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Rues et lieux-dits de L à M.

Laborie (Lieu-dit) PI. IV, C-3. En 1578, était mentionné : « A la Bory ». Bory vient du latin « Boaria » qui a le sens « d'étable à bœufs ». Parfois et notamment en languedocien, le terme « Borie » peut désigner une ferme ou un domaine agricole.

La Bruyère (Avenue) 4-A-B (avenue de La Boétie). Jean de La Bruyère, moraliste français, né à Paris en 1645, mort à Versailles en 1696. Auteur des « Caractères » où il fait allusion à l'injuste inégalité des rangs et s'indigne sur la misère du peuple.

Lacaussade (Lieu-dit) PI. V, B-2-3.

Lacaussade (Rue de) 4-E (rue de Sandillan-carrefour rue de la Liberté, chemin du Chai, chemin du Bois des Ormes). Du gascon « caussade » qui signifie chaussée. Pour l'étymologie de ce mot, deux hypothèses sont émises, certains penchent pour « calciata via », chemin fait de chaux, d'autres avancent que l'on a utilisé l'expression « durci », « calceata via », chemin tassé, issu de « caix », talon. Il est évident qu'il existe un lien entre la « chaussée » et l'idée de « pierre ». Les chaussées correspondent la plupart du temps à une voie gallo-romaine. C'est le cas au Taillan où passait la « Grande lébade » ou voie romaine, allant de Burdigala (Saint-Seurin) à Noviomagus (près de Soulac). La rue de Lacaussade se situe sur le tracé de cette voie, qui de Jallepont se dirigeait par le lieu-dit Les Gahets, vers Hontane et Le Pian où le tracé exact se perd. Au numéro 1 de cette rue, résidaient autrefois, jusqu'à la Première Guerre mondiale, les Frères de la doctrine chrétienne. Le nom de cette rue et du lieu-dit, devrait pour respecter le sens de l'origine du nom, s'écrire en deux mots « La Caussade ».

La Fayette (Rue) 4-E (rue de Lacaussade). Marie-Joseph Motier, marquis de La Fayette, est né au château de Chavagnac dans la Haute- Loire en 1757. Général et homme politique, il prit une part active à la libération de l'Amérique du joug de l'occupation anglaise. À titre de reconnaissance, une ville des U.S.A. située dans l'état d'Indiana, porte son nom. Il participa également en France aux deux révolutions de 1789 et de 1830. Il mourut à Paris en 1834.

La Fontaine (Allée Jean de) 4-B (avenue de La Boétie-avenue Montaigne). Jean de La Fontaine est né à Château-Thierry en 1621, et mort à Paris en 1695. Il entra à l'Académie en 1663 et fût l'ami de Molière, Boileau, Racine. Sa gloire poétique est fondée sur ses fables.

Lagorce (Lieu-dit) PI. VI, A-l.

Lagorce (Chemin de) 3-4-G (rue de Lagorce-rue de la Belgique). Le nom de Lagorce peut avoir plusieurs origines. Il peut venir du mot « gorso » qui signifie en gascon, lui-même issu du latin « gurces », ravin profond au fond duquel coule une rivière. La situation du lieu dit « La Gorce » présente une éminence surplombant la jalle du Taillan. Il faut penser qu'au XIVème siècle, les terres allaient d'un seul tenant du lieu de Lagorce jusqu'à la jalle. L'avenue de la Dame Blanche, et le château du Lout n'existaient pas. Les désignations écrites les plus anciennes, trouvées aux Archives Départementales de la Gironde, font mention en 1503, du lieu « au Corneau de la Gorsse » et en l'an 1400, d'un habitant de Blanquefort se nommant « Ayquelinus de la Guorssa ». Une autre possibilité est le latin « cohors » signifiant une cour. Ainsi, l'on trouve au XVème et au XVIème siècle le nom de lieu « à Cours » (1494), « à Cortz » (1523) désignant le village de la « Grand Gorse » au Taillan. Enfin, le nom gaulois « gorcia ou gortia » désignant une haie ou un buisson épineux a donné plusieurs noms de lieux-dits du Sud-Ouest.

Lagorce (Rue de) 3-4-G (avenue de La Dame Blanche-chemin de La Braude). (Voir les indications du lieu-dit Lagorce).

Lagune de Brana (Lieu-dit) PI. I, B-2.

