Accueil
Le Canton
Blanquefort
Eysines
Parempuyre
Le Pian-Médoc
Ludon-Médoc
Macau
Saint-Médard-en-Jalles
Le Haillan
Le Taillan-Médoc
Saint-Aubin-de-Médoc
Bruges
-------------------------------
-------------------------------
Mode d'emploi
-------------------------------

Lettre d'information




Joomla : Porte du Médoc

Rechercher sur le site

Rues et lieux-dits de R à V.

Rabelais (Allée) 4-8 (place Voltaire). François Rabelais est né à Chinon à la fin du XVème siècle. Écrivain, il eut une vie bien remplie. Il fut successivement, cordelier pendant une quinzaine d'années à Fontenay-le-Comte, ordonné prêtre en 1511, bénédictin, médecin à Montpellier, professeur d'anatomie, chanoine de Saint-Maur-des-Fossés, puis curé de Meudon. Il est l'auteur de Gargantua et de Pantagruel et décéda à Paris en 1553.

Racine (Allée) 4-8 (place Buffon). Jean-Baptiste Racine, poète tragique français, né à La Ferté-Milon en 1639, est l'auteur des tragédies célèbres que sont : Britannicus, Andromaque, Iphigénie, Bérénice, Phèdre, Athalie. Il fut historiographe de Louis XIV et a également écrit une comédie, Les Plaideurs. Il meurt à Paris en 1699.

Ransinangue (Rue François) 4-5-H (avenue de la Dame Blanche, Jalle neuve). François Ransinangue (1937-1984), conseiller municipal et adjoint au maire de Blanquefort, décédé au cours de son mandat. Il s'est occupé activement de la réfection du parc de Majolan pour son ouverture au public, après son acquisition par la commune de Blanquefort. Cette rue qui dessert le « village du Lout », est mitoyenne entre la commune du Taillan et celle de Blanquefort. C'est une des raisons du choix de son appellation.

Ravel (Rue Maurice) 4-E (avenue Mozart-rue M. Dassaut). Compositeur de musique, né en 1875 à Ciboure, meurt à Paris en 1937. Qui ne connaît pas l'air du boléro de Ravel ! composé en 1928.

Regaillat (Grand) (Lieu-dit) PI. l, C-3. En gaulois « Rica » signifiant « Rai » ou « Rais » en français et le dérivé « Regalh » désignant un champ planté en lignes ont donné le nom de lieu « Grand Regaillat ». Il pourrait s'agir, à l'origine, de plantation de vignes.

Réglade (Place Michel) 4-E (avenue de Soulac). Issu d'une famille ancienne de propriétaires viticulteurs de Gerrnignan, Michel Réglade fut maire de la commune du Taillan de 1945 à 1959. La place Michel Réglade est celle où se situe la mairie.

Renardières (les) (Lieu-dit) PI. l, A-4-5. Comme son nom l'indique, l'on peut supposer que ce lieu était un habitat de renards. Mais il y a également une grande probabilité pour que cet endroit tire son appellation d'un nom patronymique d'origine francique « Reinhard ».

Renouille (Lieu-dit) PI. II, B-4. Renouille vient du latin populaire « renucala » désignant la grenouille. La présence de cet animal aquatique dans ce lieu lui a donné son nom.

Romefort (Rue du Docteur) 4-E (rue de la Liberté-avenue de La Boétie). Gric de Prat pour les amoureux du gascon est le nom d'écrivain en langue gasconne du docteur Roger Romefort, Né au Taillan en 1886, mort en 1938 à la veille de la Deuxième Guerre mondiale, il est un des derniers poètes à s'inspirer de l'œuvre de « Méste Verdier », le boulanger poète comique, dont les œuvres écrites en gascon rencontraient un énorme succès dans la région de Bordeaux. S'inspirant également de l'œuvre du perruquier poète agenais, Jacques Boé, dit « Jasmin » et surtout de celle de Frédéric Mistral, Romefort, peint avec humour le petit peuple médocain qu'il connaît bien.

Ronsard (Allée) 4-B (place Voltaire). Pierre de Ronsard est né en 1524 dans le Vendômois au château de la Possonnière. Venu à la poésie à cause d'une surdité précoce qui lui interdisait d'entreprendre une carrière militaire, il connaît très vite un vif succès, ce qui lui vaut d'être le favori des souverains successifs : Henri II, François 1er, Charles IX. Avec Joachim du Bellay, il participe à la fondation de la Pléiade.

Quelques-uns de ses vers sont restés célèbres :

« Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,

Assise auprès du feu, dévidant et filant,

Direz, chantant mes vers, et vous émerveillant :

Ronsard me célébrait du temps que j'estait belle…

Vous serez au foyer une vieille accroupie,

Regrettant mon amour et votre fier dédain.

