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Liste des curés.

Depuis 1680 [et jusqu’en 1926], notre église a connu 16 prêtres :

- M. le curé Cocard de 1680 à 1715,

- M. le curé Arnaud Bounet de 1716 à 1753 (décédé le 05 juillet 1753) (pendant quelques mois, c'est le curé de Labarde qui célèbre les offices à Macau),

- M. le curé Bovie de Pomarede arrive à Macau le 11 janvier 1754 jusqu'en 1779,

- M. le curé Robert Jean-Baptiste du 6 mai 1780 au 30 juin 1803,

- M. le curé Sansans Jean-Baptiste du 29 juillet 1803 au 6 novembre 1818 (date de son décès),

- M. le curé Arnaud de 1818 à 1820,

- M. le curé Coudelong de 1820 à 1822,

- M. le curé Ivisson de 1822 à 1826,

- M. le curé Roma de 1826 à 1833,

- M. le curé Labrouche de 1834 à 1837,

- M. le curé Faure de 1837 à 1838,

- M. le curé Bailloud de 1838 à 1860,

- M. le curé Perrin de 1860 à 1862,

- M. le curé Laliman de 1862 à 1893,

- M. le curé Saladin de 1893 à 1911,

- M. le curé Charzat depuis 1911.

Nous avons eu pendant quelques années M. le curé Saladin qui était aussi chanoine, riche et mondain. Il possédait une grande villa à Soulac, tout près de la mer ; elle s'appelle « Franca ». Il aime recevoir des amis avec lesquels il déguste d'excellentes bouteilles et fume de gros cigares. Quand le grand rabbin de Bordeaux, vient à Macau, il va le chercher à la gare avec sa charrette anglaise.

Puis, M. Closmann arrive dans son carrosse citron tout capitonné de satin bleu pâle suivi d'une partie de sa meute et de son sanglier... c'est un protestant. M. Philippe Frédéric Closmann arrive de la commune du Pian, ce dernier est le propriétaire du château Malleret, il est négociant et exporte ses vins en Californie et à San Francisco. C'est aussi à lui que nous devons d'avoir introduit en France, les séquoias géants d'Europe. Aux bigotes scandalisées qui lui en font le reproche, il répond : « puisque nous ne nous verrons pas au ciel, nous nous réunissons sur la terre ! ».

Le chanoine Saladin a l'art d'organiser des fêtes. Chaque jour du mois de mai, deux fillettes viennent offrir à la Vierge une grande couronne de fleurs odorantes que le prêtre suspend au tabernacle. Le jour de la Pentecôte, il faut au curé Saladin des roses, beaucoup de roses. Une grande corbeille très haute, est installée près de l'autel. Chacun vient y déposer l'offrande de son jardin et M. le curé la bénit, puis quatre jolies filles prennent ces roses et les distribuent aux personnes présentes dans l'église.

Alors, M. le curé Saladin s'installe dans un fauteuil face à la tribune et écoute religieusement des chants pieux. Une jeune cantatrice a une voix au registre si élevé qu'il l’appelle « son rossignol ».

En 1911, c'est M. l'abbé Charzat, qui lui succéda. L'abbé Saladin a laissé à Macau un grand souvenir et tous pensent que c'était un grand homme.

Une pensée de Macau, Marie-Christine Corbineau, Les Enrasigaïres, 2012, p.68.

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