Lagune de Brana (Chemin de la) 1-2-C (chemin du Foin-Louens). Le terme « lagune » désigne ici une petite étendue d'eau marécageuse, peu profonde. Son nom « brana » semble venir de l'ancien provençal « brande » qui signifie « bruyère ». Il était courant pour désigner une terre en friche, d'utiliser le nom des plantes sauvages qui y poussaient.

Lagune Plate (Chemin de la) 1-C, 2-D (chemin de Cassenore-Louens). Ici aussi, il s'agit de désigner des terrains marécageux où l'eau stagne. C'est sans doute par rapport à la topographie du terrain que cette lagune a été nommée « plate ».

Lamartine (Allée) 4-B (place Montesquieu-avenue Molière). Alphonse-Marie-Louis de Prat de Lamartine, poète et homme politique, est né à Mâcon en 1790 et mort à Paris en 1869. Son œuvre poétique lui ouvrit les portes de l'Académie française où il entra en 1830. Sa carrière politique débuta avec son élection à la chambre des Députés en 1834, et se termina en 1851 avec son retrait de la vie publique.

Landa Brana (Lieu-dit) PI. l, B-2. Nom d'un lieu-dit du Taillan où se trouve également la « Lagune Brana ». « Landa » est un nom gaulois qui signifie « Lande » (Voir Lagune Brana).

Landotte (La) (Lieu-dit) PI. Il, C-4.

Landotte (Lotissement La) 3-E (avenue de La Boétie). Le nom Landotte est un diminutif de « landa », nom gaulois de la « lande ». Ce terme désigne parfois des terres en friches quand il est suivi d'un adjectif. Employé seul, il a, aux XIIIème et XIVème siècle, le sens de défrichements. Le lieu dit « La Landotte » est indiqué sur la carte de Belleyme de 1761-1779.

Lapey (Lieu-dit) PI. l, B-C-4.

Lapey (Chemin de) 3-B-C (rue du Poujeau-chernin de Pradigna à Lapey). Lapey vient du latin « petra », pierre, qui a donné les noms « peyre » et « peye ». Le nom de Lapey semble désigner des monuments mégalithiques, formant repère, plutôt que la composition du sol qui est traduite par le dérivé « peyrere ». Lapey est le nom d'un hameau du Taillan et d'un chemin qui y conduit.

Lapey (Lotissement de) 3-B (chemin de Pradigna) (Voir chemin et lieu-dit de Lapey).

Lariboisière (Rue) 4-E (rue La Fayette). Jean-Ambroise Baston Comte de Lariboisière est né à Fougères en 1759. Général d'artillerie, il se distingua sous le ler Empire aux batailles d'Austerlitz, d'Essling, de Wagram et de la Moskova. Il mourut à Paris en 1812. La femme de son fils Charles, Elisa Roy, fonda à Paris en 1846 l'hôpital Lariboisière, situé rue Ambroise Paré.

Liberté (Rue de la) 4-E (route de Soulac-carrefour, chemin du Chai, rue de Lacaussade, avenue de Germignan, chemin du Bois des Ormes). Rue ainsi nommée, comme dans beaucoup de villes, en souvenir de la plantation d'un arbre de la liberté. Au Taillan, c'est en 1878, que le Conseil municipal décide la plantation d'un arbre de la liberté (un platane) sur la petite place triangulaire, à l'entrée du chemin vicinal n°l qui reliait Saint-Médard-en-Jalles à Blanquefort, par le bourg du Taillan. L'actuelle rue de la Liberté emprunte une partie de ce chemin vicinal.

Lièges (les) (Lieu-dit) PI. IV, C-3. Pour ce nom de lieu, la forme dialectale du XVIème siècle donne « Leugey » ou « Lieugay » signifiant léger, du latin « lavius ». Sans doute s'agit-il d'un lieu où poussaient des chênes-lièges, à proximité de la jalle.

Lièvre (Pas de) (Lieu-dit) PI. l, B-3. Lieu désignant l'endroit où passe le lièvre.

Listrac (Rue de) 3-D (rue de Margaux). Village du Médoc réputé pour son vin qui bénéficie d'une appellation viticole spécifique.

Liszt (Rue Franz) 5-E (avenue Mozart). Compositeur et pianiste hongrois, né à Raiding en 1811 et décédé à Bayreuth en 1886. Auteur des « Poèmes symphoniques » et des « Rapsodies hongroises ».