Vivez si m'en croyez, n'attendez à demain ;

Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie ».

Ronsard décède en Touraine en 1585 et son oraison funèbre dite par le cardinal Du Perron, est une véritable apothéose.

Rouges-Gorges (Avenue des) 4-B (avenue des Bergeronnettes-avenue des Chardonnerets). Genre d'oiseaux passereaux dentirostres. Leur nom vient de la couleur rouge vif de leur poitrine et de leur gorge. Très familier, il n'est pas rare de les voir en hiver venir quémander la nourriture sur les terrasses et les pas de porte des maisons.

Roux (Jean) (Lieu-dit) PI. V, A-2. Le nom de ce lieu a pour origine le nom patronymique « Roux » qui vient du latin « Russus » signifiant « roussâtre ». On peut penser que le nom donné à ce lieu est celui de son propriétaire. Le premier porteur du nom avait sûrement les cheveux roux.

Ruat (Impasse) 3-E (rue Pomeys). Nom d'un cru de Moulis-en-Médoc.

Sabaton (Lieu-dit) Pl. V, A-2.

Sabaton (Chemin de) 4-D (avenue de Germignan-chemin du Chai). Chemin desservant le lieu dit « Sabaton ». Le nom vient très probablement de « Sabatoû » qui désignait un soulier sans tige, mais il pourrait également avoir pour origine « sabateyre » désignant la propriété d'un savetier.

Sables (les) (Lieu-dit) Pl. V, 8-2.

Sables (Rue des) 3-4-E (rue de La Liberté-avenue de La Boétie). Le mot sable, du latin « sabulones » indique dans le cas de ce lieu-dit du Taillan et de son chemin, la nature du sol. Dans le plan cadastral de 1843, ce lieu est indiqué planté de vignes.

Sablière (la) (Lieu-dit) Pl. V, C-2.

Sablière (Rue de la) 4-F (rue de la Maison des Jeunes-avenue de la Dame Blanche). Comme pour la rue des Sables, la Sablière est un endroit où le sol est essentiellement constitué de sable, mais il s'agit ici de désigner un lieu d'extraction.

Saint-Aubin (Route de) 4-8. Prolongement de l'avenue Molière vers Saint-Aubin-de-Médoc, commune limitrophe de celle du Taillan.

Salzedo (Chemin) 4-F-G (rue de Lagorce). Chemin portant le nom d'un propriétaire du Taillan, qui fut également conseiller municipal.

Sandillan (Rue de) 4-E (rue de Lacaussade-rue de la Liberté). Du nom du propriétaire du domaine Jacob Sandilands, commissionnaire britannique, installé à Bordeaux au XVIIIème siècle. Riche négociant, il fut anobli et épousa en 1754 la fille richement dotée (40 000 livres) d'un autre commissionnaire venu également d'outre-Manche, Georges Ainslic. Les commissionnaires qui étaient également marchands de vin, possédaient des vignes dans la périphérie de Bordeaux. Par la suite, le domaine a été la propriété de M. Ginoulhiac qui l'avait lui-même acheté à Charles Guestier. L'orthographe exacte est : Sandilands.

Sarrailley (Lieu-dit) Pl. II, A-4. Lieu-dit qui a pour origine un patronyme : « Sarralhé » ou « Sarraillé » qui en gascon signifie le serrurier. Ainsi ce lieu tient sa dénomination, soit de l'activité de son propriétaire, soit de l'implantation d'un atelier de serrurerie. On trouve au XVIIIème siècle au Taillan la mention « à la Bory de Sarrailley ». Le stade du Taillan a été implanté à Sarrailley.

Scotto (Square Vincent) 4-E (rue Frantz Liszt). Compositeur de musique légère (1876-1952), auteur de la musique de chanson à succès comme « Sous les Ponts de Paris » et « La Petite Tonkinoise ».

Sergent (Allée du) 2-3-C (chemin de Lapey à Hontane-chemin du Foin). Autrefois, le sergent était un officier de justice chargé de signifier les exploits, les assignations, et d'arrêter ceux contre lesquels il y avait prise de corps. C'est également un grade militaire. Il est probable que cette allée tenait sa désignation, soit de l'habitation d'un sergent, soit de la fréquentation par ce même homme. Lors de la mise en place de la Garde nationale, après la révolution de 1789, plusieurs citoyens du Taillan ont été élus au grade de sergent d'une compagnie cantonale.

