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Joomla : Porte du Médoc

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L’ancien cimetière.

Le passé refait surface : dans le cadre du futur aménagement de la place de l'église par la CUB et la mairie, Vanessa Elizagoyen, archéologue à l'Inrap, a effectué un diagnostic archéologique en compagnie d'une petite équipe d'agents spécialisés. L'opération avait pour but d'évaluer et de caractériser le potentiel archéologique de la zone menacée par les travaux, c'est-à-dire de collecter et d'analyser les données servant à reconstituer l'histoire du site.

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Cadastre de 1806.

Deux sondages ont eu lieu en novembre 2012. Par l'intermédiaire de ces tranchées, les archéologues ont pu mettre au jour le cimetière médiéval et moderne de Blanquefort.

« L'intérêt de ce site, explique l'archéologue, c'est une belle stratigraphie qui s'étend du XI au XVème siècle et couvre quatre phases d'inhumations. Les vestiges les plus anciens concernent des sépultures en pleine terre avec un aménagement formé de trois moellons calcaires entourant la tête du défunt. Elles sont creusées dans le terrain naturel, une grave sableuse et blanche ». Deuxième couche en partant du sol, des tombes sans architecture de pierre, avec des morts peut-être uniquement protégés par une planche de bois.

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Photos de M.F.Jay 2012.

Puis, apparaissent les premiers coffrages de pierre aux morphologies variées, comprenant un couvercle, suivis par les sarcophages à proprement parler. « Un petit bâtiment maçonné, qui daterait de la transition entre la fin du Moyen-âge et l'époque moderne, autour des XV-XVIèmes siècles, a été mis au jour. Il repose sur les inhumations antérieures, qu'il détruit en partie. Il s'agit d'une construction dont ne subsistent que les fondations de chaux de 3,45 m sur 2,60 m, comprenant quatre compartiments séparés par une cloison. Cet ouvrage évoquerait un pourrissoir, lieu servant à rationaliser l'espace funéraire caractéristique de l'époque moderne », ajoute la scientifique spécialisée dans la conduite de chantiers en contexte urbain. Afin d'affiner la chronologie, il faudrait faire réaliser des datations au carbone 14. Enfin, des ossements éparpillés furent découverts, attribués aux XVIII et XIXèmes siècles, Leur bouleversement est conséquent au déménagement du cimetière pour cause de salubrité, vers 1850, puis, aux travaux successifs conduits sur la place (en 1950, des arbres ont été arrachés et des fouilles menées ; en 1969, le parking a été aménagé et un remaniement a été effectué). En cas d'aménagement, le Service régional d'archéologie prescrira une surveillance de travaux.

Article du journal Sud-ouest du 25 février 2014, Marie-Françoise Jay.

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