Lout (le) (Lieu-dit) PI. VI, A-B-2. Le nom de « Lout » vient vraisemblablement du latin « lutum » signifiant « boue ». En béarnais, le mot « lout » indique la vase. La situation de ce lieu, mentionné « Bourg du Lout » en 1570, s'élevant depuis les bords de la jalle du Taillan, tend à confirmer l'origine du nom. On trouve mention dans un acte notarié de 1561 d'un habitant du Taillan appelé « Fortius deu Lot ». À partir de 1821, c'est la désignation de village du Lout qui est utilisée. Le château du Lout ne sera construit que bien plus tard, à la fin du XIXème siècle. Propriété de la famille Robert, fermé après le décès de la dernière occupante, Mme Robert, le château vient de retrouver une nouvelle vie avec la création de chambres d'hôtes de grand standing.

Machadey (Lieu-dit) PI. II, 8-3.

Machadey (Chemin de) 2- E (route de Soulac-Blanquefort). Le nom de ce chemin et du lieu-dit semble provenir de l'ancien provençal « macha » qui désigne une meule de foin. Le lieu de Machadey était sans doute un endroit où les meules de foin étaient dressées.

Maillocques (les) (Lieu-dit) PI. l, B-4. Sûrement situé sur des terres humides, le nom de ce lieu provient d'une plante, le jonc aquatique dont le fruit est en forme de massette. Maillocques vient du latin « malleus » signifiant en français marteau et par extension une massette.

Maison des Jeunes (Rue de la) 4-F (route de Soulac). La Maison des jeunes, construite en 1975, bien connue de tous les Taillanais, est le siège de nombreuses activités et manifestations culturelles, sociales et sportives.

Maisonneraie du Stade (Lotissement de la) 2-D (avenue du Stade). Tire son nom de son voisinage avec le stade.

Maou-Ha (Lieu-dit) PI. IV, C-3. Le mot « maou » a semble-t-il indiqué un lieu d'habitation dans une agglomération. Concernant le mot « ha », il s'agit d'un terme apparemment spécifique à la région de Bordeaux, vraisemblablement issu du grec « pharos », un phare. Il semble désigner un repère ou une tour de guet. Le fort du Hâ à Bordeaux tire son nom de la « Porte du Far » ou du Hâ qui a été murée en 1404. Au Taillan, la situation de ce lieu-dit en bordure du chemin du Chai, pas très loin de la jalle, et sur les terres de la seigneurie de Tilh, permet d'envisager l'emplacement d'une tour de guet.

Margaux (Rue de) 3-D (avenue de La Boétie). Petite bourgade du Médoc, produisant des vins de grande réputation. Autrefois, à l'emplacement de l'actuel château Margaux dont la construction date de 1816, se dressait une forteresse. La vigne y fut exploitée dès 1570.

Marotte (à) (Lieu-dit) PI. II, A-5.

Marotte (Allée de) 3-D (avenue de La Boétie). L'ancien nom de baptême d'origine germanique d'époque franque, « Mar-Wold », a donné en 1571, sous la forme féminine, « Marotte ». Le « Camp de Marotte » est mentionné en 1575.

Marquis (le) (Lieu-dit) PI. VI, A-3. Ce lieu-dit se trouve sur les terres du château du Taillan. Sa dénomination a sans doute un rapport avec le titre porté par deux des propriétaires du château, Arnaud de Lavie appelé le Marquis de Lavie ou M. de Bryas qui avait également le titre de marquis et qui entreprit d'importants travaux de drainage des terres cultivées du château.

Mathyadeux (Lieu-dit) PI. II, A-2.

Mathyadeux (Chemin de) 2-D-E (avenue du Stade-route de Soulac). Viendrait du nom commun « matoc » ou « matoque » désignant une meule de foin au XVIème siècle. En Médoc, « matoque » concerne une masse de mottes de terre, que l'on racle dans les lieux humides et herbeux et que l'on entasse pour la faire décomposer.

Mauvesin (Rue) 2-E (avenue Chasse-Spleen). Nom d'un cru de Moulis-en-Médoc.

Mayne (le) (Lieu-dit) PI. l, B-C-4.

Maine du Bas (Lieu-dit) PI. VI, A-2.

Mayne de La Pey (Lieu-dit) PI. l, B-C-4.

Mayne Mon Cheuy (Lieu-dit) PI. IV, B-C-2.

