (Lieu-dit) Pl. V, A-1-2.

Duragnes (Allée des) 4-3-D (avenue de Germignan-chemin de Cante Gric). Allée tracée au lieu-dit « Duragnes ». Ce mot vient du latin « durus » qui signifie « dur » et traduit ici la nature du sol qui est compact et dur à travailler.

Duranteau (Pièce) (Lieu-dit) PI. l, 8-3-4. Le nom de ce lieu est celui de son propriétaire, Armand Joseph Duranteau, bâtonnier de l'ordre des avocats de Bordeaux en 1823-1824, possédant des terres au Taillan et notamment la propriété de Trotelle au hameau de Jau.

Écureuil (Rue de l') 3-F (route de Soulac-chemin des Peyreyres). Située dans une partie encore relativement composée de bois, de taillis et de prés, il n'y a rien d'anormal que ce petit animal malin et précautionneux ait donné son nom à cette rue, bien connue, car une boîte de nuit installée à la jonction avec la route de Soulac portait autrefois ce nom.

Enclos (1') (Lieu-dit) PI. V, 8-3. Enclos (Allée de l') 4-D (chemin de la Vigne Blanche). Allée aménagée à proximité du lieu-dit l'Enclos qui désignait un petit domaine clôturé de murs.

Fleurs (Allée des) 2-C-D (avenue du Stade-allée du Sergent). Il n'y pas plus de fleurs dans cette rue que dans les autres rues du Taillan, à moins qu'il ne s'agisse de quelques fleurs sauvages, poussant au printemps en bordure du bois et qui portent le joli nom de « Sylvies » ou « Anémones des bois ». Cette rue est une portion de l'ancien chemin rural allant de Lapey à Hontane.

Foin (Chemin du) 2-A-B-C, I-D (route de Soulac-Saint-Aubin-de-Médoc). On peut émettre deux hypothèses sur l'origine du nom : soit qu'il s'agisse d'un chemin communal par lequel les foins, après la fenaison, étaient acheminés vers leurs lieux de stockage, soit, celui desservant les champs sur lesquels le foin était fauché et récolté. Le « Camin communau dau fain » est cité en 1503 sur la commune de Saint-Aubin. Il relie effectivement Saint-Aubin à la route de Soulac en passant par Le Taillan. Il était d'une grande importance pour la commune et les propriétaires. Dans une séance du Conseil municipal du 7 avril 1878 au sujet de l'entretien des chemins communaux, il est mentionné : « Le chemin du Foin qui est la principale artère des bois communaux sera arrangé de façon à faciliter l'enlèvement des denrées, soit des bois, soit des futures carrières ». Il faut préciser qu'une des grandes occupations de la municipalité et des habitants du Taillan était l'entretien des routes. Le revêtement bitumeux n'était pas connu et les voies étaient simplement empierrées, d'où l'ouverture de nombreuses carrières sur le territoire de la commune afin d'extraire les matériaux nécessaires à la réfection des chemins classés en deux catégories, le rural et le vicinal.

Fontaine bleue (Lotissement de la) 4-E (rue du 8 mai 1945-rue R. Cassin- rue M. Dassault). Ce lotissement a été implanté à proximité de la fontaine qui se trouvait près de l'église, appelée autrefois « fontaine du bourg ».

Fontenelle (Place) 4-B (avenue des Mésanges-place Montesquieu). Bernard le Bovier de Fontenelle, est né à Rouen en 1657, et mort à Paris en 1757. Ses « Entretiens sur la pluralité des mondes », œuvre de vulgarisation scientifique eurent un très vif succès. Il mourut centenaire et exerça avant Voltaire, une sorte de royauté intellectuelle.

Fougères (Place des) 3-E (rue des Genêts). Place du lotissement de la Landotte. Ce lotissement a été aménagé sur un espace boisé où cette plante, genre de cryptogames vasculaires, poussait en abondance.

Four à Chaux (Chemin du) 3-F, 2-F (route de Soulac- Blanquefort). Ce chemin doit son nom à la présence, dans le passé, d'un four à chaux. Ce dernier n'existait déjà plus à la moitié du XIXème siècle, car en 1856 il était déjà question d'un lieu-dit appelé « ancien four à chaux » dont les terres appartenaient à M. Mérignac.

Gahet (les) (Lieu-dit) PI. V, B-4. Ce lieu porte le nom de ses occupants, les gahets, des lépreux libres, qui habitaient des quartiers isolés. Ils avaient le droit d'exercer un métier, essentiellement ceux du bois et possédaient des biens. En Guyenne, la condition des gahets fut identique à celle des lépreux, ils habitaient dans les mêmes lieux, en dehors des villages. Dans la région, il existait une léproserie vraisemblablement située à Gillet (Ludon). Les gahets vivaient dans plusieurs endroits et fréquemment en bordure des grands chemins, près des ponts et des cours d'eau. Ils ont été désignés sous d'autres appellations, entre autre, celle de « crestian ». Au Taillan, est indiquait en 1552 la désignation « Aux Crestians », lieu situé près de Jallepont et en 1578 dans un acte notarié figure l'indication d'un lieu « à la Bory, dans le barrailh des Gahet ». Cet emplacement est mentionné comme appartenant à Monsieur de Pontac ; or, en 1552, le lieu-dit « aux Crestians » près de Jallepont confronte à l'est, la terre de M. de Pontac. Il s'agit donc probablement du même lieu appelé « aux Crestians » puis « aux Gahets ». La situation du lieu répond pleinement aux critères de choix d'une telle implantation : à l'écart du bourg, sur le chemin de Bordeaux à Soulac, tout proche d'un point de passage de la jalle (Jallepont).

