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La visite de la chapelle Saint-Alban.

En 1691, l'archevêque désigna Charbonnel, curé de Bruges, comme commissaire chargé de rédiger le procès-verbal de visite.

Cette chapelle est éloignée de l'église d'environ mille pas, sur le bord d'un chemin. Elle est petite mais bien bâtie, couverte et pavée. Le peuple y a dévotion contre la fièvre, mais on n'y trouve ni figure de Saint, ni tableau. Sous l'autel, un grand tombeau ne joignant pas la muraille ; le peuple passait entre le tombeau et le mur c'est ce qui ne se pratique plus que rarement. On voit par les trous une caisse de bois dans l'intérieur. On nous a dit que les anciens avaient ouï-dire que dans la sécheresse on plongeait cette caisse dans la Jalle pour obtenir de Dieu la pluie : il fallait bien des machines pour lever cette pierre nous n'avons pas pensé avoir le droit d'ouvrir ce tombeau mais nous estimons qu'il convient de le faire car ou ce corps est celui de Saint-Alban et ce saint doit être mieux honoré, ou c'est un autre corps et il est mal placé. Votre grandeur ordonnera ladite chapelle présente, comme l'église, une litre avec ses armoiries de M. de Montaigne.

Le procès-verbal de la visite de 1703 contient le passage suivant : nous avons remarqué que la chapelle Saint-Alban est en bien mauvais état. En conséquence, l'archevêque « l'interdit jusqu'à ce qu'elle soit remise en bon état ». Cette interdiction est maintenue en 1734. Ici, s'arrête la documentation relative à cette chapelle et on ignore la date de sa démolition. La fondation de la chapelle Saint-Alban devait remonter à une époque fort reculée, d'abord parce qu’Alban et la forme anglaise de Aubin, ensuite parce que à son emplacement se trouvait sur un tènement dépendant de l'hôpital Saint-James. Beaurein écrit à ce sujet : «  il existe dans cette paroisse (de Saint-Médard) et à peu de distance du bourg une chapelle ou oratoire érigée sous l'invocation de Saint-Auban, saint qui était anciennement en grande vénération en Angleterre ; c'est ce qui fait soupçonner qu'elle a été construite au temps que les Anglais ont été maîtres de cette province mais comme on n'a reçu aucun renseignement sur la paroisse et sur cette chapelle on se borne à en évoquer l'existence ». Le Cayer de Cartemens, plan idéal de la seigneurie d’Hastignan dressé en 1548, indique l'emplacement exact de cette chapelle. C'était un bâtiment rectangulaire orienté de l'ouest à l'est dont un des petits côtés confrontait au « chemin de Saint-Auban au Bourg » ; c'est la route du camp actuel qui, commençant au passage à niveau, fait suite à la rue Jean-Jaurès. La chapelle s'étendait à peu près à mi-distance du passage à niveau du chemin de Sérillan à Gajac qui est en face de la maison, grange, chai et courtieu du seigneur Geneste, lieutenant de Juge à Saint-Médard et huissier de la Cour plus tard.

Notes du docteur Arnaud Alcide Castaing sur la paroisse de Saint-Médard-en-Jalles sous l’Ancien Régime et sur la commune de la Révolution au XXème siècle, dossier familial, 1946, 270 pages, p.41-42.

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