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Les châteaux sur le chemin du bord de l’eau en 1926.

Le château Pelot.

M. Saint-Ubery est propriétaire du château Pelot ou Pelau, qui se situe dans la moyenne macaudaise quant à la quantité de vin récoltée (40 tonneaux par an).

Le château Rauzan.

Propriété de M. Siraga, ce domaine est composé de 25 hectares complanté en très vieilles vignes françaises, des cépages les plus fins, et il produit un vin très estimé, jusqu'à 100 tonneaux par an. Nous devons le nom de ce château à son ancien propriétaire, M. Rauzan, qui fut condamné à mort lors de la Révolution et exécuté en l'an 3 au mois de nivôse (décembre 1794 à janvier 1795). Son vin avait été réquisitionné par la Convention. Il y avait neuf tonneaux ; deux de blanc et sept de rouge de 1794. Le 03 prairial de l'an 3 (17 avril 1795), suite à une loi du 28 germinal an 3 (26 mars 1795) qui casse et annule tous les jugements portant condamnation à mort et confiscation des biens, main levée pure et simple de la confiscation a été faite, au profit de la citoyenne Catherine Adèle Rauzan représentée par la citoyenne Rauzan, veuve Desplat sa tutrice, de tous les biens meubles et immeubles ayant appartenu à Rauzan son père.

Le château Cabanne.

Situé au lieu-dit « Campardon », il appartient à M. Micouleau, qui vinifie jusqu'à 25 tonneaux par an. La finesse de son vin lui vaut d'être toujours vendu en primeur. Il utilise les quatre cépages bien connus de tous les viticulteurs macaudais : le merlot, le malbec, le cabernet et le petit verdot.

Le château Peyronnet.

Cette belle demeure est la propriété de M. Prélat. La production de ce domaine est de 30 tonneaux par an. M. le comte de Peyronnet en fut aussi le propriétaire. Ce dernier fut ministre de la Justice sous Louis XVIII, chevalier du Saint-Esprit, puis pair de France. M. de Peyronnet dut à ses convictions royalistes un long emprisonnement. Il souhaita finir ses jours sur cette propriété et se consacra à la fois à une brillante carrière littéraire et culturelle et à l'amélioration de ses vignobles. L'écrivain Stendhal, dans l'un de ses ouvrages « Mémoires d'un Touriste », cite Macau lors d'un de ses passages sur la Garonne. « J'aperçois, toujours sur la rive gauche de la Garonne, le château marécageux où réside M. de Peyronnet. Il fait là deux cents tonneaux de bon vin de palus, bien corsé, me dit un matelot. On le recherche pour la navigation à l'Ile de France ; la mer lui fait du bien et le propriétaire le vend deux cents francs le tonneau à deux ou trois ans ». Est-ce réellement du château Peyronnet que voulait parler le matelot, ou bien du château Plaisance, nous ne le saurons jamais.

Le château Barreyre.

Cette demeure date de 1774, presque 20 ans avant la révolution française ! Elle fut construite par M. Nicolas Barreyre. La famille Barreyre était une vieille famille de bourgeois bordelais qui donna de nombreux consuls de la Bourse et magistrats. Depuis 1923, c'est Joseph Marcel Cournou qui en est le propriétaire. La vigne rapporte 50 tonneaux à l'année. M. Cournou est un homme très féru de modernisme; il a fait poser des rails qui traversent toute la propriété viticole sur lesquels sont posés 4 ou 5 wagons « Decauville » qui servent à transporter la récolte. Lorsque les vendanges sont terminées et que le moment est venu de changer les carassons, fils de fer ou d'effectuer tout autre travail de la vigne qui nécessite le transport de matériel ou de matière première, les wagonnets sont remplacés par les wagons plateaux qui permettent de transporter plus aisément les outils, les carassons et les piquets.

Le château Montagnès.

Voisin de quelques mètres du château Barreyre, il appartient à M. J. Raymond. La production de cette propriété est de 50 tonneaux à l'année.

Le château Beau-Rivage.

Cette propriété, dernier château de la lignée du chemin du Bord de l'Eau, appartenait à la famille Cabos et, depuis 1903, à M. Jean Barateau, qui est également restaurateur, a fait construire le restaurant qui se trouve juste en face de sa propriété, auquel il a donné le nom de « Beau Rivage ». Il loue une partie de l'Ile Cazeau, sur laquelle il cultive des artichauts et divers autres légumes. Toute sa production part sur le marché de Bordeaux par les gabares amarrées au port de Macau. De sa propriété viticole, il retire 35 tonneaux de vin. Tous les dimanches, ce restaurant du joli nom de « Beau Rivage » organise des bals et tous les jeunes gens de Macau et des environs viennent y danser. Encore aujourd'hui, c'est toujours Jean Barateau qui gère le restaurant et la guinguette.

Une pensée de Macau, Marie-Christine Corbineau, Les Enrasigaïres, 2012, p.19.21.

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