Gamardes (les) (Lieu-dit) PI. IV, A-B-2. Le nom « Gamardes » dérive du latin du Moyen-âge « gamectus » employé dans le sens de « cépée ». Il s'agissait vraisemblablement de désigner un endroit boisé.

Geles (Lieu-dit) PI. II, C-3.

Geles (Chemin de) 3-F, 2-F (route de Soulac-chemin du Four à Chaux). Chemin qui conduit au lieu dit « Geles ». Ce nom dérive vraisemblablement de « Jalle ». D'après certaines études, il s'agit d'une terre possédée par la maison noble de « Jales ». On trouve mentionné en 1305 : « Contor de Jales » fille d'Arnaud de Jales, chevalier. Le siège de cette maison noble se nomme « La tor de Jales » (1431). Par la suite le nom devient « Geles » (1504). La lagune « Degeles » est mentionnée en 1821 et la « Borne d'Ageles » est portée sur le plan cadastral de 1843.

Genêts (Rue des) 3-E (place des Fougères-rue des Houx). Cette rue desservant le lotissement de la Landotte porte un nom bien en rapport avec le lieu car comme déjà indiqué, ce lotissement est construit sur une partie anciennement boisée du Taillan, où les genêts, ornaient de leur jaune d'or, le vert tendre des sous-bois au printemps.

Germignan (Lieu-dit) PI. IV, C-2-3. Le nom de ce village situé dans la paroisse du Taillan vient vraisemblablement d'un nom patronymique gallo-romain. Il est attesté, en 1289, sous la forme « Germinhan ». Au XIVème siècle, on trouve un nommé « Pétrus de Germinhano ». En 1548, le vignoble de « Germinhan » est mentionné dans un acte notarié. À Germignan, se trouvent des maisons parmi les plus anciennes du Taillan. Etienne de La Boétie y mourut en 1563, dans la résidence du beau-frère de Michel de Montaigne, M. de Lestonnac.

Germignan (Avenue de) 3-C -D-E (avenue La Boétie-carrefour, chemin du Chai, rue de la Liberté, chemin du Bois des Ormes, rue de Lacaussade). Cette avenue conduit du bourg du Taillan au village de Germignan qui lui a donné son nom. Au début du XXème siècle, une partie de cette rue s'est appelée, avenue du Restaurant par la présence d'un café-restaurant dans le bourg de Germignan.

Ginoulhiac (Allée de) 3-G (avenue de la Braude). Le nom de cette allée vient de celui du lieu auquel elle conduit. Ginoulhiac tient lui-même son nom du propriétaire des terres, M. Ginoulhiac qui résidait au Taillan dans le domaine de Lacaussade. Il a été maire du Taillan de l848 à l860.

Gite (Lotissement du Domaine du) 2-D (chemin du Puy du Luc). Lotissement construit sur la lande du Petit Boucau.

Grand Thil (Lotissement du) 4-C (voie de Dégagement Nord-ouest). Le nom de ce lotissement vient du lieu dit « le Tilh » issu du latin « tilius le tilleul » (Voir le lieu-dit Bache du Tilh).

Grave des sables (Lieu-dit) PI. II, B-4. La désignation de ce lieu se rapporte au sol qui est composé essentiellement de graves. « Grave » vient sans doute de la base pré-indo-européenne « cara » signifiant « pierre ». La nature caillouteuse du sol de la région est très nette, sa couleur blanche s'oppose à celle des terres marécageuses et correspond à une élévation parfois importante du terrain.

Graves (les) (Lieu-dit) PL. V, A-2.

Graves (Chemin des) 3-4-D (chemin des Ardilleys-chemin de Cante Cric). Ce chemin traverse le lieu dit « les Graves ». Les sols constitués de graves, sont propices à la culture de la vigne. On peut noter qu'au XVIIIème siècle, les terres s'étendant du village de Germignan à la route de Soulac étaient entièrement recouvertes de vignes.

Graveyron (Lieu-dit) PI. IV, C-2.

Graveyron (Chemin de) 3-C (avenue de Germignan- avenue de La Boétie). Graveyron est dérivé de graves. Ce chemin doit ici aussi son appellation à la nature du sol formé de graves. À cet endroit, la hauteur du terrain est d'environ 30 mètres, élévation faisant partie des points les plus hauts du Taillan.

