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Le dernier artichautier.

La récolte des artichauts de Macau démarre. Une plante potagère que Joël Lacroix est le dernier à cultiver à Parempuyre. Il y avait le dernier des Mohicans, Joël Lacroix est le dernier artichautier de la zone. Il est né il y a 50 ans au milieu des artichauts, au domaine de Pachan, où son père Yves cultivait déjà l'artichaut de Macau.

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À son retour de l'armée, tout naturellement, Joël Lacroix a poursuivi cette culture. Aujourd'hui elle s'étend sur 6 hectares, en bordure de Garonne, en rotation de culture tous les trois ans. Il récolte environ 8 tonnes d'artichauts à l'hectare, vendus à Brienne mais aussi en vente directe, mode de commercialisation qu'il développe actuellement, puisqu'il produit aussi des melons charentais, des courgettes et des potimarrons. Son projet pour les mois à venir est de développer ce commerce en partenariat avec des producteurs voisins, avec lesquels il envisage des échanges de produits. Résultat : au 82 avenue de Labarde, on trouvera en plus des artichauts, des pommes de terre, des tomates, des concombres, des oignons… et autres primeurs. Joël Lacroix vit au rythme des travaux requis pour la culture de « cette plante potagère de forme ronde de la famille des composées-astéracées dont on suce les feuilles et mange le cœur ».

D'ici quelques jours, aux alentours du 10 mai, il va commencer à cueillir ses premiers artichauts de Macau dont les spécificités sont d'être gros et charnus avec un beau cœur, « c'est le terroir qui fait tout ! »

artichaut

En parallèle, il refait des plants. Chez les artichauts il y a plusieurs calibres et sur un même pied, on trouve un maître - le plus gros jusqu'à 800 g, deux filleuls et des croquettes, le tout reconnu à l'œil par le maraîcher. À noter que le ramassage se fait à la fraîche, de nuit, à la lampe frontale, dans une hotte comme la vendange ; qu'ici tout est manuel et naturel, puisqu'il n'y a aucun ajout de pesticides.

Autre découverte, l'artichaut ne se mange pas que bouilli en vinaigrette, il peut être farci et gratiné, ses fonds peuvent accompagner une viande, les petits se dégustent à la croque au sel… sans oublier les queues. Dans le temps, les hôpitaux de Bordeaux étaient de gros consommateurs de « carlines ».

Après avoir préparé ses terres, Joël Lacroix souffle un peu, de fin novembre à fin février, mois pendant lesquels il entretient son matériel, mais s'adonne aussi à la ferronnerie d'art. « Il sait tout faire, souffle sa femme, il a des mains en or ! »

Article et photographies du journal Sud-ouest du 3 mai 2014, Marie-Françoise Jay.

 

Joël Lacroix, le dernier artichautier de Gironde.

Il y avait le dernier des Mohicans, il y a aussi le dernier artichautier de Gironde. Joël Lacroix possède en effet une exploitation de 6 hectares, sur la route de Labarde, en bord de Garonne, aux confins de la commune, juste avant le pont des Despartins. Il est né à deux pas, il y a 50 ans, au milieu des artichauts, au domaine de Pachan, aujourd'hui siège de la Fédération départementale de chasse de la Gironde.

Charnu, tendre et sucré, tel est l'artichaut de Macau que chouchoute Joël Lacroix, en rotation de culture tous les trois ans. Il récolte environ 8 tonnes d'artichauts à l'hectare, à la fraîche, de nuit, à la lampe frontale, dans une hotte comme la vendange. Ici, tout est manuel et naturel, il n'y a aucun ajout de pesticides. Ces artichauts sont vendus au marché de Brienne mais aussi en vente directe, un mode de commercialisation qu'il développe actuellement, dans le petit magasin qu'il vient de créer pour sa compagne Dominique Martinet au 82, avenue de Labarde. Ils y vendent des légumes de saison en partenariat avec des producteurs voisins, avec lesquels ils échangent des artichauts contre des salades, petits pois, pommes de terre, tomates, concombres… et des fruits.

On y trouve des artichauts de plusieurs calibres, de 600 à 800 grammes mais aussi des croquettes à déguster crues à la croque au sel. Comme pour la vigne, « la météo et le terroir font l'artichaut ! Maintenant, il faudrait de l'eau pour qu'il garde sa tendresse », ajoute Joël Lacroix.

Article du journal Sud-ouest du 4 juin 2015, Marie-Françoise Jay.

 

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