Soulac (Avenue de) I-D-E, 2-E, 3-F, 4-E-F, 5-E (route de Bordeaux au Verdon). Station balnéaire de la pointe du Médoc qui eut avant la Deuxième Guerre mondiale une grande vogue. Des villas typiques de cette époque témoignent de ce passé luxueux. Le tracé actuel de la route de Soulac dans la traversée du Taillan date de la dernière moitié du XVIIIème siècle. Jusqu'au XVIème siècle, le chemin semble avoir emprunté le tracé de la voie romaine. Il passait, après Jallepont, entre la Métairie de Pexotto et celle du Bourg, puis par la plante du Bois des Ormes, Peydeblanc, les Sables, la Pargaud et Hontane.

Stade (Avenue du) 3-C-D-E (avenue de La Boétie-route de Soulac). À partir des deux principales artères qui traversent le Taillan, la route de Soulac du nord au sud et l'avenue de La Boétie, de l'est à l'ouest, cette avenue conduit au stade du Taillan.

Stehelin (Rue) 4-E (route de Soulac-rue de Sandillan). Du nom d'un ancien propriétaire viticulteur du Taillan (Château La Haye).

Sully (Place) 4-B (avenue de La Boétie). Maximilien de Béthune, duc de Sully, baron de Rosny, ministre et ami d'Henri IV, est né en 1559 à Rosny, et mort en 164l à Villebon. Il administra les finances de la France avec économie et protégea l'agriculture. Il avait coutume de dire : « Le labourage et le pastourage, voilà les deux mamelles dont la France est alimentée, les vrayes mines et trésors du Pérou ».

Tabarly (Eric) 4-F (avenue de Soulac). Rue desservant un ensemble de vingt logements sociaux construits en 1998-l999 en face de la mairie. Éric Tabarly, né le 27 juillet 1931 à Nantes, officier de la Marine nationale, s'illustra comme navigateur dans la course au large à la voile. Il remporta en 1964 la Transat anglaise (traversée de l'Atlantique en solitaire) sur « Pen Duick II  en 27 jours 3 heures et 56 minutes et renouvela son succès en 1976 sur « Pen Duick VI » en 23 jours 20 heures l2 minutes. Il contribua énormément au développement de la course au large en France, faisant des navigateurs français, des marins de réputation mondiale dans ce domaine. Il disparut tragiquement en mer à bord de son vieux « Pen Duick » construit en bois, alors qu'il se rendait au départ d'une épreuve de « vieux gréements » sur la côte irlandaise. C'était dans la nuit du 12 au l3 juin 1998.

Tanaïs (Chemin de) l-E (route de Soulac-Blanquefort). Chemin qui conduit du Taillan à Blanquefort, où se trouve le château de Tanaïs qui tient son nom de celui qui le fit construire, André Tanays. La propriété avait été achetée par l'armée, service du Train, d'où l'appellation de camp de Tanaïs et vient d'être acquise par la ville de Blanquefort.

Terreforts (Lieu-dit) PI. IV, C-3. Terreforts désigne un sol composé de marne où domine l'argile. C'est une terre ferme propice à la culture.

Terre Rouge (Lieu-dit) PI. l, C-4.

Terre Rouge (Allée) 3-D (avenue du Stade). Lieu où le sol est composé par endroit de sable de couleur ocre rouge. Par ailleurs certains historiens, considèrent que l'utilisation de l'adjectif rouge dans la désignation de terrain est un indice possible du passage d'une voie romaine. Au Taillan, « Terre rouge » se rapportait à des champs cultivés qui faisaient partie du domaine de Gustave Curé.

Terre de Vime (Lieu-dit) PI. II, A-4.

Terre des Vimes (Rue) 3-D-E (rue de Plein Soleil-rue de La Haye). Le vîme permettait d'attacher les sarments de la vigne aux fils de fer et aux carrassons. Le nom gascon « vime » vient du latin « vimau » qui signifie osier. La Terre de Vîmes est un terrain à proximité d'une pièce de vignes où sont plantés des osiers dont les branches très souples, une fois coupées et effeuillées, servaient de liens. Les vîmes étaient également utilisées pour nouer les fagots de sarments, après la taille.

Tertre (le) (Lieu-dit) PI. V, A-2-3. Le latin « termiten » a donné avec le sens « d'éminence qui sert de limite » le mot « tertre » pour qualifier ce lieu.

Triolle (la) (Lieu-dit) PI. V, C-2. Triolle signifie « la treille ». Le nom est issu du latin « trichile » qui désigne une treille. Ce lieu est cité en 1503 dans un acte notarié, sous la forme, « à la Trilholla ». La culture en treille est une forme de culture de la vigne.

Trotelle (Lieu-dit) PI. l, C-3. Il s'agit ici de désigner vraisemblablement une pièce de terre cultivée. L'origine du nom est « tros » signifiant une pièce ou un tronçon. Par assimilation, « tros » est devenu « trot » pour donner « Trotelle ».

