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Joomla : Porte du Médoc

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Souvenirs de vendanges vers 1950.

C’était une véritable institution dans tout le Médoc avec des rites différents pour les récoltes dans les châteaux et grandes propriétés avec des troupes de vendangeurs et les petites exploitations familiales très nombreuses. Nous faisions partie de celles-là, encore qu’un hectare et quelques n’était pas négligeable en terme de travail d’entretien.

L’institution des vendanges doit se perdre dans la nuit des temps, c’est l’aboutissement d’une année de culture, de travail, de soucis, d’incertitude liée au temps et au climat, bref c’est la fin d’un cycle et c’est l’occasion d’une fête comme pour les moissons.

Les troupes de vendangeurs des petites exploitations comportaient quelques dizaines de personnes, famille, cousins, proches et voisins. On faisait appel aux bonnes volontés qui ne refusaient pas ce temps convivial d’efforts physiques et d’amusement, de vie sociale intense et de retrouvailles. Selon la récolte estimée, pour Canteret, on était entre 10 et 30 personnes, et les vendanges pouvaient durer d’un samedi et un dimanche matin dans les plus courts délais jusqu’à 2 à 3 jours pour les grandes années.

Jusqu’en 1952, les repas de vendanges avaient lieu chez les grands-parents, avenue du général de Gaulle, dans l’atelier au fond. Le chai était situé entre la petite cuisine et le hangar. La récolte était légère, alimentée par les vignes de Sables et de la plante, à côté du jardin de la cabane. Ce n’est qu’à partir du déménagement en 1953 au bourg que le chai du bourg recevait toute la vendange, surtout celle de Canteret.

On dressait la fameuse table des vendanges qui mesurait 5 ou 6 mètres de long (faite de longues planches de bois) et reposait sur des tréteaux, on s’asseyait sur des bancs de bois. Bien sûr, l’atelier était débarrassé en son centre, on arrosait le sol pour éviter la poussière de son qui imprégnait l’ensemble, les toiles d’araignée au plafond étaient respectées. L’ambiance était joyeuse en particulier les bonnes années de récolte, la cuisine était préparée par plusieurs femmes autour de grand-mère Hélène qui se faisait aider en particulier par Mimi Capitaine. Il fallait porter les plats depuis la petite cuisine au bout de la maison. On buvait bien, quelques chants et dans mon souvenir d’enfant des histoires grivoises en fin de soirée où mon père n’était pas le dernier à se défouler, mais c’était bon enfant. Au bourg, ce fut différent, mais les tablées ont été animées elles aussi et plus jeunes ; les René Marque, Riri et Pierrot Delhomme, Henri Robert et son copain Jacky Crassat ont été peu à peu remplacés par notre génération et nos copains.

Henri Bret.

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