Mayne (Rue du) 3-C (avenue de La Boétie-chemin de Germignan). Certains spécialistes en étymologie rapprochent « mayne » du latin « magnus » grand, en ancien gascon « mainh » ; d'autres penchent pour le latin « mansu » : maison d'habitation. Le sens de « mayne » est très variable. Il peut correspondre à une unité d'exploitation située dans un hameau ou isolée en bordure d'un grand chemin ou indiquer seulement une maison ; parfois « mayne » s'attache à un château. À la fin du Moyen-âge, le Mayne est la partie bâtie et ses annexes dans une exploitation. Le Mayne serait à l'origine, la maison mère d'une famille, la résidence de son chef.

Mayne (Lotissement du) 3-B (chemin de Pradigna-chemin de Lapey). Lotissement au lieu-dit Le Mayne (Voir rue du Mayne)

Mésanges (Avenue des) 4-B (avenue Molière-avenue des Bouvreuils). Petit passereau de la famille des paridés aux plumes jaunes et bleues.

Métairie du Bourg (Lieu-dit) PI. V, B-3.

Métairie de Pexotto (la) (Lieu-dit) PI. V, B-3. Le latin « Médietatem » a donné « Métairie ». La métairie est un domaine agricole où des personnes (métayers) exploitent la terre pour le compte d'un propriétaire. La Métairie de Pexotto a appartenu à Abraham Peixotto, juif portugais, riche bourgeois de Bordeaux en 1764. Ce dernier, arrêté dans la nuit du 29 au 30 novembre 1793 pour crime de « négociantisme » en même temps que deux cents autres négociants bordelais, sauve sa tête et fut remis en liberté après avoir payé la plus forte des amendes infligées, soit un million deux cent mille livres. Aujourd'hui, sur les terres des métairies, portant le nom de lieu « Pechote », déformation de Peixotto, des lotissements ont été aménagés : La Fontaine bleue, le Clos Saint Hilaire, Peixotto et l'Orée du Médoc.

Milavy (Chemin du) 4-C (chemin du Chai-chemin de la Houn de Castets). Ce chemin, partant du village de Germignan conduit au lavoir situé au bord de la jalle. Ce lavoir a été construit en 1871 suite à une décision du Conseil municipal. L'origine du nom n'est pas connue, mais elle pourrait avoir un rapport avec le verbe laver, en gascon « lavar » qui s'écrit au présent « lavi » (je lave), « mi lavi » (je me lave). En 1862, le chemin était mentionné comme chemin vicinal n° 9, partant du lieu « puits de César », traversant le village de Germignan et se terminant au lavoir du village.

Mimosas (Allée des) 3-D (avenue du Stade). Les mimosas sont des arbres de la famille des acacias dont le plus connu dans notre région a un feuillage très finement divisé et de magnifiques fleurs jaunes odorantes, réunies en petites têtes sphériques et fleurissant aux environs des mois de janvier ou février.

Molière (Avenue) 4-8 (avenue de La Boétie- route de Saint-Aubin-de-Médoc). Jean-Baptiste Poquelin dit Molière, né et mort à Paris (1622-1673). Auteur comique dont les pièces sont célèbres et connues de tous pour les avoir étudiées à l'école : Les Précieuses ridicules, Tartufe, l'Avare, le Bourgeois gentilhomme, le Malade imaginaire, les Femmes savantes... Il fut le chef d'une troupe nomade qui parcourut la province. Rentré à Paris, il prit la direction du Théâtre de Monsieur au Petit Bourbon et mourut en scène pendant la représentation du Malade imaginaire. Cette avenue conduisait de Germignan à Saint-Aubin. Coupée lors de la construction de la voie de dégagement vers Lacanau, elle dessert la Résidence La Palombière et finit en cul de sac. Le nouveau tracé qui se raccorde à la route de Saint-Aubin après le Centre de recyclage de la C.U.B. est désigné sur certains plans comme étant une partie de l'avenue Molière, sur d'autres il figure comme route de Saint-Aubin.