Vacherie (la) (Lieu-dit) PI. VI, A-3. Lieu-dit en bordure de la Jalle du Taillan sur les terres du château du Taillan dont le nom indique l'étable.

Vacibey (Bacibey) (Lieu-dit) PI. V, A-3. « Bacibey » désigne le berger en Gascogne. Dans la langue gasconne, le « v » se prononce « b ».

Verdot (au) (Lieu-dit) PI. IV, C-1. Nom d'un cépage qui autrefois donnait le vin de palus.

Vian (Rue Boris) 3-B-C (chemin de Lapey). Musicien, romancier, poète et compositeur (1920-1959). Il forme son premier orchestre de jazz en 1937. En 1947 il est remarqué comme trompettiste de jazz à Saint-Germain-des-Prés et publie un roman qui fait scandale, « J'irai cracher sur vos Tombes ». En 1955, il fait à nouveau sensation avec la chanson « Le Déserteur ». Il est le créateur avec Henri Salvador du rock' n roll à la française.

Vieille Maison (Rue de la) 4-E (rue de Sandillan-rue de la Liberté). Cette rue doit sa dénomination à la vieille maison qui est sans aucun doute celle du domaine de Sandiland datant en partie au moins du XIIème siècle et qui fut modifiée au XVIIIème lors de l'acquisition du domaine par Jacob Sandilands.

Vignes Basses (Lieu-dit) PI. IV, C-2. « Basses » différencie une pièce de vignes parmi d'autres terres cultivées en vignes.

Vigne Blanche (Chemin de la) 4-D (chemin du Chai). Ce chemin tient son nom des vignes qui étaient cultivées à cet endroit. Les vignes blanches étaient destinées à la production des vins blancs. Dans le « Ferret » de 1850, il est indiqué : « Comme le sol du Haut-Taillan est très pierreux, plusieurs propriétaires y avaient planté des vignes blanches de choix et avaient obtenu un résultat très avantageux ; mais la vente des vins blancs étant difficile, ce genre de culture a été presque entièrement abandonné ».

Vignes (Allée des) 4-D (avenue de Germignan). Allée en impasse dont le nom indique la spécificité de la culture pratiquée dans ce lieu.

Vigny (Allée Alfred de) 4-B (avenue La Bruyère). Poète, romancier et auteur dramatique, né à Loches en 1797 et mort à Paris en 1863, il fut un des premiers adeptes du cénacle romantique. Il a été élu à l'Académie Française en 1845. Parmi ses œuvres, on peut citer : Poèmes antiques et modernes, Servitude et grandeur militaire, Chatterton, Cinq mars, Stello.

Vimière (la) (Lieu-dit) Pl. IV, C-2.

Vimière (Chemin de la) 4-C (chemin du Chai, avenue de Germignan). Chemin conduisant au lieu dit « La Vimière ». C'est un lieu planté de vîmes, c'est à dire d'osiers que les vignerons utilisaient pour attacher la vigne.

Vireboy (Bireboy) (Lieu-dit) Pl. V A-2.

Vireboy ou Bireboy est l'association d'un verbe (bire) et d'un nom (boy) ; « bire » tire son origine du latin « vibrare » signifiant secouer, lancer, agiter... « Boy » en gascon se traduit par bois. Bireboy ou Vireboy était vraisemblablement un endroit où l'on manipulait et entreposait du bois après la coupe.

Voltaire (Place) 4-B (avenue de La Boétie). François Marie Arouet, né et mort à Paris (1694-1778). Écrivain, il prit à l'âge de 24 ans le nom de Voltaire. Il vécut la plus grande partie de sa vie à Ferney près du lac de Genève, fournissant jusqu'à la fin de sa vie la production littéraire la plus considérable et la plus variée qu'aucun écrivain n'ait jamais donnée. Il cultiva tous les genres : la tragédie (Zaïre, La mort de César), la poésie (Satires, Epigrammes), l'histoire (Le siècle de Louis XIV), le conte philosophique (Candide, Zadig, l'Ingénu, Micromégas, etc.), la critique littéraire (Remarques sur les pensées de Pascal), la correspondance, la philosophie (Dictionnaire philosophique), l'épopée (la Henriade). Son influence littéraire et sociale fut énorme. Il demanda l'abolition de la torture, préconisa des mesures d'hygiène publique et fut le promoteur d'un grand nombre de réformes qui améliorèrent la vie sociale.

Le Taillan-Médoc, hier, aujourd’hui, Point Info du Taillan, 2 000, Janine et Jean-Pierre Cleyzac, p.50-56.

joomla template