Grimoine (Lieu-dit) PI. l, C-4 et PI. IV, C1. Le mot « Grim », qui signifie « casque » a donné un patronyme « Grim Mund », devenu par la suite « Grimon ». Le mayne de Grimon est cité en l503, il s'agissait de terres possédées par un certain Grimon ; par déformation ce nom est devenu « Grimoine ».

Guitignan (Rue) 2-E (avenue Chasse-Spleen). Nom d'un cru de Moulis-en-Médoc.

Haye (la) (Lieu-dit) PI. Il, A-4.

Haye (Rue de la) 3-E (rue de Plein Soleil-avenue du Stade). La rue a pris le nom du lieu-dit qui l'a également donné à une très belle propriété ayant appartenu autrefois à la famille de Luze. « La Haye » peut avoir deux origines : la « haie » issu du francique « hagie », il s'agirait donc d'un endroit entouré de haies ou le « hêtre » du latin « fagas », dérivé de « fagus » et cela indiquerait alors un lieu planté de hêtres.

Hontane PI. Il, A-B-3. Autrefois village de la paroisse du Taillan. Son nom vient d'un nom patronymique, « Aymericus de Fontanis » cité en 1400. La « Maison noble de Hontanes » apparaît en 1559. Hontane vient de « Fontane » dérivé du latin « Font » qui indique une fontaine ou une source. Il semble donc que ce patronyme tire lui-même son origine de la présence d'une source à cet endroit.

Houn de Castets (Lieu-dit) PI. V, A-4.

Houn de Castets (Chemin de la) 4-5-E (chemin de Milavy-rue de Lacaussade). Il s'agit du chemin qui conduisait à la fontaine ou à la source du château. Les noms « houn » ou « fan » désignent en gascon une source ou une fontaine. Quel était ce château ? Sans doute celui de la maison noble du Tilh, située semble t-il, sur la paroisse du Taillan. Il est fait mention en 1555, du nom de lieu « à la Font du Tilh » qui confronte la jalle du Moulinat, ainsi que de celui « à la Font de Castet » pour désigner la même source. La « Font de Castet » était la limite paroissiale entre Le Taillan et Saint-Médard-en-Jalles.

Houx (Rue des) 3-E (chemin du Petit Hontane-rue des Genêts). Genre d'ilicacées comprenant des arbres toujours verts, dont les feuilles sont luisantes et armées de piquants. Une seule espèce habite la France ; c'est le houx commun, qui affectionne les lieux boisés et chauds.

8 mai 1945 (Rue du) 4-E (route de Soulac-carrefour rue de Lacaussade-rue de Sandillan). Le 8 Mai 1945 est la date de signature de l'Armistice, à Reims, mettant fin à la Seconde Guerre mondiale en Europe. Dans cette rue, juste au-dessous de l'école et de la mairie, était construit un lavoir dont la couverture avait été décidée en 1874 et qui a été supprimée dans les années 1970. Il ne subsiste aujourd'hui qu'un petit bassin recouvert de plantes aquatiques.

Jacques (Rue de) 3-G (avenue de la Braude-Blanquefort). Cette rue porte le nom d'un ancien lieu-dit de la commune de Blanquefort et connu sous cette désignation depuis 1843. Cette rue est mitoyenne entre Le Taillan et Blanquefort.

Jalles (Allée des) S-E (avenue de Soulac-voie de dégagement nord-ouest). Jalle, mot générique qui semble propre à la région pour désigner un cours d'eau d'une certaine importance. La forme ancienne du nom est « jala » (l137) et la forme dialectale est « jalha » (1506). Les bras secondaires de la jalle portent le nom de « jallere » ou « jaleyre ». On trouve en 1591 « la jaleyre de Bussaguet ». L'endroit, où très anciennement, l'on franchissait la jalle, porte le nom de « Jallepont »1821) et plus avant « Jalapont » (1420), « les pratz de jallapont » (1396).

Jau (Chemin de) 3-C (chemin de Lapey-allée de Curé). Ce chemin conduit au hameau de Jau. Le nom de « Jau » semble provenir d'un nom de baptême d'origine latine (chrétienne) : Jovinus, qui était un saint dont le nom est tombé dans l'oubli. On trouve en 1503 le nom de « Gau » dans la désignation « à la honte de Gau », ce qui semble indiquer que le puits actuel, construit en pierre et portant la date de 1639, n'est que le simple embellissement d'un puits plus ancien. Ce même lieu est mentionné en 1572 « à Jou » et enfin « Joyes » au XVIIIème siècle.

Johannot (Place Tony) 4-B (rue Gustave Doré). Peintre et graveur français, né à Offenbach en 1803 et décédé à Paris en 1852. Il est le premier à avoir réalisé des illustrations dans le texte où il s'est distingué par la légèreté et la délicatesse de son trait.

Le Taillan-Médoc, hier, aujourd’hui, Point Info du Taillan, 2 000, Janine et Jean-Pierre Cleyzac, p.32-38.

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