Montaigne (Avenue) 4-B (avenue de La Boétie-allée Alfred de Vigny). À l'évocation du nom de Montaigne (1533-1592), il vient tout de suite à la pensée, qu'il s'agit de l'auteur des « Essais ». C'est sans aucun doute à Michel de Montaigne que l'on doit le nom de cette avenue. Pour les habitants du Taillan, le nom de Montaigne doit être rapporté à toute une famille, qui pendant deux siècles après la mort de l'auteur des « Essais », a su maintenir le prestige et le renom que ce dernier avait acquis à sa famille. À l'origine, les « Montaigne » se nommaient seulement Ayquem. C'était une riche famille de marchands de la Rousselle à Bordeaux, qui à la recherche d'un titre de noblesse, fit l'acquisition en 1477, de la seigneurie de Montaigne en Périgord, propriété de la famille des Essarts de Montaigne à l'époque médiévale, et depuis éteinte. Ramon Ayquem en fut propriétaire et son fils Ayquem en hérita ; ce dernier eut six enfants dont deux présentent ici un intérêt pour le Taillan : Pierre Ayquem de Montaigne, père de Michel de Montaigne, le célèbre auteur des « Essais », ce dernier n'ayant pu assurer la pérennité du nom, puisqu'il n'y eut que des filles dans sa descendance. Ramond Ayquem de Montaigne, seigneur de Bussaguet au Taillan, dont le fils Geoffroy Ayquem de Montaigne, seigneur de Bussaguet, devint seigneur du Bourg et de l'église du Taillan par achat des terres (6 novembre 1601). Par sa descendance mâle, cette branche des Montaigne est restée en possession des seigneuries de Bussaguet et du Taillan jusqu'en 1760, où le fils de Marie de Montaigne, François de Cursol, deuxième du nom, en hérite, et prend le titre de baron du Taillan. Cette branche des Montaigne a compté parmi ses représentants, des conseillers au Parlement de Bordeaux, des jurats de Bordeaux et des dignitaires de l'Église.

Montesquieu (Place) 4-B (allée Ronsard-allée André Chénier). Charles de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu est né au château de La Brède en 1689 et décède à Paris en 1755. Auteur des « Lettres Persannes » et de « L'Esprit des Lois », il est le plus illustre des publicistes français. Il fut longtemps Président à mortier au Parlement de Bordeaux.

Morère (Impasse de) 2-E (avenue Chasse-Spleen). Nom d'un cru de Moulis-en-Médoc.

Moulin blanc (Lieu-dit) PI. VI, A-4.

Moulin noir (Lieu-dit) PI. VI, C-4.

Molinat (le) (Lieu-dit) PI. V, A-4-5. Il s'agit d'anciens moulins à grains actionnés par l'eau de la jalle. L'adjectif « blanc » dans la désignation d'un moulin indiquait que la farine obtenue provenait du blé, le qualificatif « noir » signifiait la production de farine de seigle. On trouve le même sens dans la désignation du : pain blanc, pain noir.

Mouline (Rue de la) 2-E (avenue Chasse-Spleen). Nom d'un cru de Moulis-en-Médoc.

Moulis (Rue de) 3-D (avenue de La Boétie). Village du Médoc réputé pour son vignoble qui serait l'un des plus anciens du Médoc. Son nom d'origine latine pourrait signifier le moulin. Une belle légende est attachée à ce village médocain. On peut la résumer ainsi : il y a plusieurs siècles, le Pape hésitait pour fixer le siège pontifical entre Rome et Moulis. Il demanda donc aux deux villes d'édifier la plus belle église. Celle qui réussirait la première abriterait sa Sainteté. Les habitants des deux villes se mirent au travail. Ceux de Moulis allèrent chercher les plus belles pierres de Charente qu'ils acheminèrent par bateaux. Hélas, toutes les nuits, de vilains diables vinrent détruire le travail de la journée, il fallait sans cesse recommencer, de sorte que l'église de Rome fut finie la première. Et c'est ainsi que les Papes siégèrent au Vatican et non à Moulis.

Mozart (Avenue) 4-E (avenue de Soulac). Wolfgang Amadeus Mozart, compositeur autrichien, né à Salzbourg en 1756 et décédé à Vienne en 1791, est l'un des plus grands maîtres de l'art lyrique. Parmi les opéras les plus célèbres, on peut noter: Les Noces de Figaro, L'Enlèvement au Sérail, Don Juan, Cosi fan tutte, La Flûte enchantée.

Musset (Allée Alfred de) 4-B (allée Lamartine). Louis Charles Alfred de Musset, célèbre poète français né et mort à Paris (1810-1857), eut une existence tourmentée et douloureuse. Sa liaison avec Georges Sand fut fertile en incidents orageux et cruels. Musset demeure en France le plus grand poète de l'amour, le plus spontané, le plus sincère, le plus émouvant.

Le Taillan-Médoc, hier, aujourd’hui, Point Info du Taillan, 2 000, Janine et Jean-Pierre Cleyzac, p.39-45.

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